Pays Burkina Faso

INFOS DU MOIS


Lutte contre la malnutrition : le projet iLiNS présente ses résultats
jeudi 22 janvier 2015
Réunis à Ouagadougou jeudi 22 janvier 2015, des acteurs de la recherche dans le domaine nutritionnel prennent part à un atelier de restitution des résultats du projet iLiNS, un projet international de suppléments de nutriments à base de lipides conduit par la direction régionale de l’Ouest de l’Institut de recherche en sciences de la santé. Cette session a connu la présence du Ministre de la santé et du représentant du Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation.
voir plus

OCHA Ce rapport présente la situation humanitaire des mois de Janvier, février et mars
2014
Il a été produit sur la base des informations collectées auprès des partenaires humanitaires

Sur le plan sociopolitique, la classe politique reste toujours divisée sur les perspectives électorales de 2015 surtout en ce qui concerne l’éventuelle révision de la constitution et la mise en place du Sénat
voir plus PDF




Trafic de bébés: Hama Amadou quitte le Niger pour le Burkina Faso /jeudi 28 août 2014
Révélé récemment, le trafic tentaculaire s’étendait sur plusieurs pays: Nigéria, Niger, Bénin, Togo et Burkina Faso. La justice d’abord sceptique ne dispose que de femmes devenues subitement mères. Dans cette investigation, les incohérences se multiplient: l’enquête s’accélère quand l’une des femmes en question se trouve être ménopausée. Le ministre nigérien de l’Agriculture, Abdou Labo, a été écroué samedi dans une affaire de trafic présumé de nouveaux-nés venant du Nigeria voisin, pour lequel l’une de ses épouses est poursuivie, selon son entourage.
RTBF voir plus..




166 millions de dollar pour les réfugiés maliens au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger (MARS 2014)

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont lancé un appel de collecte de fonds pour un total de 166 millions de dollars destinés à nourrir les quelque 167.000 réfugiés maliens vivant au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger.
Pour cette année 2014, le HCR et le PAM ont respectivement besoin de 130 millions de dollars et 36 millions de dollars pour assister les réfugiés maliens et les personnes déplacées internes, ont indiqué les deux organisations dans un communiqué conjoint.
« À ce jour, le HCR n’a seulement reçu que 2,4 millions de dollars pour son programme de 2014 et le PAM 4 millions de dollars », a déploré le communiqué reçu par APA mercredi à Nouakchott. Il a rappelé qu’en 2013, les deux institutions avaient reçu respectivement 101 millions de dollars et 26 millions de dollars, soit 70% et 46% des fonds demandés.

Le texte a aussi souligné le besoin « urgent » de l’aide des donateurs à continuer à nourrir ces réfugiés et à leur procurer des abris, ainsi que de permettre à leurs enfants de continuer d’aller à l’école dans les camps et d’avoir également accès aux services de santé de base.
Le HCR et le PAM ont également considéré que « les réfugiés maliens sont en train d’être oubliés avec la prolifération des crises humanitaires ailleurs dans le monde ».
Ils ont signalé que ces réfugiés retournent lentement au Mali, précisant qu’à la date du 15 février 2014, le gouvernement malien a enregistré le retour de 19.240 personnes tandis que le HCR dans les pays d’asile confirme le départ des camps et sites de réfugiés de 7.143 Maliens.
Et d’ajouter qu’à ce stade, la plupart des réfugiés ont cependant choisi de rester dans les camps du HCR, dans les sites spontanés ou encore dans les zones urbaines des pays voisins.

