Visas,santé Mali

VISAS MALI


 Formulaire de demande de visa

CONDITIONS D’OBTENTION D'UN VISA D'ENTREE OU DE TRANSIT EN REPUBLIQUE DU MALI
                                        
LE PASSEPORT DOIT ETRE EN COURS DE VALIDITE D'AU MOINS SIX (6) MOIS
Remplir deux (2) formulaires par personne en caractère majuscule (toute autre forme de présentation sera rejetée).
Fournir deux photos d'identité par personne.
Le Passeport.
Pour les voyages d'affaires : une attestation de la société en double exemplaire.
Vaccin obligatoire : fièvre jaune.
Nom (s) et adresse (s) des personnes en référence au Mali ou l'hôtel a ec son Téléphone ou sa boite postale obligatoire.

  • A compter du 1er juin 2011, les tarifs des visas d’entrée en République du Mali sont fixés comme suit :
  • Visa ordinaire payant pour une entrée : 50 euros pour 1 mois ; Délais : 4 jours
  • Visa ordinaire payant avec entrées multiples : 70 euros pour 3 mois ; Délais : 4 jours
  • Visa express payant pour une entrée : 70 euros pour 1 mois ; Délais : 1 jour
  • Visa express payant avec entrées multiples : 90 euros pour 3 mois ; Délais : 1 jour
  • Visa de courtoisie et ou Diplomatique : GRATUIT

Le dépôt et le retrait du passeport relèvent de la responsabilité du demandeur
LA PROLOGATION DU VISA SE FAIT AU MALI.
L'Ambassade de la République du Mali souhaite un très agréable séjour à ses visiteurs.- Dépôt des passeports = Matin : de 9H à 12H
- Retrait des passeports = Après-midi : de 15H à 16H30

amba-mali

Formulaire visas PDF

PRATIQUE MALI


Rappel des risques

En raison des menaces terroristes prévalant dans la zone sahélienne et des opérations militaires en cours sur une partie du territoire malien, il est recommandé aux personnes devant se rendre en mission au Mali et à nos compatriotes résidant sur place de faire preuve de vigilance et de se tenir informés de l’évolution de la situation.
Pour rappel, il est formellement déconseillé de se rendre en zone rouge (cf. carte en rubrique sécurité) et il est déconseillé, sauf raison impérative liée notamment à des déplacements professionnels, de se rendre en zone orange. Le tourisme au Mali reste formellement déconseillé.
conseils-aux-voyageurs

Langue et coutumes
La langue officielle est le français, compris par une bonne partie de la population. Il existe une dizaine de langues nationales (Bamara – la plus répandue –, ...) et plusieurs autres dialectes. Les salutations sont importantes : pour ne pas vous tromper, employez les salutations arabes traditionnelles (Salaam aleikoum, Aleikoum asalaam). Consultez notre lexique et les règles de conduite.



Hygiène
Chaleur, humidité, transpiration, tous les éléments nécessaires au développement d’infections sont réunis au Mali. C’est pourquoi il convient de respecter quelques règles d’hygiène simples mais efficaces :

  • [-]  Se laver les mains régulièrement ;
  • [-]  Ne pas se frotter les yeux et ne toucher ses plaies, même si elles vous paraissent minuscules si on n’a pas les mains totalement propres ;
  • [-]  Éviter les chaussures fermées, l’idéal est de rester pieds nus ou en tongs.
  • [-]  Eviter les crudités et laver soigneusement les fruits avant de les consommer.
  • [-]  Eviter les glaces ou jus de fruits vendus à la sauvette dans la rue, il vaut mieux les acheter dans les magasins.


Eau
L’eau qui coule des robinets  est potentiellement potable, il n’est donc pas utile de la purifier. Il est cependant préférable de boire de l’eau minérale (au moins les premiers jours). Il est possible de se procurer des bouteilles d’eau minérale partout sur le territoire.

