Ong droit de l'homme

LES ONG DES DROITS DE L'HOMME

Les Ong de défense des droits de l'homme disposent d'une forte crédibilité auprès du public et des médias, qui accordent souvent plus d'attention à leurs positions qu'à celles des gouvernements.
En France de manière générale, la « plupart » des ONG sont enregistrées sous le statut d'association loi 1901. Les ONG les plus connues sont les ONG humanitaires (MSF…), cependant des ONG existent aussi hors du champ de l'aide humanitaire et de la solidarité internationale. Greenpeace est par exemple une des ONG les plus connues dans le domaine de la protection de l'environnement. Dans certains pays comme la Belgique et le Burkina Faso, le terme ONG est strictement défini et toutes les associations ne peuvent se revendiquer ONG.
Si votre structure est déjà enregistrée dans l'annuaire, vérifiez que votre fiche est bien à jour.. sinon vous pouvez ajouter votre ong.
Petit guide des mauvaises pratiques des ONG occidentales en déplacement...

Les ONG sont un acteur important des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Mais leur activité, surtout celle des plus importantes, crée tout un tas d'externalités négatives", comme diraient les économistes. Petit tour d'horizon du "worst of" des ONG.

Les ONG doivent changer d'attitude, sans quoi le fossé entre acteurs du Nord et populations du Sud ne cessera de se creuser !
Comment rendre efficace « l'ingérence » humanitaire dans les pays du Sud ? Sans vous réécrire le très bon article de Michel Galy, voici les principales idées qu'il avance au sujet des « professionnels occidentaux » qui cherchent à aider, supposant, les populations dans le besoin (supposent aussi).


  • Les « pros » des ONG vivent entre eux dans de riches quartiers réservés aux élites occidentales, ce qui leur donne une mauvaise image.
  • Ces micro-sociétés régies par leurs lois finissent par dérégler les structures au cœur desquelles elles sont supposées travailler. L'idée d'un « environnement durable » comme précisé dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement, c'est (enfin à mon sens), justement de ne pas imposer un modèle externe ou de dérégler les éco-systèmes locaux par l'arrivée de 4x4 climatisés !
  • Il existe une différence entre les micro-ONG très présentes sur le terrain, qui s'adaptent à la vie locale (ne serait-ce que faute de moyens de faire autrement) et les mastodontes de l'aide au développement.
  • L'humanitaire se professionnalisme, avec la présence d'écoles incontournables dans le milieu.

Conséquence :
le personnel local est affecté aux tâches de simples exécutants et n'est pas associé à la prise de décision, qui se fait souvent dans les QG occidentaux des ONG.
Les grandes ONG vivent dans des « sociétés parallèles », au point qu'elles n'utilisent même plus les infrastructures locales. Les voyages en avions, par exemple, sont souvent des vols spéciaux. Ils ne suivent l'actualité que sur les grands « networks » occidentaux, négligeant la vitalité des radios, dans le cas de l'Afrique. Les mafias locales s'enrichissent au passage du train de vie de ces consultants de l'humanitaire.
Les ONG locales, souvent nombreuses, sont reléguées au rang d'amateurs face à la haute technicité (en termes de moyens, de personnel, de durée) des ONG occidentales. Et pourtant, elles sont beaucoup plus proches des réalités du terrain.
Les ONG choisissent leur terrain de jeu… et ce n'est pas toujours le plus urgent, il leur est souvent plus facile de rester dans des zones d'accès facile qu'au fin fond des territoires. Sans parler de celles qui vont où elles veulent, sans aucune consultation des pouvoirs et sociétés civiles locales. Ces « choix de zones » peuvent avoir des répercussions sur la composition et/ou les interactions interethniques de ces pays.
Comme le dit l'anthropologue de l'université de Kinshasa, Léon Matangila :
« Politique, religion et ONG sont les trois voies congolaises de l'enrichissement rapide ! »


La vie et le bien-être des enfants exposés à de nombreuses menaces

Dix millions d’enfants meurent chaque année avant leur cinquième anniversaire, de malnutrition ou de maladie. Plus de 6 millions de décès sont imputables à des maladies qui auraient pu être évitées ou aisément traitées.
Des dizaines de millions d’autres enfants souffrent de handicaps physiques ou mentaux parce qu’ils ont été privés des aliments et des soins qui leur auraient permis de s’épanouir normalement. De nombreux décès sont dus aux effets pernicieux de la pauvreté, de l’ignorance, de la discrimination et de la violence.
Les familles, les collectivités, les pays et le monde tout entier subissent de la sorte une perte effroyable et irréparable.
Passé leur plus jeune âge, les enfants ne sont pas pour autant à l’abri de forces qui menacent leur vie et leur bien-être.
Des millions d'enfants sont tout particulièrement fragilisés parce que leurs droits sont fréquemment bafoués, en particulier ceux des jeunes filles .

 Droit des enfants

​ONG HUMAN RIGHTS WATCH

ONG HUMAN RIGHTS WATCH

Human Rights Watch est une organisation non gouvernementale à but non lucratif de défense des droits humains rassemblant une équipe de plus de 275 collaborateurs répartis dans le monde entier. Cette équipe comprend des professionnels des droits humains, dont des spécialistes par pays, des avocats, des journalistes et des universitaires, de nationalités et de profils divers.
Fondée en 1978, Human Rights Watch est réputée pour la précision de ses enquêtes et l'impartialité de ses rapports, son utilisation efficace des médias et son plaidoyer ciblé, souvent en partenariat avec des groupes locaux de défense des droits humains. Chaque année, Human Rights Watch publie plus de 100 rapports et documents d'information sur la situation des droits humains dans près de 80 pays, suscitant une importante couverture médiatique locale et internationale.
Grâce à l'influence que lui confère son travail, Human Rights Watch rencontre des représentants de gouvernements, des Nations Unies, d'institutions régionales comme l'Union africaine et l'Union européenne, d'institutions financières et de grandes entreprises afin de les inciter à apporter à leurs politiques et à leurs pratiques des changements qui favorisent les droits humains et la justice à travers le monde.