source afriscoop

LE BURKINA FASO


Le Burkina Faso, « Pays des Hommes Intègres »
A l’origine, la ville s’appelait Kombemtinga, la "terre des guerriers". Les versions expliquant ce changement d’appellation sont nombreuses et parfois opposées.
De façon plus certaine, on peut affirmer que la ville a été fondée au onzième siècle par les Nyonyonsé. Pour la suite, Selon la version du Larlé Naba, détenteur des secrets de l’Empire mossi, les fondateurs, subissant des assauts répétés d’un peuple voisin, durent demander la protection de l’Empereur mossi Zoungrana, alors établi à Tenkodogo. Zoungrana confia la défense de la ville à son fils Oubri. Les Nyonyonsé se soumirent, et la localité fut alors baptisée "Wogdgo" : Venez m’honorer. C’est cette appellation qui aurait évolué pour donner "Woghodogo", puis "Ouagadougou" dans sa version occidentalisée.
La ville devint capitale de l’Empire mossi en 1441 sous le règne de Naba Niandéfo. Mais ce n’est qu’en 1681 qu’elle deviendra résidence permanente des empereurs, avec Naba Sanem.
Des quartiers se créent alors rapidement autour du palais impérial. Ils ont conservé jusqu’à ce jour leur nom : Ouidi, quartier du chef de la cavalerie. Dapoya, quartier des captifs affranchis. Paspanga, où les empereurs nouvellement intronisés vont recueillir la soumission des dignitaires de l’Empire, etc.
Devenue capitale du territoire de Haute-Volta en 1919, la ville perd sa prééminence pendant les années de partage du territoire (1932-1947). A la reconstitution de la Haute-Volta, l’administration est de nouveau transférée à Ouagadougou.
De l’ arrivée du chemin de fer, en 1954, jusqu’à l’indépendance (1960), la population de la ville va doubler, passant de 30 000 à plus de 60 000 habitants. Par la suite, le nombre de Ouagalais doublera régulièrement tous les dix ans : 500 000 au début des années 90 et plus d’un million aujourd’ hui.
 présentation des activités au Burkina Faso : plan stratégique 2011-2015


CARTE DU BURKINA FASO


Relief
Le territoire du Burkina se caractérise par son uniformité et sa planéité. Plus de 98 % du pays se situe entre 160 et 480 m d'altitude. Les trois quarts du pays se présentent comme vaste pénéplaine où se distinguent deux types de morphologie :
des buttes tabulaires cuirassées dominent de longs glacis ;
des croupes molles à versants convexes et de talwegs plus marqués et plus nombreux.En bordure de la pénéplaine du Sud-Ouest et du Sud-Est, on rencontre des collines birrimiennes, des falaises en bordure de formation sédimentaire à l'Ouest (Banfora) et au Sud-Est (Gobnongou) et quelques inselbergs granitiques (Pama, Wayen, etc.).
Le potentiel de terres du Burkina se réparti comme suit :
32 % du territoire soit 88 000 km2 sont des terres cultivables dont seulement 30 000 km2 sont actuellement cultivés 47 % du territoire servent de pâturage et de parcours pour cheptel. Les forêts (forêts de galeries, forêts clairs et savanes) couvrent 13 % du territoire soit 35 000 km2 ; 8 % du territoire sont utilisés à d'autres fins.Le Burkina a délimité 12 aires protégées totalisant une superficie d'environ 26 600 ha soit 8 % du territoire national.

Climat
Par sa latitude, le Burkina Faso est sous un climat tropical de type soudanien dans lequel alternent deux saisons de longueurs inégales. Une longue saison sèche (octobre à avril), due au passage d'un flux d'air sec (harmattan) originaire des hautes pressions sahariennes, suivie d'une courte saison humide (mai à septembre due au flux provenant des hautes pression océaniques de l'hémisphère sud qui déclenche la saison des pluies.
La durée de la saison des pluies et la pluviométrie totale annuelle permettent de distinguer quatre grandes zones climatiques :
zone sahélienne située au Nord du 14è parallèle reçoit environ 400 à 600 mm de pluie par an. La saison des pluies par an. La saison des pluies a une durée moyenne de 3 à 4 mois.
La zone sub-sahélienne située au nord du plateau mossi entre le 13è et le 14è parallèle reçoit une pluviométrie annuelle de 600 à 750 mm pour une durée de 4 mois.
La zone nord-soudanienne couvre la région centrale du pays entre 11°30' et 134° Nord. Elle reçoit une pluviométrie comprise entre 750 et 1 000 mm pour une saison d'environ 4 à 5 mois.
La zone sud-soudanienne située au sud du 11°30' nord reçoit une pluviométrie comprise entre 1 000 et 1 300 mm et la saison des pluies s'étale sur au moins 5 mois.Les précipitations sur tout le Burkina sont extrêmement variables d'une année à l'autre, et au cours de la même saison, d'une zone à une autre. Depuis une vingtaine d'année, on note ujne période de sécheresse avec translation des isohyètes vers le sud.
Les amplitudes journalières et annuelles des températures augmentent du sud vers le nord. Les maxima sont de l'ordre de 38° au sud et 42° c au Nord durant les mois de mars-avril, cependant que les minima sont de 13° au sud et 10° au Nord au cours des mois de décembre janvier.
L'évapotranspiration est élevée, elle varie entre 1 854 mm/an à Bobo (1 134 mm de pluviométrie) et 2 225 mm/an à Dori (560 mm de pluviométrie).