Nourriture
Si le Mali n'est pas un pays de haute gastronomie comme peuvent l'être la France, l'Inde ou la Chine, on peut toutefois s'y restaurer très bien. La cuisine malienne s'est construite autour des deux aliments de base que sont le riz et le mil: que vous soyez en pays sonrhaï, bambara ou dogon, votre repas sera composé à partir de ces deux aliments ; seuls les accompagnements (sauces, légumes, épices, viandes, poissons) varieront en fonction du repas et de la localité, et bien sûr, il y a autant de spécialités que de régions ou d'ethnies.
Les Maliens mangent peu de fruits et de légumes, tout simplement parce que l'aridité du climat n'en permet la culture que sur une petite partie méridionale du territoire. Néanmoins, après l'hivernage, entre octobre et janvier, on trouve sur les marchés oranges, pastèques, bananes, tomates, carottes, concombres, haricots et salades. La saison sèche est la période des mangues, succulentes (la mangue malienne est sûrement la meilleure au monde !), et des fruits sauvages tels que le zaban ou le karité, qui apparaissent au début de la saison des pluies. Au-delà des usages locaux, la cuisine malienne s'est enrichie des traditions culinaires ouest-africaines : Le tieboudien (riz au poison) et yassa (riz accompagné de poulet aux oignons) sénégalais, le poisson braisé, l'atiéké (semoule de maïs) et l'alloko (banane frite) ivoiriens se sont progressivement insérés dans la gastronomie quotidienne.
Les Maliens, musulmans, ne sont pas de grands consommateurs d'alcool. En dehors de l'eau qui reste la boisson principale, les boissons les plus appréciées et consommées sont le lait caillé, le jus de fruits locaux: jus de gingembre, dabléni ou jus de bissap (oseille), jus de pastèque et jus de tamarin. Vous pourrez néanmoins trouver des sodas, de la bière, ainsi que le dolo, la bière artisanale à base de mil. 

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HOPITAUX
Principaux hôpitaux et cliniques au Mali En dehors de Bamako, les hôpitaux régionaux sont généralement outillés et disposent de certains médecins expérimentés.
Le lent processus de remise sur pied des hôpitaux au Mali
GAO, 7 octobre 2013 (IRIN) - Deux rangées de fenêtres sans vitres s’alignent de chaque côté du couloir du service administratif d’un centre de santé de référence de la ville de Gao, située dans le nord du Mali. Les équipements ont été pillés et le personnel du centre a fui après le coup d’État de mars 2012 et les neuf mois d’occupation par les rebelles islamistes ; les services ont tout juste repris leurs activités.
Une grave détérioration des services de soins de santé a été constatée dans tout le nord du Mali, où les militants islamistes se sont emparés des grandes villes durant la crise. En janvier, les rebelles ont été chassés par les forces françaises, mais le rétablissement du secteur est lent.

les hopitaux au mali


Les journaux
Le Mali connaît plusieurs journaux quotidiens ou hebdomadaires. Leur tirage est limité en raison de l’analphabétisme d’une partie importante de la population, du coût mais aussi d’un manque d’habitude, le Mali étant un pays de tradition orale.
Voici quelques titres bien connus et leurs contacts : 
Les journaux et les nouvelles de Mali

La presse internationale est également disponible à Cotonou. Le Monde diplomatique, Jeune Afrique, Courrier International et autres magazines peoples sont proposés dans les grandes librairies.

.wikipedia.org

  ARGENT                                              


La monnaie utilisée est le franc CFA.
Elles sont une bonne dizaine. Elles ont des agences disséminées à travers la ville. Mais elles sont toutes présentes  et font les opérations bancaires classiques, les changes, les transferts d’argent...
La plupart d’entre elles ouvre en continue du lundi au vendredi de 8h à 17h, les samedi de 9h à 15h. Certaines ouvrent même les dimanches de 9h à 15h.
Les cartes visas internationales marchent au niveau de certains distributeurs (ils ne sont pas nombreux).
Toutes les banques acceptent les travellers chèques. Certaines ne sortent pas plus de 1000 euros par opération. Dans tous les cas, l’opération demande au minimum trois quart d’heures et votre reçu ainsi que votre pièce d’identité sont requises.convertisseur argent

SOLUTION Cash : n'envoyer évidemment jamais d'argent en liquide par la poste : il est toujours volé. Si vous connaissez des amis qui voyagent, il est évidemment possible de leur confier de l'argent pour qu'ils le remettent à un proche. Ca a l'avantage de rien coûter et d'être plus convivial.

Le réseau SWIFT
Un réseau interbancaire fondé sur un système d'ordinateurs interconnectés reliant les banques entre elles. Il est utilisé par la majorité des banques pour la totalité de leurs transactions financières internationales (transferts d'argent, encaissement et crédits documentaires, opérations de bourse, opérations sur devises...).Sachez pour finir qu'avec le système SWIFT, les délais de virement se sont beaucoup améliorés : un virement effectué le lundi d'Europe arrive sur le compte du destinataire au Togo généralement avant la fin de la semaine.
Il procure aux utilisateurs une grande célérité de traitement ralliant à la fois sécurité et rapidité d'exécution. La transmission des informations sur ce réseau est chiffrée et les procédures d'authentification sont très strictes, la sécurité est assurée par des moyens cryptographiques. »
 Voir plus

MoneyGram :
Une présence mondiale, grâce à un réseau de 162 000 agents locaux dans 180 pays et territoires,  apporte commodité et souplesse. Ainsi, avec MoneyGram, vous n'êtes jamais loin d'un virement simple et rapide.
Les services MoneyGram® sont disponibles dans bon nombre de banques connues, agences de voyage, stations-service, bureaux de change, détaillants locaux et partout où est affiché le signe MoneyGram.
Pour trouver l'adresse et les heures d'ouverture d'un agent MoneyGram, Voir plus

