Droit de l'homme Côte d'ivoire

INFOS DU MOIS DROIT DE L'HOMME



Droit International Humanitaire : La Côte d’Ivoire abrite le séminaire
Publié le mercredi 20 novembre 2013 |Le Democrate

Société civile ivoirienne 2013

A l’ouverture officielle de la deuxèime Session de formation en Droit International Humanitaire et Pénal, samedi dernier, l’Institut International des droits de l’homme (Iidh) de Strasbourg, la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté (Fnf), l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et la Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire (Cndhci) ont rappelé l’importance du rôle de l’Etat et de la Communauté internationale ainsi que leur responsabilité dans la protection de l’individu. Mme Paulette Badjo Ezouehu, Présidente de la Commission nationale des droits de l’homme a indiqué que ce type d’initiative répond aux exigences et aux besoins d’un pays meurtri par un conflit qui aura conduit à des violations massives des droits de l’homme. Quant à Guillaume Ngefa, des Droits de l’homme aux Nations Unies, il est revenu sur l’importance du rôle des Etats et de la Communauté internationale dans la prévention du génocide, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ainsi que de l’épuration ethnique qui constituent le corpus normatif de la responsabilité de protéger.

Il a ensuite décliné les trois principaux piliers de la responsabilité de protéger, à savoir la responsabilité de l’Etat dans la protection des populations civiles contre ces crimes de masse, l’assistance de la communauté internationale et le renforcement des capacités et enfin l’action résolue en temps voulu de la Communauté internationale. L’accent a été mis ensuite sur la prévention, notamment au travers d’actions individuelles des Etats, telles que la création de points
focaux ou de mécanismes étatiques de prévention comme c’est le cas aux Etats-Unis où il existe un Conseiller spécial du Président sur la prévention du génocide et des crimes de masse. Toujours dans cette perspective de prévention, le travail de suivi opéré par les Conseillers spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies sur la responsabilité de protéger et celui de la prévention du génocide ainsi que les activités de la Cour pénale internationale contribuent à la mise en œuvre effective de la responsabilité de protéger. M. Ngefa, pour finir, a noté le rôle essentiel de la société civile dans la mise en œuvre du principe de la responsabilité de protéger. Pusieurs hommes du Droit dont des Magistrats, des Avocats, des membres d’Ong de défense des Droits de l’homme venant des pays d’Afrique centrale, de l’Ouest, et du Nord ont été invités à cette occasion pour prendre part à ce séminaire.

Iris Fabiola Yaëlle

SOUTIEN AUX PRISONNIERS COTE D'IVOIRE

SOPCI

( soutien aux prisonniers de Côte d'Ivoire ) est une organisation non gouvernementale qui oeuvre pour le respect des Droits de l'homme en général et en particulier ceux des prisonniers.
Elle intervient dans le carcéral avec pour objectif le soutien matériel et moral des prisonniers ivoiriens.
De ce fait , devant de nombreux problèmes existentiels auxquels sont confrontés les prisonniers ivoiriens, la présence de SOPCI, est une bouffée d'oxygène pour ces laissés - pour compte de plus en plus nombreux.... SOPCI est apolitique, non confessionnel et à but non lucratif.En effet, selon les dernières données du ministère de la justice et des droits de l'homme ; il existe aujourd'hui trente -trois (33) prisons en Côte d'Ivoire.

RAPPORT D'ACTIVITE ANNUEL 2012

sopci

FIDH COTE D'IVOIRE


Côte d’Ivoire : la lutte contre l’impunité à la croisée des cheminsDernière modification le : 28 novembre 2013PartagerLes autorités ivoiriennes doivent mener une politique de lutte contre l’impunité plus engagée et cohérente afin de juger les auteurs des crimes de la crise post-électorale, ont indiqué aujourd’hui la FIDH et ses ligues membres en Côte d’Ivoire, la LIDHO et le MIDH. Dans un rapport présenté à Abidjan, ces organisations, constituées parties civiles aux côtés de 75 victimes de tous bords, dressent un constat critique des avancées judiciaires menées depuis près de 3 ans.
 Les avancées réalisées par la justice ivoirienne sont aujourd’hui insuffisantes pour entrevoir dans un avenir proche un grand procès de la crise post-électorale dans des conditions acceptables » a déclaré Me Patrick Baudouin, président d’Honneur et responsable du Groupe d’action judiciaire de la FIDH qui défend les victimes. « Les enquêtes et les procédures judiciaires doivent être considérablement rééquilibrées pour garantir à toutes les victimes le droit à la vérité, à la justice et à la réparation » a-t-il ajouté.