Végétation
La végétation est marquée par la prédominance des formations végétales à court peu fermé et l'existence d'une strate herbacée sur l'ensemble du territoire. Quatre grands types de végétation sont répartie en bandes parallèles aux isohyètes avec de légères variations en fonction des conditions pédologiques :

  • bande sahélienne caractérisée par une steppe arborée de balanites et acacias radian avec un tapis de graminées sur les dunes et le long des dépressions ;
  • la bande sud-sahélienne, composée de savanes arbustives et de formations herbeuses (Andropogon) ;
  • la bande sub-sahélienne, composée de savanes arbustives et de formations herbeuses (Andropogon) ;
  • la bande nord-soudanienne qui est formée d'une juxtaposition de formations résultant de la diversité des conditions pédologiques. La forte densité de peuplement fait que l'on rencontre rarement des formations ligneuses d'origine ;
  • la band sud-soudanienne localisée au sud-ouest et au sud-est est composée de forêts claires et des galeries forestières en bordures des cours d'eau permanents.

Le Burkina Faso compte quatre régions touristiques aussi riches les unes que les autres.

Région du Centre
Région des grandes rencontres et du tourisme d'affaires.
En effet, Ouagadougou capitale du Burkina Faso et ses environs offrent des curiosités qui attirent nombre de visiteurs : le musée de Manèga, le jardin de sculptures sur granit de Laongo, le ranch de gibier de Nazinga, les mares aux crocodiles sacrés de Sabou et de Bazoulé, l'habitat kassena de Tiébélé, etc. sont autant d'attraits de cette région qui offrent des possibilités d'excursions et de séjours variés et une infrastructure hôtelière de standing international. Ouagadougou est également célèbre pour son Festival de cinéma (FESPACO) et son Salon International de l'Artisanat (SIAO).

La région de l'Ouest
Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina, est réputée pour ses sites naturels fascinants et ses traditions millénaires. Musée, cathédrale, gare ferroviaire, marché de poterie, vieux quartiers, villages traditionnels, rites et musiques, places et monuments sont les caractéristiques essentielles de Bobo-Dioulasso, ancienne capitale coloniale du Burkina communément appelé “Bobo”, ville aux larges avenues ombragées, accueillante et ouverte. C'est le siège de la Semaine Nationale de la Culture
Dans les environs de la ville vous pouvez visiter la Guinguette, le Dafra, la mare aux hippos et les villages typiques de Koro, Koumi et Pala. Les dômes de Fabédougou, les cascades de Karfiguéla, le Lac de Tengrela, les Pics de Sindou, les Chutes de Tourni et de Niofila, les villages de Néguéni, de Douna, de Samorogouan, de Toussiana etc. vous émerveilleront aux environs de Banfora. La région Ouest couvre aussi le pays lobi où musées, ruines, sanctuaires et mœurs attirent de nombreux visiteurs.

La région de l'Est
Région par excellence du Tourisme cynégétique et de vision, elle renferme de nombreux parcs nationaux et réserves de faune : Parc national d'Arly, du W (réparti entre le Niger, le Burkina Faso et le Bénin) réserve de Pama etc.
Plusieurs espèces de la faune Ouest africaine sont présentes : lions, hipotragues, bubales, buffles, phacochères, singes, éléphants etc.

Le Sahel burkinabè
Mystérieux, étrange, superbe et séducteur, le Sahel est aujourd'hui encore traversé par les caravanes de chameaux, mais de plus en plus également par les caravanes motorisées. C'est le pays des Touareg, des Peulh et des Bella. Le pays des peuples nomades qui mènent leurs troupeaux de puits en puits. Des hommes fiers à la culture particulière, fine, au passé glorieux dont le style de vie change peu d'une génération à l'autre.Le visiteur n'oubliera jamais le souvenir que lui laissera la visite des dunes de sable et le sanctuaire d'oiseaux d'Oursi, le ranch de Markoye, les peintures rupestres de Pobe Mengao, d'Arbinda et les marchés multicolores de Gorom-Gorom, de Markoye etc...