La Poste :
La Poste, qui constitue également en France le principal point d'émission de mandats "Western Union" continue cependant de proposer ses propres mandats internationaux, plus lents certes mais également BEAUCOUP MOINS CHERS ! On oublie trop souvent en effet devant la pub monstrueuse de Western Union que le bon vieux "mandat international" de la Poste existe encore.
Deux types de mandats
Le mandat ordinaire international :
C'est une des solutions les plus économiques pour envoyer de l'argent en AFRIQUE.
Le bénéficiaire, muni d'une pièce d'identité, peut retirer les fonds dans tous les bureaux de poste . Vous avez la possibilité d'envoyer jusqu'à 3500€ (2 300 000CFA).
Un délai de mise à disposition de l'argent de 4 à 10 jours en moyenne selon les pays de destination.
Le mandat express international :
C'est le moins cher des mandats rapides pour envoyer de l'argent .
Une réception sous 2 jours ouvrés.
La possibilité d'envoyer jusqu'à 3 500 €.
Un transfert électronique  : vous pouvez à tout moment savoir où en est votre mandat et si votre bénéficiaire est venu le chercher.
Une sécurité totale : si le bénéficiaire ne vient pas chercher les fonds mis à sa disposition sous 30 jours, vous êtes intégralement remboursé (hors droits d'émission).

Western Union :
Pour comprendre un peu le système Western Union (WU), faut prendre en considération son historique:
Western Union est issu d'une compagnie télégraphique en Amérique dans la deuxième moitié du 19.siècle.
L'idée était de faire parvenir le plus vite possible aux membres de la famille qui se sont déplacées ou ont déménagé de l'argent sans trop de bureaucratie. C'était génial, quand on était volé ou tombé dans la misère à 3000 km de distance.
Attention les paiements par western union ne sont pas toujours sécurises.
Certains diront qu'il est difficile de se passer de Western Union car c'est rapide et qu'il y a des agences partout. Il se trouve que c'est souvent le destinataire au pays qui réclame Western Union car il est généralement peu au courant des frais insultants que cela engendre. Mais il est de la responsabilité de chacun de lui faire comprendre que pour lui envoyer 65.000CFA, il en coûtera 13.000CFA !

A vous de voir! Voir plus
Convertisseur devises Effectuer des calculs de  change la monnaie! Voir plus
OBSERVATOIRE DES COUT DE TRANSFERT D'ARGENT Voir plus


VACCINS


Avant le départ :
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d'assistance couvrant les frais médicaux le rapatriement sanitaire.

Paludisme :
Prévention du paludisme : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...). A ces mesures, doit s'ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s'adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Classification : zone 3.
Durant votre séjour et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en oeuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Vaccinations :
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos- poliomyélite est recommandée.
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d'hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, méningite à méningocoque.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Epidémie de grippe aviaire :
Le Mali n'est pas à ce jour touché par l'épizootie. Il est toutefois recommandé aux voyageurs d'éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c'est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles. Les recommandations générales d'hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées.

Bilharziose :
Les risques d'atteinte par la bilharziose sont importants au Mali. Il est donc déconseillé de se baigner dans les fleuves, rivières et plans d'eau dans l'ensemble du Mali. L'infection est possible, même dans les eaux courantes. Cette recommandation concerne notamment les mares de Banani (pays Dogon) et de Siby (environs de Bamako), situées dans des zones touristiques.


  • Hygiène alimentaire: (prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra)
  • Il est conseillé de ne pas boire l'eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l'eau filtrée, bouillie et décontaminée.
  • Evitez l'ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
  • Evitez la consommation d'aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas (hygiène très stricte des mains notamment au sortir des toilettes).
  • Sida :
  • Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.


Quelques règles simples :
Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto, ne pas rouler la nuit en dehors des villes, conduite prudente et très attentive).
Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue. Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Remarque pour le pays Dogon:
Préparation aux voyages pour les personnes se rendant dans le pays Dogon ou envisageant des excursions au nord : le Mali est un pays au climat chaud et sec particulièrement de la fin février à septembre. Consulter son médecin avant d'envisager des randonnées dans les falaises du pays Dogon (risque de déshydratation et d'accidents cardiaques).

Numéros utiles
L'équipement médical et hospitalier est en général sommaire. Le service des urgences de l'hôpital Gabriel Touré à Bamako est cependant satisfaisant
(tél. 20.22.27.12 ou 20.23.07.80 - fax 20.22.60.90)
mais il ne traite que des urgences. Le cas échéant, faire appel au Centre médico-social de la coopération française à Bamako (tél. 20.22.50.72, portable de permanence 76.35.03.89).