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AMNESTY INTERNATIONAL

AMNESTY INTERNATIONAL


Amnesty International est un mouvement mondial de personnes qui l​uttent pour les droits humains. Elle intervient au nom des victimes de violations de ces droits, en se basant sur une recherche impartiale et sur le droit international. L'organisation est indépendante de tout gouvernement, idéologie politique, intérêt économique ou religion.

Une vision
Le travail d'Amnesty se base sur sa vision du monde, un monde dans lequel toute personne jouit de l'ensemble des droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les autres textes internationaux relatifs aux droits humains.
Comment fut créée Amnesty ?

  • Une vision et une mission
  • Les questions les plus fréquentes
  • Les techniques d'action
  • Le financement
  • Amnesty et les organisations internationales
  • Amnesty aujourd'hui
  • La section belge francophone
  • Bio de Peter Benenson, fondateur
  • L'histoire d'Amnesty


Une mission
Afin d'être fidèle à cette vision, Amnesty International se donne pour mission de mener des recherches et des actions visant à prévenir et faire cesser les atteintes graves à l'ensemble de ces droits.

Des valeurs fondamentales
Amnesty International forme une communauté mondiale de militants des droits humains dont les principes sont la solidarité internationale, une action efficace en faveur de victimes individuelles, un champ d'action mondial, l'universalité et l'indivisibilité des droits humains, l'impartialité et l'indépendance, la démocratie et le respect mutuel. Des méthodes
L'organisation mène des recherches systématiques et impartiales sur des cas individuels et des pratiques bien établies d'atteintes aux droits humains. Les résultats de ces recherches sont rendus publics, avec exactitude, rapidité et constance.
Amnesty International intervient auprès des gouvernements, des organisations intergouvernementales, des groupes politiques armés, des entreprises et d'autres agents non gouvernementaux.
Outre son travail sur des atteintes spécifiques aux droits humains, Amnesty International demande instamment à tous les gouvernements de respecter la primauté du droit, ainsi que de ratifier et d'appliquer les textes relatifs aux droits humains.
L'organisation mène un vaste programme d'éducation aux droits humains ; elle encourage les organisations intergouvernementales, les particuliers et l'ensemble des composantes de la société à promouvoir et respecter les droits humains.


​amnesty

aVOCATS SANS FRONTIERE

AVOCATS SANS FRONTIERE

L'association "avocats Sans Frontières"
Juriste_sans_frontières Créée en avril 1992, à Montpellier, Juristes Sans Frontières se propose de réunir des professionnels du droit autour d'un même idéal : la défense des droits fondamentaux de la personne humaine et de la démocratie.
La démarche de J.S.F. s'inspire de l'article 1 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité".

Juristes sans Frontières se fixe deux objectifs :

  • ...Défendre et promouvoir les Droits de l'Homme, les libertés individuelles et collectives, en se référant en particulier aux instruments internationaux de protection des Droits fondamentaux.
  • ...Permettre à tous les professionnels du Droit de mettre leurs connaissances et leur expérience au service de cet idéal, par les moyens appropriés, notamment dans le cadre de missions d'investigation, d'expertise, de défense et de propositions auprès des autorités susceptibles d'y donner suite.

Juristes sans Frontières se définit comme une organisation de terrain : par l'expertise, la formation, la réflexion, elle vise à favoriser la mise en oeuvre du droit. Cherchant tout particulièrement à réaliser cet objectif global de développement des droits de l'homme au plan international, J.S.F. soutient la promotion du droit pénal international et les juridictions créées à cet effet.

​avocatssansfrontieres

ORGANISATION MONDIALE CONTRE LA TORTURE

 l'OMCT


Créée en 1985, l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)
constitue aujourd’hui la principale coalition internationale d’organisations non gouvernementales (ONG) luttant contre la torture, les exécutions sommaires, les disparitions forcées et tout autre traitement cruel, inhumain ou dégradant. Avec 311 organisations affiliées dans le monde à son Réseau SOS-Torture et plusieurs dizaines de milliers de correspondants dans tous les pays, l’OMCT est le plus important réseau d’organisations non gouvernementales actives dans la protection et la promotion des droits de l’homme dans le monde.
Son Secrétariat international basé à Genève accorde une assistance individualisée médicale, juridique et/ou sociale à des centaines de victimes de la torture et diffuse chaque jour des appels urgents dans le monde entier, en vue de protéger les individus et de lutter contre l’impunité. Des programmes spécifiques permettent d’apporter un soutien à certaines catégories particulièrement vulnérables comme les femmes, les enfants et les défenseurs des droits de l’homme. Dans le cadre de ses activités, l’OMCT soumet également des communications individuelles et des rapports alternatifs aux mécanismes des Nations Unies et collabore activement à l’élaboration de normes internationales de protection des droits de l’homme.

L’OMCT jouit du statut consultatif auprès des institutions suivantes : ECOSOC (Organisation des Nations Unies), Organisation Internationale du Travail, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, l’Organisation Internationale de la Francophonie et le Conseil de l’Europe.