Mare aux hippopotames de Bala
Elle se situe au cœur de la réserve mondiale de la biosphère du même nom. Il s'agit d'un plan d'eau de plusieurs kilomètres de long dans lequel vivent une importante population d'hippopotames.Située à 66 kilomètres au Nord-Ouest de Bobo-Dioulasso et à 25 Kilomètres du chef de lieu du département de Satiri, cette mare est équipée d'une barque d'une capacité de 15 personnes destinée à la visite-découverte. Accès très difficile pour les 25 kilomètres séparant Satiri du village de Bala.
La mare est envahie par une flore aquatique abondante et rendant l'embarquement difficile. L'étiage est particulièrement fort et rend nécessaire la construction d'une jetée (Warf) pour relier la terre ferme à la barque. La visite est présentement assurée par le groupement de pêcheurs.
La Guinguette
Elle est située à 21 kilomètres à l'Ouest de Bobo-Dioulasso dans la forêt classée de Kou.
C'est un plan d'eau naturel formant une sorte de piscine sur le cours de la rivière de Kou.
Forêt très riche en végétation (trois strates) abritant plusieurs sources (dont trois en activité) naturelles alimentant la rivière.
Aménagement existant de banquettes d'un bureau d'accueil et d'une paillote servant de snack-bar . En raison du biotope rare, ce site est extrêmement fragile et toute exploitation doit accordée une priorité à la protection et à la sauvegarde du biotope dont la disparition entraînerait celle de son intérêt.
Le Daffra
Il se situe à 8 kilomètres au Sud de Bobo-Dioulasso dans le quartier Bolmakoté.
C'est un plan d'eau sous forme de cuvette où se verse une cascade. Dans cette étendue d'eau vivent des silures.
Son accès en saison sèche est aisé. Par contre, en saison pluvieuse, il s'avère difficile.
C'est un lieu de culte animiste où les croyants viennent exprimer des vœux ; faire des offrandes. Les visites sont autorisées uniquement les lundi, vendredi et dimanche. La couleur rouge y est formellement interdite ; il en est de même pour les bijoux en or.

Lac de Tengrela
Il se situe à 7 kilomètres à la sortie de Banfora en direction de Sindou près du village de Tengrela. C'est un lac qui abrite une importante population d'hippopotames. Son accès est sans difficulté en toute saison. Fort étiage avec important retrait des eaux en saison sèche éloignant les hippopotames des berges . Existence d'un mirador d'observation ;
Possibilité de visite en pirogue organisée par les pêcheurs.

Cascade de Karfiguela
Elle se situe à 12 kilomètres environ de Banfora.
Ce sont des chutes d'eau dévalant des paliers de collines et tombant en cascade dans la suite du lit de la Comoé. La piste qui conduit au village de Karfiguela est peu praticable. C'est un lieu de culte des populations environnantes et est visitée par les touristes.(Je me suis rendu dans ces cascades et m'y suis baigné ! après autorisation de mr le maire et paiement du guide obligatoire ! un peu de marche, après avoir traversé une foret On est arrivé !)

Chutes de Tourny
Elles se situent à 86 kilomètres à l'Ouest de Banfora et à 33 kilomètres de Kankalaba.
C'est un grand bassin encaissé en contre bas d'un plateau qui le surplombe et à partir duquel coule une rivière se déversant dans le bassin et poursuivant son cours plus bas dans une plaine.
Elles sont accessibles par une piste praticable jusqu'à Kankalaba, puis très difficile entre Kankalaba et Tourny où la piste prend subitement fin.

Mare aux hippopotames de Douna
Elle est située à 49 kilomètres de Banfora (par voie directe) et 69 kilomètres par la route de Soubakagniédougou dans le village de Konadougou dans le département de Douna.
Son accès par la voie directe est passable, tandis que passant par Soubakagniédougou il est très facile. C'est une mare sacrée, peuplée d'hippopotames qui sont visibles à tout moment, où l'on offre des sacrifices périodiquement.
Elle a une superficie d'environ 40 hectares où la promenade en pirogue avec les pêcheurs est possible et est une zone intéressée par un projet de riziculture.

