Santé humanitaire

QUE SAIS-JE DE LA MEDECINE HUMANITAIRE

« Que sais-je de la médecine humanitaire ?

Étrangement, l’existence d’importantes ONG humanitaires à vocation médicale1, recrutant pourtant de nombreux personnels de santé, n’a guère suscité – à quelques rares exceptions2 – de littérature conceptuelle et analytique dans le champ médical. Le Que sais-je ? que vient de consacrer à la médecine humanitaire Rony Brauman – ancien président de MSF-F et personnalité incontournable du milieu humanitaire français et international – a pour première qualité de combler un vide criant. Mais il sera certainement aussi remarqué pour son contenu.

2L’existence même d’une pratique de « médecine humanitaire » ne fait pas consensus. Elle est, au contraire, l’objet d’une controverse de fond. L’auteur lui-même a longtemps manifesté de vives réticences à son propos. Ce point mérite d’être souligné car, de par les fonctions qu’il a occupées et la place originale qu’il a acquise comme l’un des principaux analystes reconnus et écoutés des problématiques humanitaires, il aurait pu soit institutionnellement, soit dans le cadre d’un parcours personnel, facilement céder à la tentation de création d’une telle « spécialité ». Avec l’objectif de s’y tailler une sorte de « domaine réservé ».

3Il s’y est loyalement refusé et ses réserves ne sont d’ailleurs pas toutes dissipées. Il s’en explique dans l’introduction de l’ouvrage, et même dès la première phrase (particulièrement éclairante), puisqu’il écrit que « la médecine humanitaire est constituée par un ensemble de pratiques qui ne se relient pas aisément entre elles » (p. 3). Il ajoute un peu plus loin que « la grande variété de techniques et de spécialités qui [la] constituent […] interdit en tout état de cause d’en faire une discipline universitaire donnant lieu à un enseignement spécifique » (p. 5). On trouve là un parfait condensé de la démarche originale qui va être la sienne tout au long des trois chapitres du livre.
 »Rony Brauman, La médecine humanitaire, PUF
Collection Que sais-je ?,
n° 3844, 2008
Philippe Ryfman

La médecine humanitaire
Le Professeur Paul Menu (Poitier), chirurgien cardiaque, a participé à de nombreuses actions humanitaires notamment en Asie. Il fait dans cette conférence l'historique de la médecine humanitaire de Saint Vincent aux French doctors.
​Origine
Réalisation : Service audio-visuel - Université de Rouen Conférencier : Pr. Paul MenuGénérique
Réalisation : Service audio-visuel - Université de Rouen Conférencier : Pr. Paul Menu



humanitaire.revues

LE GUIDE du médecin généraliste communautaire



LE GUIDE du médecin généraliste communautaire


Ce manuel est écrit dans une double perspective présenter la médecine générale communautaire telle qu’elle s’est construite au fil des années, depuis vingt ans, pour répondre à l’attente de plus en plus pressante des populations rurales et périurbaines africaines et malgaches; offrir aux jeunes médecins qui feront le choix de vivre loin des villes - là où vit toujours la grande majorité de la population - la perspective d’exercer un nouveau métier qui permet de mettre ses capacités professionnelles et humaines au service du «pays profond», celui qui n’a jamais véritablement eu accès à lamédecine jusqu’à présent.
Nous avons écrit un texte simple, le plus concret possible, à partir des réalités que l’on rencontre en Afrique francophone et à Madagascar. Les exemples et
les solutions proposées reposent sur l’expérience acquise des médecins qui pratiquent déjà cette approche communautaire de la médecine générale.
À une période où l’accent est mis sur la question préoccupante des Ressources Humaines en Santé, nous espérons que ce guide de formation contribuera à
l’émergence d’enseignements spécifiques pour cette pratique médicale de première ligne, capable d’améliorer de façon significative la santé des populations les plus vulnérables.


​​​​​Guide médecin com pdf

CRORA - Centre de recherche pour les arbovirus et les virus de fièvres hémorragiques


CRORA - Centre de recherche pour les arbovirus et les virus de fièvres hémorragiques

Base de données sur les arbovirus africains.
Vous pouvez effectuer des recherches :

  • par virus identifiés par le CRORA,
  • par virus de référence utilisés par le CRORA,
  • par hotes ou vecteurs des souches identifiés au CRORA,
  • par pays d'origine des souches identifiées au CRORA.

Cette base de données comporte maintenant tous les Arbovirus, Arenavirus et Filovirus connus du continent africain.


pasteur.fr

CHIRURGIE PLASTIQUE DANS L'HUMANITAIRE

chirurgie plastique humanitaire


Le Concept de Chirurgie plastique en situation précaire

​Définition 
La chirurgie plastique est une spécialité chirurgicale bien définie. Le terme "chirurgie plastique" englobe l’aspect reconstructeur, le pôle purement plastique et la dimension esthétique d’une mème spécialité. Par exemple, la reconstruction d’un sein, après son ablation pour un cancer, va ètre qualifiée de chirurgie reconstructrice. Le traitement d’une hypertrophie mammaire sera nommée chirurgie plastique puisqu’il modifie plus la plastique du sein. Mais un sein reconstruit doit avoir une jolie plastique voire une belle esthétique. La chirurgie plastique c’est reconstruire l’esthétique. Si "l’esthétique c’est déjà la fonction", la fonction devrait ètre esthétique.