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L'ONU

L'ONU PROMOUVOIR LE RESPECT DE L'HOMME

L'action méconnue des Nations Unies…
Les opérations de maintien de la paix et d'aide humanitaire de l'Organisation des Nations Unies (ONU) sont bien connues. Mais ses nombreuses autres manifestations dans notre vie de tous les jours le sont généralement moins. Ce site s'attache à montrer comment l'ONU, par sa structure et son action, s'emploie à créer un monde meilleur pour tous.

Le siège de l'ONU est au cœur de l'action entreprise au niveau mondial pour résoudre les problèmes auxquels l'humanité se trouve confrontée. Plus de 30 organisations apparentées, que l'on regroupe sous le terme « système des Nations Unies », collaborent à cette tâche. Sans relâche, l'ONU et sa famille d'organisations s'efforcent de promouvoir le respect des droits de l'homme, de protéger l'environnement et de lutter contre la maladie et la pauvreté. Ce sont les organismes des Nations Unies qui définissent les normes de sécurité et d'efficacité des transports aériens et contribuent à améliorer les télécommunications et à défendre le consommateur. L'ONU mène aussi les campagnes internationales de lutte contre le trafic des drogues et le terrorisme.
Dans le monde entier, le système des Nations Unies vient en aide aux réfugiés, met sur pied des programmes de déminage, aide à développer la production alimentaire et mène la lutte contre le sida.
En septembre 2005, les États Membres des Nations Unies se retrouveront à New York à la fois pour célébrer le soixantième anniversaire de l'organisation mondiale et pour planifier la concrétisation de l'idéal collectif consacré dans la Déclaration du Millénaire de septembre 2000. À cette époque, les États Membres, représentés au plus haut niveau – par 147 chefs d'État et de gouvernement –, avaient fixé des objectifs mesurables dans tous les domaines d'activité de l'ONU. Aujourd'hui, la communauté internationale tient un deuxième sommet de haut niveau pour s'assurer que ces objectifs seront atteints. À cette fin, le Secrétaire général a recommandé une série de changements visant à obtenir des résultats qui soient de l'ordre du possible. Dans son rapport « Dans une liberté plus grande », il a demandé que l'on adopte des mesures spécifiques dans les domaines du développement, de la sécurité et des droits de l'homme et que l'on renouvelle les institutions internationales, ONU comprise, pour réaliser plus facilement ces objectifs prioritaires.


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RESEAU D'ALERTE ET D'INTERVENTION POUR LES DROITS DE L'HOMME RAIDH

RAIDH 

Fondé en avril 2002, RAIDH est une ONG visant à remplir deux fonctions :

  • promouvoir et assurer le respect des droits de l'Homme en France et dans le monde en organisant des actions judiciaires, directes (de rue, sur Internet), de mobilisation des médias, de l'opinion publique et plus particulièrement des jeunes
  • venir en appui aux mouvements sociaux, ONG, citoyens organisés pour mettre au cœur de l'agenda politique et médiatique des sujets qui ont du mal à retenir l'attention des pouvoirs publics


Notre engagement
RAIDH s'est organisé en réseau afin de promouvoir et faire respecter les droits de l'Homme. RAIDH mène des actions en son nom propre et de manière collective. Depuis 2002, notre équipe s'est mobilisée autour de la queston des violences policières et du Taser. Parallèlement, RAIDH est venu en appui à différents collectifs d'ONG pour organiser des événements publics sur la dette des pays du Sud, l'OMC, l'aide publique au développement...

Découvrez notre :

  • histoire,
  • mandat,
  • philosophie,
  • statut juridique
  • rapport annuel d'activités 2009.


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L'ACAT-France

L'ACAT-France


C'est en 1974, le 16 juin, qu'une quarantaine de chrétiens fonde l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) à Versailles, en France.
À l'origine, deux femmes, Hélène Engel et Edith du Tertre, sensibilisées à la question de la torture à la suite d'une conférence d'un pasteur italien revenant du Sud-Vietnam, Tullio Vinay. Il y témoigne des tortures répétées et en appelle aux chrétiens : « Pendant combien de temps, nous, chrétiens, laisserons-nous défigurer le visage du Christ sans réagir ? ». Bouleversées par cet appel et par celui de l'Esprit dont elles venaient de faire l'expérience lors d'un voyage aux Etats-Unis, elles décident de s'engager dans la lutte contre la torture. Elles y consacreront leur vie.
Membres de l'Église réformée, elles choisissent de mobiliser particulièrement les chrétiens, parce qu'elles considèrent que le message de l'Évangile est incompatible avec la torture. Elles réunissent autour d'elles quelques amis protestants, catholiques et quakers. Des orthodoxes ne tarderont pas à les rejoindre. La vocation œcuménique, jamais démentie, de l'ACAT est née.
Ce sera donc l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture. Son rôle premier est de répercuter dans les Églises et les diverses communautés les horreurs perpétrées dans le monde entier.

L'ACAT se donnera pour but de combattre la torture partout dans le monde, sans distinction idéologique, ethnique ou religieuse. Par la suite, l'abolition de la peine de mort sera ajoutée à son mandat, ainsi que la défense du droit d'asile.
En octobre 1982, l'ACAT ajoute à son mandat originel la lutte contre la peine de mort, ainsi qu'en avril 2000, la protection des victimes.
Le 18 octobre 1992, l'ACAT est reconnue d'utilité publique par décret publié au Journal Officiel.
Le 27 mai 1992, l'ACAT reçoit l'agrément du Ministère de la Jeunesse et des sports au titre de la Jeunesse et de l'Éducation populaire, par arrêté préfectoral, ce qui l'autorise à œuvrer dans les collèges et lycées.