Mare au crocodiles sacrées de Koua
Elle située à 50 kilomètre au Nord-Ouest de Nouna dans la province de la Kossi. Son accès est passable. C'est une mare d'origine méconnue servant de lieu de culte où on y fait des offrandes afin que soient exhaussés les vœux formulés.
Pour y accéder, il faut obligatoirement passer au village de Koua et nul n'a le droit de s'y rendre seul.

fasotour


Carte du Burkina Faso

Haut de page

HISTOIRE


Histoire du Burkina Faso
L’histoire de tout un peuple !
-1er millénaire avant J.C. : Des pierres taillées, poteries et gravures évoquent une civilisation néolithique encore mal connue.
Les premiers agriculteurs qui défrichèrent la forêt, précédèrent les ancêtres des Mossi actuels, qui peuplent la plus grande partie du pays.
L’origine de ces cavaliers est mal connue. Constitués en une aristocratie militaire, ils passèrent des accords avec les autochtones, restés propriétaires du sol, comme en témoignent les rapports traditionnels existant entre les " chefs de terre " et les chefs de canton, qui détiennent le pouvoir politique.

thomassankara

Après être devenue une République au sein de la Communauté française, en 1958, la Haute-Volta accède à l'indépendance en 1960. La vie politique est dominée par le président Maurice Yaméogo et l'Union démocratique voltaïque, le parti unique, jusqu'à ce que la contestation n'entraîne un coup d'État, en 1966. Périodes démocratiques et renversements se succèdent par la suite. Porté au pouvoir par un coup d'État, en 1983, le capitaine Thomas Sankara exprime la volonté de réformer le pays dont il fait changer de nom de Haute-Volta à Burkina Faso. Son assassinat, en 1987, est suivi en 1991 par l'accession au pouvoir de Blaise Compaoré et l'adoption d'une Constitution qui pave à la voie à des élections multipartites dont l'opposition conteste la légitimité. Un virage vers le libéralisme économique est également amorcé au cours de la décennie, avec l'espoir d'insuffler une nouvelle vigueur à un des pays les plus pauvres du continent africain.
Au plan de l'organisation des pouvoirs, il s'agit d'un État unitaire. Le régime politique est présidentiel; le président gouverne sans nécessairement avoir l'appui de la branche législative. Le système électoral est du type proportionnel (liste). Le système partisan est généralement associé au multipartisme. 

La Colonisation

En 1888, une première expédition française menée par le Capitaine Binger atteint le territoire de l’actuel Burkina Faso. Les français entreprennent alors une séries de missions et entretiennent des liens (parfois tendus) avec les populations et autorités locales via le Mogho Naaba (chef des Mossis) et autres notables. En 1894, les troupes françaises entrent à Ouagadougou.
Après l’occupation de Ouagadougou, le 23 décembre 1896, le Mogho Naaba accepte le protectorat des Français, qui sont engagés dans une course aux colonies avec les Britanniques. Tandis que se constitue l’Afrique occidentale française jusqu’en 1919, les royaumes Mossis sont rattachés à une entité dénommée Haut-Sénégal-Niger.
C’est en 1919 qu’est constituée la colonie de Haute-Volta sur le territoire de l’actuel Burkina Faso ; elle comprend sept cercles : Gaoua, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Ouagadougou (chef-lieu), Dori, Say et Fada N’Gouma. Cependant, plusieurs éléments rendent l’autonomie de la Haute-Volta problématique : d’une part, les colonies voisines convoitent ce réservoir de main d’œuvre, et il manque aussi d’un accès à la mer. Ensuite, l’administration coloniale doit restreindre ses frais de fonctionnement. C’est pourquoi, en septembre 1932, la Haute-Volta est dépecée au profit du Soudan français (actuel Mali), de la Côte d’Ivoire et du Niger, en dépit des protestations du Mogho Naaba. Cependant, après les services rendus pendant la Seconde Guerre mondiale, la Haute Volta fut reconstituée en 1947 grâce à l’insistance du Mogho Naaba de l’époque.

burkina-faso.ca

perspective.usherbrooke

TRANSPORT 


Les transports au Burkina Faso
L'enclavement du Burkina Faso, s'il handicape l'essor économique du pays, a cependant conduit au développement de bonnes infrastructures routières. Toutes les routes burkinabé mènent forcément à une capitale étrangère : l'axe Ouaga-Bobo mène à Abidjan (Côte d'Ivoire) et Bamako (Mali), le Ouaga-Fada mène à Cotonou (Bénin) et Niamey (Niger), le Ouaga-Pô mène à Accra (Ghana) et le Ouaga-Tenkodogo mène à Lomé (Togo). L'ensemble des échanges économiques transite par ces frontières.
Dans une ville comme Ouaga qui, malgré son petit nombre d'habitant s'étend sur un cercle de 20km de diamètre, le transport est un véritable problème. Si la capitale burkinabé ne connaît pas les embouteillages que peuvent connaître Dakar ou Cotonou (ville deux fois moins étendues mais deux fois plus peuplées !), se rendre d'un point à l'autre de capitale n'en demeure pas moins un casse-tête pour des centaines de milliers de travailleurs et d'élèves. Les transports en commun son presque inexistants. Les bus de la SOTRACO sont rares, inconfortables et ne desservent qu'une toute petite partie de la ville ignorant ainsi les quartiers dits "non lotis" qui hébergent une population pauvre sur une couronne de 5 kilomètres tout autour du territoire "officiel" ouagalais.