En Europe, les services de chirurgie plastique prennent des orientations différentes suivant les pathologies qu’ils rencontrent. Par exemple, un service qui va recevoir des traumatismes de la main sera plus orienté vers la chirurgie plastique de la main et la microchirurgie. Un service qui prendra en charge surtout des brûlés sera plus spécialisé dans les greffes de peau et le traitement des séquelles de brûlures, voire l’utilisation de l’expansion cutanée.

La chirurgie plastique en situation précaire est l’exercice de la chirurgie réparatrice en situation difficile. Elle est plus couramment appelée "chirurgie plastique humanitaire". Nous préférons le terme "en situation précaire" puisqu’il est plus général et plus réel. Le qualificatif  "humanitaire" donne souvent, en mission, une connotation triomphaliste (le grand blanc qui vient faire de la grande chirurgie...). 

De surcroît, tout geste médical devrait ètre humanitaire, quelque soit son lieu géographique. Le chirurgien n’a pas besoin de partir en mission pour faire de l’humanitaire. La chirurgie plastique humanitaire est faite en France tous les jours par des chirurgiens plasticiens. Nous pouvons être humain sans faire de "l’humanitaire" mais, paradoxalement, nous pouvons aussi faire de l’humanitaire sans ètre humain. En effet, il arrive que certains "volontaires" confondent occupation humanitaire et tourisme humanitaire.

La chirurgie plastique en situation précaire se caractérise par plusieurs points :

  • - Un environnement nouveau et difficile,
  • - Un lieu d’exercice précaire,
  • - Des pathologies rencontrées particulières,
  • - L’application de tous les champs de la chirurgie plastique (chirurgie de la main, traitement des brûlures et de leurs séquelles, séquelles traumatologiques, chirurgie maxillo-faciale, etc...)





Le Dictionnaire Internet Africain des Médicaments


Le Dictionnaire Internet Africain des Médicaments
est un répertoire des médicaments à usage humain 

Le Dictionnaire Internet Africain des médicaments (Edition Afrique sub-saharienne) est un répertoire des médicaments à usage humain ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché et disponibles dans les pays d'Afrique sub-saharienne. Ce dictionnaire, mis gracieusement à la disposition du professionnel de santé africain a pour objectif de lui apporter une l'information fiable et actualisée nécessaire pour tout acte médico-pharmaceutique tant au niveau de la dispensation en officine qu'en prescription au patient. Les informations contenues dans ce dictionnaire sont collectées auprès des différents organismes des ministères de la santé des pays concernés et des laboratoires pharmaceutiques diffusant ces médicaments. 

Tapez le nom d'un médicament, d'un principe actif ou d'un laboratoire pharmaceutique, 

​lediam

RESEAU HUMANITAIRE DU MONDE CICR/Fédération Internationale

Le plus vaste réseau humanitaire du monde lance une nouvelle campagne ambitieuse


Genève (CICR/Fédération internationale) – Déplacement, maladie, augmentation du nombre de catastrophes, manque d'eau salubre, pénuries alimentaires, montée de la violence, familles dispersées, extrême misère et vulnérabilité croissante sont quelques-uns des problèmes auxquels doivent faire face, à travers le monde, des dizaines de millions de personnes victimes de conflits armés, de catastrophes naturelles, de situations de violence interne et des effets du changement climatique. Trop souvent, leur souffrance passe inaperçue et aucune mesure n'est prise pour y mettre fin. Soucieux de faire entendre plus fort la voix des victimes de la guerre et des catastrophes naturelles, et afin d'inciter les habitants de la planète à se réveiller et à agir, le plus vaste réseau humanitaire du monde – le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge – lance le 8 mai une campagne mondiale intitulée Notre monde. À vous d'agir. « Cette campagne ne vise pas seulement à sensibiliser. C'est un appel à l'action. Il s'agit d'encourager l'esprit de volontariat sur la planète et de donner à tous le moyen de faire changer les choses dans le monde qui nous entoure. Chacun de nous doit travailler dans sa communauté afin que nous soyons mieux à même de faire face aux situations de crise actuelles et à celles que nous voyons poindre. Ensemble, nous pouvons protéger notre avenir en agissant aujourd'hui », a déclaré Juan Manuel Suárez del Toro, président de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale).

La campagne est symbolisée par un globe terrestre morcelé et en désordre. Chaque fois que quelqu'un accomplit une action ou manifeste son intérêt par l'intermédiaire du portail Internet  il ou elle contribue à remettre en ordre un monde qui ne tourne pas rond. Le site permet aussi aux utilisateurs de se communiquer leurs expériences en participant à des blogs ainsi qu'en publiant des vidéos et des photos. « À cause de la crise économique mondiale, les temps sont durs pour beaucoup de gens, mais ils le sont encore plus pour ceux qui avaient déjà très peu au départ. Il est de notre responsabilité collective d'améliorer la vie sur notre planète, et nous avons tous, individuellement, le pouvoir de "faire un geste" pour aider autrui, qu'il s'agisse de passer du temps avec un voisin âgé ou d'offrir nourriture et abri à une famille déplacée par des combats », a précisé Jakob Kellenberger, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