CONTACT
7 rue Georges Lardennois
75019 - Paris
Tél. : 01 40 40 42 43

acatfrance

COALITION POUR LA COUR PENALE INTERNATIONALE


Histoire de la CCPI

Une chronologie de l'histoire de la CCPI, depuis sa création en 1995 avec 25 membres jusqu'à la formation d'un réseau mondial de plus de 2 000 organisations membres représentant toutes les régions.

Présentation générale
La CCPI facilite l'accès des ONG aux négociations sur la CPI, y compris aux réunions de l'Assemblée des États parties (AEP), et permet aux ONG de se rencontrer, de s'informer et de préparer des stratégies sur des questions relatives à la Cour.
La Coalition pour la Cour pénale internationale comprend 2 500 organisations du monde entier travaillant en partenariat afin de renforcer la coopération internationale avec la CPI, de garantir que la Cour soit équitable, efficace et indépendante, d'assurer que la justice soit à la fois visible et universelle et de faire promouvoir le renforcement des législations nationales pour de donner justice aux victimes de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

L'histoire
En 1995, un petit groupe d'ONG décident de travailler ensemble et de coordonner leurs efforts afin de soutenir la mise en place d'une cour criminelle internationale. Depuis, la Coalition pour la CPI — un réseau mondial d'ONG — s'est développée en réseau comptant plus de 2 000 organisations membres de toutes les régions du monde, et représentant ainsi un grand nombre d'intérêts et d'expertise.
Ces différentes ONG se sont unies pour promouvoir une Cour pénale internationale juste, efficace et indépendante et ont largement participé à chaque stade du processus, de la Commission préparatoire à la Conférence de Rome, de la Commission préparatoire de l'ONU pour la CPI à l'Assemblée des États parties (AEP).

Président et Equipe de la CCPI
Une biographie de William R. Pace, Président de la CCPI et Directeur de World Federalist Movement-Institut for Global Policy (WFM-IGP), organisation qui sert également d'agent fiscal et juridique pour la Coalition, ainsi qu'une liste des membres du Secrétariat de la Coalition à New York et La Haye.

Comité exécutif
Un groupe central d'ONG reconnues et respectées, formant le Comité exécutif de la Coalition, détermine les objectifs de la CCPI, guide le travail du Secrétariat de la Coalition et joue un important rôle d'observateur stratégique.

Réseaux régionaux et nationaux
Les coordinateurs régionaux de la CCPI sont basés dans toutes les régions du monde et servent de points de contact pour coordonner les efforts des coalitions nationales et des réseaux régionaux.

Caucus par thème
Les Caucus sectoriels représentent des groupes d'intérêts particuliers, contribuent au travail de recherche de ces groupes et présentent des rapports fondés sur le point de vue des groupes religieux, groupes pour la défense des victimes, des enfants et des femmes.

Groupes de travail des ONG par thème
Les groupes de travail des ONG se concentrent plus sur les efforts fournis par les ONG par le biais d'échanges d'informations, de développement de stratégies et de rapports de position, de division des responsabilités entre les experts d'ONG et s'assurent de couvrir tous les thèmes clefs.

Ceux qui nous aident
La Coalition bénéficie de l'aide de ses membres, du soutien d'un groupe composé de personnes importantes, les Amis de la CCPI, et des contributions financières de ses donateurs.


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ICRA INTERNATIONAL


ICRA International

Mouvement de solidarité avec les peuples autochtones. Apolitique et non confessionnelle, totalement indépendante, ICRA s'articule autour de 3 axes :
Défense des droits des Peuples Autochtones :
Diffusion d'informations (magazine IKEWAN, le journal des peuples premiers, site Internet), missions d'enquête, campagnes de pétitions, conférences de presse.

Programmes de terrain :
Mise en place en coordination avec les peuples autochtones de programmes d'aide à l'autosuffisance alimentaire, éducative, sanitaire et médicale.

Action pour la sauvegarde des cultures :
Connaissance, recensement, promotion et sauvegarde des mémoires et cultures autochtones.
ICRA International
est constituée d'un réseau de 250 correspondants autochtones (personnalités ou associations) qui proposent les campagnes et les programmes de terrain. Ils sont soutenus et relayés par les bénévoles et les membres de l'association. de fonds échouent, mais ce sont des expériences instructives. Chaque fois, vous apprenez par vos erreurs, et vous devez essayer d'améliorer les choses.

Action de terrain - introduction
Au travers de ses deux départements, Akassa (Agir avec les peuples oubliés) et FMCA (Fonds Mondial pour la sauvegarde des Cultures Autochtones), ICRA initie des programmes de terrain afin de :
* mettre en place, avec les populations autochtones et uniquement sur leur proposition, des programmes d'aide à l'autosuffisance alimentaire, éducative, médicale et sanitaire.
Ces programmes, gérés par les populations, visent à une plus grande autonomie des communautés afin qu'elles puissent conserver leur mode de vie originel et évoluer à leur propre rythme.
* soutenir les initiatives des communautés autochtones pour le recensement, la sauvegarde et la promotion des mémoires et des cultures autochtones afin d'encourager la transmission de leurs patrimoines culturels, de leurs langues et de leurs traditions orales.
Ces programmes doivent également constituer un pôle d'échange pour la connaissance et la sauvegarde du patrimoine culturel de l'humanité et contribuer au renouveau du dialogue des civilisations.