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Le site du ministère de la Santé :
sante-sports
Santé de Surveillance

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LUTTE CONTRE LE SIDA MALI


BAMAKO/GENÈVE –
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a conclu aujourd’hui un accord avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) prévoyant la reprise d’un programme complet de lutte contre le VIH, qui permettrait notamment d’offrir un traitement vital à des dizaines de milliers de Maliens.
Au titre de cet accord, le Fonds mondial a approuvé un financement de 58 millions d’euros (75 millions de dollars) sur les trois années à venir pour le dépistage, la prévention et le traitement du VIH/sida au Mali. On compte actuellement dans le pays quelque 50 000 personnes vivant avec le VIH/sida.

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SANTE TROPICALE AU MALI


Le guide de la médecine et de la santé au Mali est développé par NG COM Santé tropicale, sous la responsabilité éditoriale du professeur Alhousseini AG MOHAMED, Ambassadeur de Santetropicale.com au Mali.

Les Ambassadeurs sont tous des professionnels de la santé. Ils se sont portés volontaires pour prendre en charge la responsabilité rédactionnelle d'un site Internet dédié à la communication de la santé de leur pays.
L'attrait le plus important de nos sites réside dans leur Bibliothèque qui contient, en accès libre, les archives de nos publications et une grande partie des consultations ont un but de recherche bibliographique.
Mais de plus en plus, nos visiteurs s'intéressent aux nouvelles rubriques très riches en informations diverses et variées sur la santé du continent africain.
Toute l'équipe technique  est au service des Ambassadeurs, afin de mettre en ligne le plus rapidement possible les informations qu'ils nous transmettent.
Nous vous invitons à contacter nos Ambassadeurs afin de leur apporter vos conseils, vos suggestions et, si vous le désirez, vos contributions.



Visitez la page de présentation du professeur Alhousseini AG MOHAMED. santé tropicale

PALUDISME MALI


 L’organisation non gouvernementale (ONG) Médecins Sans Frontières (MSF) a testé une nouvelle stratégie de traitement préventif du paludisme dans le cadre d’une expérience pilote à grande échelle lancée en août 2012 au Mali. Les résultats montrent une baisse spectaculaire des cas de paludisme saisonnier chez les enfants.
Dans le district de Koutiala, au sud-est du Mali, 170 000 enfants ont reçu un traitement antipaludéen à base d’amodiaquine et de sulphadoxine/pyriméthamine (Fansidar®) à raison de trois doses par mois pendant la période de haute transmission de la maladie, qui dure de juillet à octobre.
Dans la semaine qui a suivi la distribution du traitement, les équipes de MSF ont constaté une baisse de 75 % des cas de paludisme simple et une diminution de plus de 60 pour cent des hospitalisations liées à la maladie. « Les effets ont été instantanés », a dit à IRIN Johannes Sekkenes, chef de mission pour MSF au Mali. « À l’hôpital du district de Koutiala, le nombre d’enfants hospitalisés a baissé dès que le traitement a commencé à faire effet. À l’heure actuelle, l’hôpital compte entre 120 et 150 enfants hospitalisés, alors qu’ils étaient environ 300, dont 70 pour cent atteints de paludisme grave, à la même époque l’an dernier », a-t-elle observé.  

La plupart des enfants hospitalisés à Koutiala souffrent de malnutrition, à laquelle s’ajoutent généralement des facteurs de complication comme le paludisme et la diarrhée. Dans le cadre des services de traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS), les infirmiers et les agents de santé de proximité administrent la première dose par voie orale dans des centres de distribution fixe ou en porte-à-porte dans les villages moins importants. Lors de cette visite, ils enseignent à la mère comment administrer les deux doses restantes pour le mois. « Les mères savent que le paludisme peut tuer et que ce [traitement] permet réellement de sauver des enfants. La population a donc adhéré à cette stratégie de manière très positive », a dit Mme Sekkenes.
« Ce n’est pas tant un médicament miracle qu’une stratégie très efficace qui cible la période de haute transmission de la maladie, pendant laquelle ont lieu 80 pour cent des accès palustres dans des pays comme le Mali, le Sénégal, le Tchad et d’autres régions du Sahel », a dit Sian Clarke, spécialiste du paludisme auprès de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (London School of Hygiene and Tropical Medicine).
Les professionnels de la santé et les médecins de MSF ont souligné que ces interventions devaient être accompagnées d’autres activités de prévention afin d’avoir un impact à grande échelle et à long terme.
« Afin d’avoir un réel impact, il faut mettre en place ce programme dans tous les districts sanitaires et avoir recours à d’autres stratégies de lutte contre le paludisme comme les moustiquaires et les insecticides », a dit Mme Sekkenes. 


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