La campagne Notre monde. À vous d'agir coïncide avec le 150e anniversaire de la bataille de Solferino (Italie), qui fut à l'origine de la création de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi qu'avec le 90e anniversaire de la Fédération internationale et le 60e anniversaire des Conventions de Genève. On s'attend à ce que des millions de sympathisants enthousiastes dans plus de 80 pays marquent l'occasion de son lancement le 8 mai, date qui est aussi officiellement reconnue comme celle de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. En outre, la nouvelle exposition du CICR, Notre monde – En guerre, qui présentera des photos de cinq des photographes de guerre les plus connus de la planète, sera inaugurée à Genève, New York et dans d'autres grandes villes le 8 mai. Le même jour aura également lieu dans plusieurs villes le lancement d'un livre intitulé L'humanité en guerre, rétrospective photographique de 150 ans d'action de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
Par ailleurs, il est prévu que du 24 au 28 juin, des milliers de jeunes venant de plus de 120 pays participent à un rassemblement mondial de la jeunesse et à un village humanitaire dans la localité italienne de Solferino, où ils commémoreront l'histoire du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et définiront leur vision de ce qui devrait être fait pour relever les défis humanitaires d'aujourd'hui.

Voir aussi la déclaration conjointe du président de la Fédération internationale et du président du CICR à l'occasion du 8 mai 2009.Pour un complément d'information ou pour organiser une interview, veuillez vous adresser à :Anna Nelson, au CICR : +41 79 217 3264 
Michelle Rockwell, au CICR : +41 79 251 9311 
Zach Abraham, à la Fédération internationale : +41 79 308 9804 


​​​​croix rouge

INSTITUT DE VIELLE SANITAIRE

  
 l’Institut de veille sanitaire 

Etablissement public, placé sous la tutelle du ministère chargé de la Santé, l’Institut de veille sanitaire (InVS) réunit les missions de surveillance, de vigilance et d’alerte dans tous les domaines de la santé publique.
Créé par la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et au contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme, l’InVS a vu ses missions complétées et renforcées par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, afin de répondre aux nouveaux défis révélés par les crises sanitaires récentes et les risques émergents.  
la surveillance et l’observation permanentes de l’état de santé de la population. L’InVS participe au recueil et au traitement des données sur l’état de santé de la population à des fins épidémiologiques, en s’appuyant notamment sur des correspondants publics et privés constituant le réseau national de santé publique ;

la veille et la vigilance sanitaires
L’lnVS est chargé de rassembler, analyser et actualiser les connaissances sur les risques sanitaires, leurs causes et leur évolution ; de détecter de manière prospective les facteurs de risque susceptibles de modifier ou d’altérer la santé de la population ou de certaines de ses composantes, de manière soudaine ou diffuse ; d’étudier et de répertorier, pour chaque type de risque, les populations les plus fragiles ou menacées ;

l'alerte sanitaire
L’InVS doit informer sans délai le ministre chargé de la Santé en cas de menace pour la santé de la population ou de certaines de ses composantes, quelle qu’en soit l’origine, et lui recommander toute mesure ou action appropriée pour prévenir la réalisation ou atténuer l’impact de cette menace ;
une contribution à la gestion des situations de crise sanitaire

L’InVS propose aux pouvoirs publics toute mesure ou action nécessaire. 
L’InVS participe, dans le cadre de ses missions, à l’action européenne et internationale de la France, notamment à des réseaux internationaux de santé publique dédiés à la surveillance et à l‘alerte sanitaires.

invs.sante

LE GUIDE DE LA SANTE TROPICALE

le guide de la médecine et de la santé tropicale.

Toute l'équipe de Santé Tropicale vous souhaite la bienvenue et vous remercie de prendre le temps de lire ces quelques lignes destinées à vous présenter ce site. Vous visitez actuellement la version 5.0 de ce site, mise en ligne le 10 mars 2005.
L'ambition de ce site est de mettre en valeur les travaux médicaux effectués par les médecins, dentistes, infirmiers, sage-femmes... qui publient régulièrement dans nos revues et travaillent à l'amélioration de la santé en Afrique et de fournir aux visiteurs une somme d'informations de grande qualité sur la médecine et la santé en Afrique.

Santé tropicale est un site entièrement gratuit.

Créé et développé depuis mars 2000 par NG COM Santé Tropicale, ce site ne reçoit aucune subvention et ne dépend d'aucune organisation gouvernementale. Son financement est assuré pour partie par la commercialisation de nos publications (Médecine d'Afrique Noire, Odonto-stomatologie Tropicale, Le Pharmacien d'Afrique, Le Guide de l'infirmier africain, Le Guide du préparateur en Pharmacie d'Afrique Noire...) et pour partie par les différents projets Internet que nous développons avec l'industrie pharmaceutique. Les sites Pays sont développés en collaboration avec des professionnels de santé locaux, les Ambassadeurs de Santé Tropicale. Il n'existe, dans ces collaborations, aucune notion commerciale, ni dans un sens ni dans l'autre.
Ces projets sont développés dans un esprit associatif dans le seul but de développer la communication de la santé de ces pays.