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FEDERATION INTERNATIONALE DES LIGUES DES DROITS DE L'HOMME


FIDH fédération internationale des ligues des droit de l'homme

* 1922 La FIDH est créée par une vingtaine de ligues nationales, à l'initiative des ligues française et allemande. Elle est alors la première organisation internationale de défense des droits de l'Homme. Son mot d'ordre : « La paix pour les droits de l'Homme ».

* 1927 La FIDH propose une « Déclaration mondiale des droits de l'Homme » puis une Cour criminelle internationale.

* 1936 La FIDH adopte un complément de déclaration incluant en particulier les droits de la mère et de l'enfant et des personnes âgées, le droit au travail et à la protection sociale, le droit aux loisirs et à l'éducation.


* Années 40 La FIDH s'engage dans la lutte contre le nazisme. Son Président, Victor Bash, est assassiné par la milice à Lyon.

* Années 50 Dispersée ou clandestine pendant la Seconde Guerre mondiale, la FIDH est reconstituée après-guerre et développe ses actions de protection des droits de l'Homme. Elle lance les premières missions d'enquête et d'observation judiciaire. Les prises de position de la FIDH sont complétées par les témoignages des victimes rapportés par ses chargés de mission Deux de ses plus éminents dirigeants, René Cassin et Joseph-Paul Boncour, participent à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

* Années 80 Les modalités d'action de la FIDH s'élargissent, en particulier au sein des Nations unies. La diversification de ses missions d'enquête se prolonge par un activisme accru au sein des instances internationales.

* Années 90 La chute du mur de Berlin et la fin de la Guerre froide marquent le développement spectaculaire des ONG nationales de défense des droits de l'Homme à travers le monde. La FIDH accompagne cette évolution dans le cadre, notamment, de programmes de coopération juridique, dans des contextes de transition politique :
Europe de l'Est, Afrique subsaharienne, Afrique du Nord et Moyen-Orient, Amérique latine... À cette époque, la FIDH passe de soixante-six à plus de cent organisations membres. Elle compte parmi les ONG les plus représentatives de la société civile internationale et est reconnue comme un acteur
incontournable de la lutte pour les droits de l'Homme dans le monde. En 1990, la FIDH réunit à Prague, pour la première fois, l'ensemble de ses affiliés et partenaires d'Europe de l'Est, enfin libérés de leur dictature. En 1997, elle tient son premier Congrès mondial dans un pays du Sud, à Dakar. Ce Congrès confirme l'urgence de contrer une mondialisation économique porteuse de violations flagrantes des droits humains.

* Années 2000 En 2001, la FIDH tient son Congrès au Maroc. L'impératif de responsabilité des auteurs de violations des droits de l'Homme qu'ils soient États, entreprises, institutions ou individus est au cœur de
la mobilisation du mouvement. En 2002, la Cour pénale internationale entre en vigueur. C'est la concrétisation de l'un des plus anciens combats de la FIDH. En 2003, le prix Nobel de la paix est attribué à Shirin Ébadi, avocate iranienne, partenaire de longue date de la FIDH, honorant ainsi l'engagement quotidien des défenseurs des droits de l'Homme aux côtés des victimes.

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GROUPE D'INTERVENTION DE SOUTIEN DES IMMIGRES GISTI


GISTI


 le Groupe d'information et de soutien des immigrés, association indépendante à but non lucratif qui, à partir de sa connaissance du droit — français, européen et parfois international
des étrangers et de son expérience des pratiques juridiques défend les étrangers, propose des formations et des publications et participe au débat d'idées sur les politiques migratoires.

Le Gisti ?
Que vous visitiez le site du GISTI par curiosité ou dans un but déterminé, sachez que vous trouverez dans « Le GISTI ? » une sorte d'autoportrait de l'association où vous pourrez apprendre quelles sont ses compétences, ses activités et son histoire, comment la contacter selon ce que vous en attendez, comment avoir accès à ses permanences juridiques, commander ses publications ou s'y abonner, s'inscrire à ses formations, comment l'aider financièrement ou par une collaboration bénévole.
Publications
Pour en savoir plus sur tous les documents publiés par le GISTI, qu'ils soient pratiques ou de conception plus juridique, allez dans Publications, où vous trouverez la présentation de tous les ouvrages disponibles ou non (ce qui est précisé), ainsi que des bulletins de commande et d'abonnement.

  • * Pratique - Pour éviter des difficultés à ceux qui souhaitent se renseigner en priorité sur les publications conçues dans un esprit pratique et qui craindraient une approche trop juridique, nous conseillons de consulter les collections des « Guides » et des « Notes pratiques » et la rubrique « Pratique », où ils trouveront des courriers-type (modèles de recours et de lettres à l'administration).
  • * Le droit - Ceux qui, en revanche, recherchent des données plus juridiques peuvent visiter « Le Droit », où ils trouveront notamment les documents que le GISTI a longtemps appelés des « brochures », la collection des « Cahiers juridiques » et celle des « Notes juridiques ». Ils y trouveront également la référence des textes juridiques (lois, décrets, circulaires).
  • * « Plein Droit » - C'est la revue trimestrielle du GISTI. Conçue pour être accessible à un large public, elle examine, sous l'angle de l'analyse et du débat d'idées, les politiques françaises et européennes relatives aux migrants et aux migrations, aborde nombre de faits sociaux liés à la présence des étrangers, dénonce les atteintes à leurs droits et libertés. « Plein Droit » comporte une rubrique de jurisprudence.
  • On peut prendre connaissance des sommaires de la revue, commander les numéros disponibles, s'y abonner et lire une sélection de ses articles. A noter qu'un dispositif d'indexation permet de naviguer dans le contenu de la revue à partir de mots-clefs.