Fret maritime au Burkina Faso
Vous souhaitez transporter des bagages, colis ou marchandises par bateau depuis ou à destination de Burkina Faso? Retrouvez ci-dessous la liste des compagnies proposant des services de fret maritime au Burkina Faso.

maritime expat-blog.com

AVION
 Les principaux aéroports du pays
Le Burkina Faso possède deux aéroports internationaux, situés dans les 2 plus grandes villes : Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Celui de Ouagadougou (OUA) est le plus grand et se trouve à seulement 3 km de la capitale. Il accueille régulièrement les vols pour le Burkina Faso en provenance d'Europe et sert de relais interne vers l'aéroport de Bobo Dioulasso (BOY), qui pour sa part est situé à environ 4 km du centre-ville, dans le sud-ouest du pays. Les principales compagnies aériennes proposant des billets d'avion pour le Burkina Faso sont Air France, Tunisair, Air Algerie et Royal Air Maroc.
Quelques conseils avant de prendre son vol
Sachez avant tout que l'obtention d'un visa est nécessaire pour séjourner au Burkina Faso. De même, avant la réservation de votre billet d'avion, assurez-vous que la durée de validité de votre passeport couvre au moins une période de 6 mois après votre date de retour. Un vol au départ de Paris dure en moyenne 6 heures avec un décalage horaire à l'arrivée de -1 heure en été et -2 heures en hiver.
En plus du vaccin contre la fièvre jaune qui est obligatoire, il est fortement conseillé de mettre à jour les vaccins universels (DTCoq Polio, hépatites A et B) et d'effectuer celui contre la méningite dès la réservation de votre billet d'avion. Sur place, dormez sous moustiquaire et suivez un traitement contre le paludisme. Enfin, la langue officielle du Burkina Faso est le français et la monnaie locale est le franc CFA (1 euro=655,957 FCFA).

alibabuy

LE TRAIN
[la gare ferroviaire SITARAIL de Ouagadougou]
Le train a une importance indéniable pour ce pays enclavé qu'est le Burkina. La ligne Ouaga-Abidjan est le poumon économique du pays. La majeure partie de ce qui est importé ou exporté au Faso passe par ce train. Mais c'est aussi le moyen de transport qui emmène le plus de passagers à l'étranger. Il faut savoir que durant les heures de gloire de la Côte d'Ivoire (sous Houphouët Boigny) des centaines de milliers de Burkinabè sont partis s'expatrier à Abidjan ou Bouaké pour soutenir la demande de main d'oeuvre dans l'industrie ou la production agricole (cacao, bananes, etc...). Le train était un moyen rapide et relativement bon marché pour rentrer au pays. La guerre civile qu'a connu la Côte d'Ivoire avec un sud accusant les Burkinabè de ses maux, a conduit bon nombre de ces derniers à rentrer définitivement au Faso. La Côte d'Ivoire est ensuite restée de fait coupée en deux pendant près de trois années (jusqu'en 2007) et le train s'est arrêté. Une castrophe économique pour le Burkina Faso



TANSPORT BUS/CAR
Plusieurs compagnies se partagent le marché. Certaines sont plus performantes et sérieuses que d'autres. Certaines sont spécialisées sur une destination alors que d'autres desservent tout le pays. La plupart de ces sociétés, enclavement du Burkina oblige, assurent également des liaisons internationales.
 un ticket Ouaga-Bobo" climatisé" à 6000CFA (9€) de la compagnie de transport SOGEBAF, l'une des principales du pays.
Il est donc possible de se rendre dans n'importe quelle ville du pays, à toute heure et 7j/7 dans des conditions de confort bonnes ou acceptables et à un prix raisonnable. Les liaisons durant souvent plusieurs heures, les gares routières sont souvent des lieux animés où se cotoient passagers et commerçants en tous genres venus vendre des victuailles pour le voyage ou des cadeaux pour ceux qui retournent au village.

planète
bus


Haut de page