Beaucoup des rubriques existantes ont été créées grâce aux critiques, remarques et suggestions des utilisateurs de ce site. Beaucoup d'autres le seront encore à l'avenir. Nous vous invitons à communiquer avec nous et à proposer vos idées, et, pourquoi pas à vous impliquer dans ce développement en devenant Ambassadeur de Santé Tropicale.


santetropicale

ONG TV


ONG-TV, les ONG se dévoilent
Lancé il y a peu, le site internet ngo-tv.com regroupe des vidéos, comme peuvent le faire youtube ou dailymotion. A une exception près, qui est de taille : seules les ONG (Organisation Non Gouvernementale), les organisations humanitaires et celles à but environnemental peuvent y poster des vidéos.
ONG-TV offre donc aux ONG la possibilité de se faire connaître, de renseigner sur leurs projets et de montrer à d'éventuels volontaires en quoi consisterait leur mission. Surtout les vidéos permettent aux donateurs de « comprendre mais aussi voir ce que l'on fait avec son argent », comme le précise le site. Tous les ONG inscrites sont également présentées en un petit paragraphe. Le site, qui existe également dans des versions anglaises et espagnoles, offre donc un contenu intéressant si vous souhaitez vous renseigner sur une cause, une ONG, si le milieu associatif vous intéresse ou simplement pour voyager quelques minutes.


​ong tv

SOCIETE DE PATHOLOGIE EXOTIQUE

la Société de pathologie exotique

Fondée en 1908 par Louis-Alphonse Laveran
(prix Nobel de médecine 1907),
la Société de pathologie exotique (SPE) a pour buts :

  • l'étude des maladies exotiques de l'homme et des animaux ;
  • l'étude de l'hygiène et des mesures sanitaires destinées à empêcher l'extension des épidémies et des épizooties d'origine exotique ;
  • l'étude de tout problème de médecine, biologie et santé tropicales, et de ceux posés par les expatriations et les voyages.

La SPE (association Loi 1901) est reconnue d'utilité publique depuis 1962.
Elle est habilitée à recevoir dons et legs.


​​pathexo

PORTAIL REGIONAL OUEST AFRIQUAIN

Le portail Regional Ouest Africain

Le projet
Promouvoir les droits pour tous, et notamment pour les personnes en situation de handicap
Le portail Regional Ouest Africain sur les Droits et l’Inclusion des Personnes Handicapées (PROADIPH) a pour ambition de promouvoir les droits des personnes en situation de handicap et favoriser l’accès à l’information concernant ces mêmes droits, conformément à l’article 21 de la Convention des Nations Unies relative aux Droits des Personnes Handicapées (CDPH), relatif à la liberté d’expression et d’opinion et l’accès à l’information.
Les Droits de l’Homme s’appliquent à tous, sans discrimination, dans toute leur diversité. Tous les êtres humains doivent être respectés dans leur dignité, et ce respect pour chacun et chacune a la même importance. A chaque fois qu’une personne est victime d’une atteinte à sa dignité, d’une discrimination, qu’elle n’est pas traitée ou considérée comme une personne à part entière, les Droits de l’Homme sont bafoués. Une personne discriminée ou marginalisée est privée des opportunités dont bénéficient les autres personnes. Aujourd’hui, c’est encore trop souvent le cas des personnes handicapées.
Le handicap est une dimension inhérente à la diversité humaine tout comme le genre, l’appartenance ethnique et la culture. Les estimations générales et couramment utilisées par les organismes internationaux portent à 15% de la population globale la proportion de personnes handicapées, dont 85% d’entre elles vivent dans les pays en développement.

Lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité
La situation des personnes handicapées est surtout marquée par d’importantes inégalités socioéconomiques par rapport au reste de la population :

  • [-]  une personne sur cinq vivant en dessous du seuil de pauvreté est handicapée (Banque Mondiale). Dans les pays en développement, la majorité des personnes handicapées appartient aux catégories les plus pauvres.
  • [-]  90% des enfants handicapés ne sont pas scolarisés (UNESCO) et 30% des enfants des rues sont handicapés (UNICEF).
  • [-]  Les taux d’alphabétisme chez les adultes handicapés ne dépassent pas 3% chez les hommes et 1% chez les femmes (PNUD).
  • [-]  Le taux de chômage des PH atteint 85% dans certains pays (OIT).


Les personnes en situation de handicap sont aussi beaucoup plus exposées à tout type de violence, surtout les femmes et les enfants. Elles constituent un groupe particulièrement vulnérable en cas de conflit.
Le handicap est à la fois une cause et une conséquence de la pauvreté. Tous deux se renforcent et forment un cercle vicieux : le handicap génère de la pauvreté qui génère du handicap.

Organisé chaque année depuis le 16 juin 1991 en souvenir du massacre de centaines d'enfants lors d'une marche pour leurs droits à Soweto (Afrique du Sud) par le pouvoir de l'apartheid le 16 juin 1976. Une XXIIe édition placée sous les « Droits des enfants handicapés, un devoir de protéger, respecter, de promouvoir et de rédiger ». Sujet d'actualité alors que plus d'une dizaine de pays africains n'ont toujours pas signé ou ratifié la convention internationale. Un contient africain où l'ONU estime le nombre total de personnes handicapées entre 80 millions dont environ la moitié serait des enfants.