Idées
Si vous voulez savoir comment le GISTI a réagi récemment ou plus anciennement à l'actualité — que ce soit en tant que tel (communiqués) ou dans un cadre collectif (communiqués inter-organisations) —, reportez-vous à Idées, où vous trouverez également les pétitions soutenues par l'association. Vous pourrez y prendre connaissance de la Lettre ouverte à Lionel Jospin du 10 juillet 1997, que le GISTI a adressée au premier ministre en compagnie de cinq partenaires. Ce document présente l'intérêt de définir les orientations essentielles du GISTI en matière de politique migratoire.
Vous y trouverez encore une sélection d'articles de presse, les uns simplement référencés, les autres entièrement accessibles.

Formations
Depuis qu'il existe, le GISTI dispense des formations à celles et à ceux qui, pour des raisons professionnelles ou pour des motivations militantes (les deux ne sont pas incompatibles), veulent en savoir plus sur la réglementation relative aux étrangers. Pour prendre connaissance des thèmes et des dates des sessions, des conditions d'inscription, des possibilités de demander une intervention du GISTI, consultez la rubrique Formations.

Aider le Gisti ?
Le GISTI est une association de petite taille aux moyens humains et financiers limités. La situation difficile d'un nombre croissant d'étrangers pèse lourdement sur lui à divers titres :
charge de travail des bénévoles et des salariés en raison du nombre des questions relatives à des situations individuelles ; multiplicité des demandes d'interventions et de formations ; nécessité de publier de plus en plus de documents adaptés aux besoins de publics variés, qui n'ont pas toujours les moyens de les payer.
Ce qui signifie que le GISTI est fragile et qu'il a besoin de votre aide aussi bien pour garantir sa survie que pour garantir son indépendance. Si vous souhaitez concourir à l'une et à l'autre, cliquez sur Aider le GISTI.

Adresses utiles
Tout n'étant pas dans le GISTI et réciproquement, vous serez peut-être satisfait d'aller directement dans Adresses utiles si vous chercher en priorité des organisations voisines ou proches, d'autres permanences juridiques ou des sites Web dont le contenu complète celui du GISTI.

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ASSOCIATION MONDIALE POUR L'ECOLE DE LA PAIX


L'Association mondiale pour l'école instrument de paix (EIP)


est une organisation internationale non gouvernementale fondée à Genève, en 1967. Elle est dotée du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), de l'UNESCO, de l'Organisation Internationale du travail (OIT) et du Conseil de l'Europe. Elle conduit des activités dans le domaine de l'éducation aux droits de l'homme, à la paix et à la citoyenneté. Consciente du rôle majeur que peut jouer l'école à cet égard, l'EIP contribue activement à intéresser le monde scolaire , les autorités politiques et l'opinion publique en général à une telle formation. C'est dans cette perspective que l'EIP milite pour la réalisation pleine et entière du droit à l'éducation et s'inscrit dans la lutte contre toute forme d'injustices et d'inégalités, sources de ruptures et d'exclusions. En 1984, l'EIP crée le Centre international de formation à l'enseignement des droits de l'homme et de la paix (CIFEDHOP).

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DROITS PARTAGES

Exploiter une base documentaire sur Internet

Déjà riche de plus d'un millier de documents multimédias, le site Droits Partagés met à la disposition du public scolaire et éducatif une base de données documentaire retraçant l'évolution des droits de l'homme aux droits de l'enfant de 1789 à nos jours. L'accès direct aux documents numérisés et la diversité des médias et des sources en font toute son originalité et sa richesse.
Présidente de la commission Droits de l'Enfant de la Ligue des Droits de l'Homme de 1991 à 2001, Elisabeth Auclaire a conçu " Droits partagés, des droits de l'homme aux droits de l'enfant " pour répondre aux attentes exprimées par les jeunes et les enseignants qu'elle a rencontrés. Soutenu par des partenaires institutionnels et associatifs, ce projet est réalisé en co-production par l'association "Droits Partagés" et par les Ceméa. Les droits évoluent, il faut en connaître l'histoire et le sens. Il n'y a pas une vérité qui s'imposerait formellement à tous, dans tous les pays, mais nous sommes animés par le désir de vivre ensemble en harmonie, de préserver la paix en échangeant nos savoirs, nos idées en apprenant à s'écouter pour se connaître et se comprendre.

Chacun de nous évolue, nos idées et nos choix aussi. Nous avons cherché dans des lieux divers, publics ou privés, souvent difficiles d'accès, les documents que vous pourrez consulter, utiliser selon vos besoins : textes officiels, textes d'experts ou de praticiens, mais aussi témoignages, débats, textes littéraires, philosophiques, dessins, tableaux, photos, documents sonores et vidéos...
Des pistes pour un travail interdisciplinaire du primaire au lycée tenant compte des objectifs en information-documentation

En cette année 2008 où est célébré le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, des professeurs documentalistes ont rédigé une affichette afin de mieux faire connaître les ressources du site Droits Partagés. Nous avons besoin de votre soutien pour faire connaître cet outil unique pour la formation du citoyen de demain.

droitspartages

OBSERVATOIRE INTERNATIONAL DES PRISONS


l'Observatoire international des prisons.