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CARTOGRAPHIE DES INCIDENTS


La cartographie des incidences
Le CRDI est une société d'État canadienne qui collabore étroitement avec les chercheurs des pays en développement et les appuie dans leur quête de moyens de créer des sociétés en meilleure santé, plus équitables et plus prospères.
Il offre un guide essentiel pour quiconque veut tracer une carte pour une évaluation mais aussi pour ceux qui veulent apprendre et accroître l'efficience. Elle montre en outre qu'il est tout aussi important et vital de demeurer attentif tout au long du périple que d'atteindre sa destination. »
De plus en plus, on attend des organismes de développement qu'ils démontrent que leurs programmes résultent en des modifications significatives et durables du bien-être des bénéficiaires auxquels ces programmes s'adressent. Cependant, ces « impacts » sont souvent l'effet conjugué d'événements dont aucun organisme ou groupe d'organismes ne peut vraiment revendiquer la paternité exclusive. L'évaluation des impacts en terme de développement est donc problématique et de nombreux organismes s'escriment encore à mesurer des résultats qui vont bien au-delà de la sphère d'influence de leurs programmes.
La cartographie des incidences part du principe que le développement est avant tout une question de rapports humains et de rapports entre les gens et leur milieu. L'originalité de cette approche tient au fait que, au lieu d'évaluer les produits d'un programme, elle s'intéresse en priorité aux modifications des comportements, des rapports, des agissements et des activités des personnes, des groupes et des organismes avec lesquels le programme travaille directement. Ce faisant, La cartographie des incidences dissipe un grand nombre des mythes qui entourent la mesure des impacts. Elle aidera un programme à préciser les intervenants qu'il vise, les changements qu'il escompte, les stratégies qu'il adopte et, de ce fait, à être plus efficace en terme des résultats qu'il obtient.

Qu'est-ce que la cartographie des incidences ?
La cartographie des incidences est axée sur un type spécifique de résultats : les incidences en tant que modifications des comportements. On entend par incidences les modifications du comportement, des relations, des activités ou des actes de personnes, de groupes et d'organisations avec lesquels les responsables d'un programme ont des contacts directs. Il existe un lien logique entre ces incidences et les activités d'un programme, mais il n'y a pas nécessairement de lien de causalité entre les deux. On souhaite, par ces incidences, contribuer à certains aspects du bien-être des humains et du bon état de leur environnement en fournissant aux partenaires des techniques, des ressources et des outils nouveaux qui leur permettront de contribuer au processus de développement. Les partenaires limitrophes sont les personnes, les groupes et les organisations en contact direct avec le programme et avec lesquels on peut s'attendre à ce que le programme exerce une influence. La plupart des activités ont des incidences multiples parce qu'elles ont de multiples partenaires limitrophes. Lorsqu'un programme utilise la cartographie des incidences, on ne prétend pas qu'il a un impact; on s'intéresse plutôt aux incidences. Celles-ci augmentent la possibilité d'impacts sur le développement, mais il n'y a pas nécessairement de relation directe de cause à effet. En fin de compte, toutes les organisations travaillant dans le domaine du développement international tiennent à ce que leurs efforts contribuent aux impacts à long terme sur le développement. Il est cependant rare qu'un seul intervenant puisse parvenir à un tel résultat (en particulier s'il s'agit d'un organisme donateur externe). À cause de la complexité du processus de développement, il est extrêmement difficile d'évaluer l'impact (en particulier pour un organisme donateur externe qui aimerait que quelque chose lui soit attribué). Qui plus est, lorsqu'on concentre l'évaluation sur les impacts à long terme sur le développement, on n'obtient pas nécessairement le type d'information et de rétroaction dont les responsables ont besoin pour améliorer le rendement des programmes. C'est pour cela que la cartographie des incidences met l'accent sur les incidences au lieu de l'impact, tout en reconnaissant que celui-ci constitue l'objectif ultime des programmes.
Cette publication explique les diverses étapes de la méthode de cartographie des incidences et offre des renseignements détaillés pour la conception et l'animation d'ateliers. Elle contient de nombreux exemples et fiches de travail.


Le nombre de données recensées est impressionnant.
En arrivant sur le site, on découvre d'abord une carte du monde, sous l'aspect auquel nous a habitués Google Maps (qui est l'application cartographique utilisée). Des points de couleur sont piqués dans les pays et régions qui connaissent, lors de la dernière mise à jour, une alerte épidémique nationale ou locale. Le niveau d'activité de l'épidémie est traduit par une variation de couleur, de jaune pâle (activité faible) à rouge (activité élevée). Le menu gauche de la page s'avère extrêmement intéressant : on peut y sélectionner les sources d'information, le type de maladie, le pays, et y lire les dernières alertes publiées sur différents sites. Il est ainsi facile d'obtenir des informations très ciblées sur la région où l'on habite ou que l'on envisage de visiter. On apprendra par exemple qu'entre le 4 juin et le 3 juillet 2008 (période de notre visite), une épidémie de salmonellose sévit dans de nombreuses régions des Etats-Unis; que la grippe aviaire est considérée comme une épidémie nationale en France, avec un taux d'activité moyen; que le choléra représente un risque important au Pakistan… mais qu'aucun risque épidémique n'est signalé en Mauritanie.
Les données sont accessibles en 5 langues : anglais, français, chinois, russe et espagnol. Les données sont mises à jour toutes les heures… Difficile de faire plus précis !
Un outil extrêmement précieux pour tous les voyageurs et bien sûr, pour tous les professionnels de la santé.

voir aussi :

​Carte mondiale d'alertes épidémiques 
LiLe Children's Hospital de Boston et la division des sciences et technologies de la santé de l'Université de Harvard ont conjugué leurs efforts pour offrir aux voyageurs une carte mondiale des alertes épidémiques.

​​ Marine Traffic 
​ permet d’observer en temps réel la circulation maritime dans la plupart des zones du monde 
Les navires sont légendés en fonction de leur affectation : cargos, tankers, passagers… Un clic sur un navire permet d’obtenir un très grand nombre de renseignements, notamment le pavillon (on peut constater l’ampleur du phénomène des pavillons de complaisance) et souvent une photographie ​marine traffic  


​​L’OMM en bref
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) est l’institution spécialisée des Nations Unies qui fait autorité pour tout ce qui concerne l’état et le comportement de l’atmosphère terrestre, son interaction avec les océans, le climat qui en est issu et la répartition des ressources en eau qui en résulte.
L’OMM compte 191 États et territoires Membres (au 01 janvier 2013). Elle a succédé à l’Organisation météorologique internationale (OMI), qui a été fondée en 1873. Créée en 1950, l’OMM est devenue en 1951 une institution des Nations Unies spécialisée dans la météorologie (le temps et le climat), l’hydrologie opérationnelle et les sciences géophysiques connexes.
Comme le temps, le climat et le cycle de l’eau ignorent les frontières nationales, une coopération internationale efficace à l’échelle du globe est indispensable pour assurer le développement de la météorologie et de l’hydrologie opérationnelle et tirer avantage de leurs applications. L’OMM fournit le cadre d’une telle coopération internationale.​ ​



​​​​​​​​idr

L'OBSERVATOIRE DE L'ACTION HUMANIATAIRE


L'Observatoire de l'action humanitaire
a été fondé en France en mars 2003 par des équipes venues de l'IRD (Institut de recherche pour le développement), de l'université de Montpellier et de l'IEP (Institut d'études politiques) de Paris. A l'IRD, le projet s'inscrivait dans la dynamique de l'Unité de Recherche 102, “ Intervention publique, espaces, sociétés ”, qui travaillait sur les politiques de développement et qui a fusionné en 2008 avec l'IEDES (Institut d'études du développement économique et social) de l'Université Paris I. A l'Université de Montpellier, les études de l'Observatoire se rattachaient aux enseignements du département de géographie. A l'IEP, le développement du site rentrait dans le cadre d'un projet collectif des étudiants.
L'Observatoire de l'action humanitaire est conçu sur la base du bénévolat. Outre les étudiants, les observateurs, qui chercheurs, qui enseignants, qui journalistes, sont rémunérés par leurs institutions respectives. L'Observatoire de l'action humanitaire n'est pas un bureau d'études à vocation commerciale et on peut consulter sa base de données gratuitement. La liste de ses membres présente les personnes qui, à un moment ou un autre, ont contribué à alimenter les informations du site Internet.

Prometheus : quand les ONG sont notées par les entreprises
Recevoir des leçons de transparence de la part d'entreprises elles-mêmes peu transparentes est étrange. Se voir attribuer une mauvaise note au terme d'une enquête assez légère est surprenant. Asséner des contre vérités est inacceptable. Oublier la paupérisation du mouvement associatif et l'absence de reconnaissance des milliers d'heures de travail gratuit et dévoué des bénévoles est révoltant !“
Pour la deuxième année consécutive, la fondation Prometheus, qui regroupe de grandes entreprises, a publié son Baromètre de transparence des ONG. Ce dernier juge de la capacité des associations à communiquer sur leur financement et leur gouvernance. Une sorte de « contre-contre-pouvoir », en somme. Le Réseau Action Climat obtient une bonne note. En revanche, France Nature Environnement ou Objectif 21 ont le bonnet d'âne. Acteurs nouveaux et légitimes de la mondialisation, les ONG peuvent-elles et doivent-t-elles se passer d'un regard critique sur elles-mêmes ?
Les causes défendues, aussi nobles soient-elles, les exonèrent-elles d'un devoir de transparence minimal vis-à-vis de l'opinion publique ?
Que sont réellement ces structures ?
Comment sont-elles financées ?
Comment sont-elles gouvernées ?
Les ONG qui exigent, à juste titre, une transparence accrue de la part des entreprises ou des Etats peuvent-elles aujourd'hui s'exonérer d'un exercice qu'elles imposent aux autres ? ». Voici les motivations qui poussent Prometheus à réaliser un Baromètre de transparence des ONG. Dans le fonds, la démarche n'est pas mauvaise. Le secteur associatif gère en effet dans l'Hexagone près de 60 milliards d'euros (3,5 % du PIB). Les ONG, qui acquièrent un pouvoir médiatique chaque jour plus important, participent de façon active au processus de décision publique. Elles ont un poids indiscutable sur les orientations de la Commission européenne et des organisations internationales. Et en France, 24 associations écologistes ont participé aux six groupes de travail du Grenelle de l'environnement.
« Au regard de cette montée en puissance », Prometheus entend ainsi constituer avec son baromètre un « plaidoyer » pour la création, à l'échelle nationale et européenne, d'un label « société civile » qui déterminerait l'octroi de subventions françaises ou communautaires aux ONG. 90 d'entre elles ont donc été notées sur leur transparence de financement et de gouvernance. Et pour les associations de protection de l'environnement, le jugement est sévère : le secteur serait « mal structuré » et « faiblement normalisé ». France Nature Environnement se voit ainsi attribué 1/10. C'est tout de même mieux qu'en 2008, où FNE avait reçu un zéro pointé.