Historique

  • Novembre 1990 : création de l'Observatoire international des prisons.
  • 1991 : Parution dans Le Monde d'un appel « Pour un observatoire international des prisons ».
  • 1992 : Début des travaux du secrétariat international, basé à Lyon.
  • 1993 : Parution du premier rapport annuel, à Genève.
  • 1995 : Obtention du statut consultatif à l'ONU.
  • 1998 : Parution de l'ouvrage Enfants en prison.
  • 1999 : Interruption des activités du secrétariat international.


Les grandes dates de la section française de l'OIP
2007 : L'OIP-SF et ses partenaires des Etats généraux de la condition pénitentiaire rendent publics les engagements engagements pris par les différents candidats à l'élection présidentielle pour réformer profondément le régime des prisons en France. A l'occasion du 10 décembre, journée international des droits de l'homme, l'ensemble des bibliothèques des prisons reçoivent le Guide du sortant de prison, et le n° 58-59 de la revue Dedans dehors consacré aux Etats généraux de la condition pénitentiaire, soit au total 2 500 exemplaires de ces ouvrages mis à disposition des personnes détenues. 
2006 : L'OIP-SF lance avec 10 organisations syndicales de magistrats, d'avocats et de personnels pénitentiaires et associations de réinsertion et de droits de l'homme une consultation de l'ensemble des acteurs du monde judiciaire et carcéral, dans le cadre des Etats généraux de la condition pénitentiaire. Publication d'un nouvel ouvrage de l'OIP-SF : le guide du sortant de prison. Le 10 décembre, à l'occasion de la journée internationale des droits de l'homme, l'ensemble des bibliothèques des prisons reçoivent deux ouvrages de l'OIP-SF, le Guide du prisonnier, ainsi que le Guide du sortant de prison, soit au total, 1800 exemplaires mis à disposition des personnes détenues.
2005 : L'OIP-SF et Emmaüs organisent à Paris le Colloque « Pauvreté, exclusion la prison en question ». L'Observatoire lance un manifeste pour « que cesse le scandale du traitement hospitalier des détenus » ; contribue à l'élaboration de deux études portant sur « les mineurs en milieu carcéral » et « la santé en prison » de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH). Publication du second rapport sur les conditions de détention en France. Le 10 décembre 2005, journée internationale des droits de l'homme, l'OIP-SF et ses partenaires, dans le cadre d'une opération « retour à la case prison », revendiquent l'instauration d'un contrôle extérieur et indépendant des prisons. Par ailleurs, l'ensemble des bibliothèques des prisons recoivent deux ouvrages de l'OIP, le Rapport 2005 sur les conditions de détention en France et le Guide du prisonnier, ainsi que les Actes du colloque « Pauvreté, exclusions. La Prison en question », soit au total 4500 exemplaires mis à disposition des personnes détenues.
 L'OIP-SF est rapporteur de l'étude de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) portant sur « les droits de l'homme dans la prison ». Publication de la troisième édition du Guide du prisonnier. Au cours de l'opération "retour à la case prison" organisée par l'OIP-SF et 12 associations/syndicats, 67 parlementaires visitent 37 établissements. Dans le cadre de la journée mondiale des droits de l'homme, 108 délégations citoyennes remettent le 10 décembre plus de 1500 exemplaires du Guide au sein des bibliothèques des établissements pénitentiaires.
2003 : L'OIP-SF appelle les personnes détenues à porter plainte pour des conditions d'hébergement incompatibles avec la dignité humaine. Publication du premier rapport de la section française sur les conditions de détention en France.
2002 : A la veille des élections présidentielles, l'OIP-SF interroge les candidats sur la question des prisons. Interpellation des parlementaires sur la sursuicidité carcérale. Initiation d'une dynamique de recours devant les juridictions administratives et judiciaires.
2001 : Lancement du site internet. L'Observatoire engage une consultation parallèle sur la loi pénitentiaire : envoi d'un questionnaire à 600 personnes détenues dans 130 prisons et mise en ligne d'un questionnaire destiné à l'ensemble des acteurs du monde carcéral.


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WEB'XCLUSION


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L'exclusion enfin à la portée de tous !
Sans domicile fixe, prison, asile de nuit, foyer d'hébergement, soupe populaire, petits boulots, solitude, aide médicale gratuite, éducateur spécialisé, fin de droit, revenu minimum d'insertion... tous ces mots qui te font rêver feront bientôt partie de ton quotidien et n'auront plus de secret pour toi.
L'exclusion à la française
En France, six millions d'exclus fêtent l'An 2000 et la civilisation des loisirs, contemplent l'explosion du commerce sur internet, réfléchissent sur les bienfaits de la mondialisation, rêvent de faire des heures sup et de payer l'impôt sur la fortune. Six millions. Pas un de plus.
Qu'attendent donc les cinquante-quatre millions restant ?
L'exclusion laisse beaucoup trop de personnes au bord du chemin et il est temps de la mettre à la portée de tous dans un souci d'égalité et de justice. Les politiques de tous sexes le confirment : l'exclusion est leur principale préoccupation (1). On peut donc être rassuré, l'exclusion est bien l'avenir de l'Homme.
S'il est très facile de se fracturer le social, inutile d'encombrer les urgences pour autant. C'est pour venir en aide à ceux qui avaient cru de bonne foi qu'il leur serait enfin possible de devenir eux aussi les heureux bénéficiaires de l'exclusion que ces pages ont été écrites. Tu trouveras ici la marche à suivre pour choisir la meilleure galère et déjouer les pièges qui te guettent avant de devenir exclu qualifié.