Un baromètre critiquable
Cela dit, que peut-on penser de ce classement ? Tout d'abord, en matière d'environnement, la fondation n'est peut-être pas la mieux placée pour juger les ONG : Créée en 2005 et présidée par Bernard Carayon, député UMP du Tarn (vice-président : Jean-Michel Boucheron, député PS d'Ille-et-Vilaine), son conseil d'administration est en effet composé de grandes entreprises telles qu'Areva, Dassault Aviation, EADS ou encore Sanofi Aventis. Des sociétés qui n'ont pas franchement fait de l'écologie leur priorité. En 2008, les notations avaient déjà été critiquées pour ce motif, les ONG parlant de « partialité ».
Ensuite, « la méthodologie est loin d'être exemplaire : les détectives de Prometheus se sont contentés de regarder les sites Internet des associations. Conséquence : une association ne disposant pas d'un site Internet performant obtient automatiquement une mauvaise note, même si elle adresse son rapport d'activité et comptable aux pouvoirs publics, à tous ses adhérents et donateurs », note FNE. L'association rappelle également qu'elle est reconnue d'utilité publique, agréée et contrôlée par les pouvoirs publics, et qu'elle a participé au Grenelle, tout comme d'ailleurs Objectif bio, Objectif 21, Fac verte et Ecologie sans frontière (pourtant toutes notées entre 0 et 2/10).
Ainsi, pour Sébastien Genest, président de FNE, « recevoir des leçons de transparence de la part d'entreprises elles-mêmes peu transparentes est étrange. Se voir attribuer une mauvaise note au terme d'une enquête assez légère est surprenant. Asséner des contre vérités est inacceptable. Oublier la paupérisation du mouvement associatif et l'absence de reconnaissance des milliers d'heures de travail gratuit et dévoué des bénévoles est révoltant ! 


​​​​observatoire

AMEREF

L’AMREF,

1ère Organisation africaine internationale de santé publique. L’AMREF Flying Doctors a été créée en 1957 pour venir en aide aux communautés les plus isolées d’Afrique. Depuis 55 ans, l’AMREF a développé des programmes axés sur les soins et sur le développement des compétences des professionnels de santé africains. L’objectif de l’AMREF est d’offrir des solutions durables et de renforcer les systèmes de santé publique et communautaire.

L’AMREF dispose d’un budget annuel de 70 millions de dollars et met en œuvre plus de 145 programmes principalement en Afrique de l’est et du sud. Toutefois, ces programmes de formation et de médecine volante s’ouvrent à plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’ouest depuis 2007.


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SPHERE


Qu'est-ce que Sphère ?
Sphère est un projet fondé sur deux convictions principales : premièrement, qu'il faut prendre toutes les mesures possibles pour atténuer les souffrances humaines causées par les calamités ou les conflits et, deuxièmement, que les personnes affectées par une catastrophe ont le droit de vivre dans la dignité et par conséquent de recevoir une assistance. Sphère, c'est trois choses : un manuel, un processus large de collaboration et l'expression d'un engagement concernant la qualité et la reddition de comptes.
Cette initiative a été lancée en 1997 par un groupe d'ONG humanitaires et le mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui ont formulé une Charte humanitaire et identifié des normes minimales à atteindre dans le cadre des programmes d'assistance lors de catastrophes, dans chacun des cinq secteurs clés (approvisionnement en eau et assainissement, nutrition, aide alimentaire, abris et services de santé). Ce processus a abouti à la publication du premier manuel de Sphère, en 2000. Ensemble, la Charte humanitaire et les normes minimales contribuent à l'établissement d'un cadre opérationnel pour la reddition de comptes dans les interventions d'assistance lors de catastrophes.
La pierre angulaire de ce manuel est la Charte humanitaire, qui se base sur les principes et les dispositions du droit international humanitaire, du droit international des droits de l'homme, du droit relatif aux réfugiés et du Code de conduite pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et pour les organisations non gouvernementales (ONG) lors des opérations de secours en cas de catastrophe. La charte décrit les principes essentiels qui régissent l'action humanitaire et affirme les droits des populations affectées par les catastrophes, qu'elles soient naturelles ou provoquées par l'homme (y compris les conflits armés), à la protection et à l'assistance. Elle affirme également le droit des populations affectées par les catastrophes à vivre dans la dignité.
La charte souligne les responsabilités juridiques qui incombent aux États et aux parties en guerre de garantir le droit à la protection et à l'assistance. Lorsque les autorités compétentes ne sont pas capables de s'acquitter de leurs responsabilités, ou ne sont pas disposées à le faire, elles sont obligées de permettre à des organisations d'aide d'apporter assistance humanitaire et protection.
Les normes minimales et les indicateurs clés ont été développés en ayant recours à de larges réseaux de praticiens dans chacun des secteurs. La plupart des normes et des indicateurs qui les accompagnent ne sont pas nouveaux mais viennent renforcer et adapter les connaissances et pratiques existantes. Pris dans leur ensemble, ils représentent un consensus remarquable au sein d'une large gamme d'entités, et réaffirment la détermination de chacune à veiller à ce que les droits de l'homme et les principes humanitaires soient respectés dans la pratique.

À ce jour, plus de 400 organisations, réparties dans 80 pays du monde entier, ont contribué au développement des normes minimales et des indicateurs clés. Cette nouvelle édition (2004) du manuel a fait l'objet d'une révision approfondie, en tenant compte des progrès techniques récents et des réactions et commentaires reçus d'organisations qui utilisent Sphère sur le terrain. Il convient de signaler tout particulièrement l'adjonction d'un sixième secteur, la sécurité alimentaire, qui a été intégré à ceux de la nutrition et de l'aide alimentaire. Un autre nouveau chapitre décrit en détail un certain nombre de normes relatives aux processus qui sont communes à tous les secteurs. Il s'agit entre autres de : la participation, l'évaluation initiale, l'intervention, le ciblage, le suivi, l'évaluation, et les compétences et la gestion du personnel. De plus, sept questions transversales (les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées, le "genre", la protection, le VIH/sida et l'environnement) revêtant une importance pour tous les secteurs ont été prises en compte.

Quand utiliser ce livre
Le manuel de Sphère est conçu pour être utilisé dans le cadre d'interventions lors de catastrophes, et peut également s'avérer utile dans la préparation en vue de catastrophes et dans les travaux de "plaidoyer" (advocacy en anglais) humanitaire. Il est applicable dans toute une gamme de situations exigeant des secours humanitaires, y compris les catastrophes naturelles et les conflits armés. Il est conçu pour être utilisé aussi bien dans des situations se déclarant soudainement que dans celles qui apparaissent progressivement, dans des environnements ruraux comme urbains, dans les pays en voie de développement et développés, où que ce soit dans le monde. Dans tout le manuel, l'accent est mis sur la satisfaction des besoins urgents de survie des populations affectées par la catastrophe, tout en affirmant leur droit humain fondamental à vivre dans la dignité.
Malgré cet axe central, les informations figurant dans ce manuel ne sont pas prescriptives. Elles peuvent être appliquées de manière flexible à d'autres situations, comme la préparation en vue de catastrophes et la transition suivant l'aide humanitaire. Elles ne sont pas destinées à être utilisées en réponse aux catastrophes technologiques, comme les calamités survenant dans les domaines industriel, chimique, biologique, nucléaire ou du transport. Cependant, bien qu'elles n'abordent pas spécifiquement les catastrophes de ce type, elles sont utiles pour les situations dans lesquelles les mouvements de populations ou autres conséquences découlant de ce type d'événement créent un besoin d'assistance humanitaire.


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APPRENTISSAGE ORGANISATION DANS LES ONG

L'apprentissage organisationnel dans les ONG :
Créer le motif, les moyens et l'occasion
Par Bruce Britton
Sommaire
Les ONG opèrent dans un environnement de plus en plus exigeant qui se caractérise par une concurrence croissante pour l'accès à des fonds d'aide toujours plus restreints. Elles sont contraintes à démontrer que les ressources qui leur sont allouées produisent un impact visible et durable. Cela fait en sorte qu'elles privilégient l'action avant tout. Malgré cela, la plupart des ONG ressentent aussi le besoin de capitaliser leur propre expérience et de développer de nouvelles pratiques sur le terrain afin de conserver leur pertinence et leur efficacité. Pour être une ONG apprenante, l'organisation doit trouver un équilibre entre le besoin d'adopter une approche stratégique d'apprentissage organisationnel (aux niveaux supérieurs de planification et de gestion organisationnelles) et la reconnaissance que l'apprentissage est un processus profondément personnel qui se déroule dans l'esprit de chacun.
​De toute évidence, l'apprentissage organisationnel, comme toutes les bonnes intentions, est plus simple en théorie qu'en pratique. Il peut être tentant de définir simplement l'apprentissage organisationnel comme un objectif global de l'organisation, mais cela n'est pas suffisant pour les ONG qui souhaitent vraiment accomplir leur mission. Il nous faut apprendre des ONG qui ont été aux prises avec la complexité de sa mise en oeuvre, et trouver d'autres moyens de transformer les bonnes intentions en une pratique systématique. Ce document Praxis traite de l'importance de l'apprentissage organisationnel dans les ONG, à partir d'exemples recueillis au cours d'entretiens tenus principalement avec des employés d'ONG du Nord et à partir d'une revue approfondie de la littérature. Dans les pages qui suivent, nous nous penchons sur les raisons pour lesquelles les ONG doivent fournir le motif, les moyens et l'occasion nécessaires à l'apprentissage organisationnel et nous présentons des exemples pratiques de moyens mis en oeuvre à cet effet par des ONG pionnières.

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