La longue marche
Devenir exclu de haut niveau ne se fait pas en un jour, mais il faut bien commencer par faire le premier pas. Puis un autre. Et encore un autre.
D'ailleurs, tu passeras ton temps à marcher au hasard des rues. Tu feras démarches sur démarches. La société passera un marché avec toi (d'où l'expression "société de marché"). Tu marcheras de protestation, solidement encadré de récupérateurs solidaires. Tu marcheras dans des combines pourtant recommandées par tes meilleurs amis. Tu découvriras que les bureaux où tu te rendras sont toujours précédés de nombreuses marches afin que tu comprennes bien qui est le supérieur et qui est l'autre. Tu t'apercevras que parmi les 54 millions de non-exclus il y en a un certain nombre prêt à te marcher dessus à la première occasion. Y compris quelques politiques recherchant un marchepied pour grimper dans les sondages.
Pour finir, à toi la gloire de gravir une à une les innombrables marches de la réinsertion qui défileront sous tes pieds tel un escalier roulant pris à rebrousse-poil.
C'est bien la preuve que l'exclusion, pour marcher, ça marche !

Deviens exclu professionnel, c'est l'Etat qui sponsorise
Fonction publique et exclusion sont les deux plus gros employeurs du pays. Dans les deux cas c'est la collectivité qui paie. Attention : le cumul est interdit ! Impossible d'être à la fois fonctionnaire et exclu. En revanche, pour devenir SDF ou RMIste nul besoin de concours, ou alors de circonstances.
Avec un peu de bonne volonté et l'utilisation judicieuse des informations rassemblées ici tu peux toi aussi devenir un exclu. C'est un droit inaliénable reconnu à tout individu.
En 1999, la Bourse de Paris a gagné plus de 40 % tandis que le RMI n'augmentait que de 2 %, c'est dire la marge de progression disponible.
Fais valoir ton droit à l'exclusion : exige des ASSEDIC une indemnité dégressive, de la CAF une prime de Noël, de la Sécu des soins vétérinaires gratuits. Réclame au CCAS des bons d'alimentation pour pouvoir toi aussi manger du poulet d'épuration et du boeuf anglo/portugais étiqueté argentine. Demande au Trésor Public une attestation de non-imposition pour ne plus payer la redevance télé. Fais valoir tes droits auprès de la CRAM pour toucher ton minimum vieillesse. Rappelle à la COTOREP qu'il t'est impossible de te présenter à leurs bureaux parce qu'ils ne sont pas accessibles aux handicapés.
Et ce ne sont que quelques exemples de "lieux communs" qui sont le quotidien de l'exclu de base. Il n'y aurait même pas quelques miettes pour toi ? Allez, un petit effort, l'exclusion se mérite.
Il est hors de doute que tout a été dit, écrit, imprimé, crié ou gémi sur le malheur, à cette réserve près que ce n'est jamais le malheur qui parle, mais n'importe quel heureux bavard au nom du malheur.
(Georges Bataille)

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COMITE CONTRE L'ESCLAVAGE MODERNE


LE COMITE CONTRE EXCLAVAGE MODERNE

Fondé en 1994 par Dominique Torrès, journaliste, le Comité Contre l'Esclavage Moderne (CCEM) a pour objectif premier de lutter contre toutes formes de servitude, d'assister, et de libérer s'il y a lieu, les victimes de l'esclavage. Depuis sa création, le CCEM a porté secours en France à plus de quatre cents victimes de l'esclavage domestique. A chacune, nous proposons un accompagnement...

juridique
Procédures pénales, prud'homales et civiles, recours devant le CEDH
social
Hébergement, suivi médico-psychologique et accompagnement socio-éducatif
administratif
Démarches auprès des organismes publics

Le CCEM s'appuie sur un petit nombre de permanents et sur un réseau d'environ 80 bénévoles : familles d'accueil, avocats, psychologues, traducteurs, médecins, étudiants ou retraités, tous motivés par un profond attachement aux droits humains fondamentaux.
LES ACTIONS DU CCEM

  • Assistance aux victimes :
  • le Comité prend en charge les victimes, les assiste dans leurs démarches administratives et juridiques afin que justice soit rendue, leur trouve un hébergement, leur assure un suivi médical et psychologique, leur propose des cours d'alphabétisation, les oriente vers des formations professionnelles et les accompagne dans des activités culturelles et artistiques.
  • Lobbying :
  • Il poursuit une politique d'information du grand public et alerte le monde politique pour faire évoluer notre législation sur les formes contemporaines d'esclavage et la traite des êtres humains et apporter un statut aux victimes.
  • Prévention :
  • le CCEM intervient dans les pays d'origine des victimes avec l'aide des ONG locales. Il a créé un CCEM à Madagascar pour mener à la fois des actions de prévention et de réinsertion des victimes. En France, il travaille avec les associations des communautés étrangères.


Europe :
Grâce à des financements de l'Union Européenne le CCEM a suscité la création de Comités en Belgique, en Italie et en Autriche et travaille en réseau avec d'autres organisations. Il a également réalisé une étude comparant les législations de six pays en matière de traite humaine et des formes contemporaines d'esclavage, et a publié une brochure, un guide et produit une vidéo sur les pratiques d'aide aux victimes.
Le CCEM a des antennes à Bordeaux, Fort de France et Lyon.


esclavagemoderne