Malgré une volonté affichée, le processus de lutte contre l’impunité apparaît aujourd’hui essentiellement marqué par l’absence de poursuites à l’encontre des responsables de crimes ayant soutenu Alassane Ouattara pendant la crise. Ce constat est d’autant plus flagrant que les procédures visant les pro Gbagbo connaissent des avancées certaines.
 Le travail judiciaire à accomplir demeure considérable et le gouvernement devrait renouveler le mandat de la Cellule spéciale d’enquête (CSE) en lui réaffectant son personnel et ses moyens » a déclaré Me Drissa Traoré, vice-président de la FIDH. « La décision du gouvernement de ne pas envoyer à la CPI certains hauts responsables présumés de la crise l’engage à se donner les moyens d’une justice crédible et équitable » a-t-il ajouté.
Par ailleurs, dans un contexte politique plus apaisé mais qui demeure polarisé, la réconciliation nationale revêt aujourd’hui un caractère presque exclusivement politique. Si le dialogue politique en cours constitue un élément positif afin d’éviter l’explosion de nouvelles violences politiques en Côte d’Ivoire, il ne peut se substituer à un réel processus de réconciliation nationale basé sur la parole des victimes et une justice impartiale qui font aujourd’hui défauts.
Le processus de réconciliation nationale semble avoir oublié les victimes. Leur participation est pourtant nécessaire tant pour faire avancer la justice que pour écrire notre histoire commune, qui forment le socle d’une véritable réconciliation nationale » a déclaré Pierre Adjoumani Kouame, président ad interim de la LIDHO.
 Les autorités ivoiriennes ont aujourd’hui une occasion unique de faire la lumière sur les crimes du passé et de répondre aux attentes de justice des victimes, condition de l’instauration d’un véritable état de droit et d’un système politique apaisé en Côte d’Ivoire », a déclaré Me Yacouba Doumbia, président du MIDH et avocat des victimes. 


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fidh

AMNESTY INTERNATIONAL


Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 3 millions de sympathisants, de membres et de militants qui défendent les droits humains et luttent contre les atteintes à ces droits dans plus de 150 pays et territoires.
La vision d’Amnesty International est celle d’un monde où tout être humain peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres textes internationaux.
Essentiellement financée par ses membres et les dons de particuliers, Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, de toute tendance politique, de toute puissance économique et de tout groupement religieux.
Vous pouvez nous aider à faire changer les choses en devenant membre ou sympathisant d'Amnesty International.
À propos d'Amnesty International
Découvrez notre organisation, le travail que nous effectuons et la manière dont nous nous mobilisons pour améliorer la vie des gens.

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amnesty

UNICEF


Côte d'Ivoire : Les droits de l'enfant ivoirien restent à la porte des prisons
Beaucoup d'enfants ont atterri dans le centre de sauvetage du Bice après un détour par le Centre d'observation des mineurs d'Abidjan, qui fait office de foyer éducatif fermé. Au bout de six mois, le juge ordonne généralement la relaxe des adolescents pris en charge par le Bice, ce qui évite un procès.
Quand le visiteur franchit la grille de la Maca, la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, il plonge dans un univers régi par la loi des détenus. Des prisonniers vendent des légumes ou des cigarettes dans la cour où chacun déambule à loisir. Des « procureurs » règlent les conflits sous le regard vigilant de « gardes du corps ». Des chefs de cellule comptent leurs effectifs. Devant chaque porte, patientent des « porteurs de clés ». Des « taxis », sorte de passeurs d'informations, multiplient les va-et-vient en direction des parloirs.
Et puis, tout en bas de l'échelle, on trouve les mineurs. Ils sont près de 80 au milieu des 4 000 adultes de la prison de la Maca, prévue à l'origine pour accueillir 1 500 personnes. Les jeunes de moins de 18 ans occupent trois cellules au sommet d'un escalier interminable où se bousculent les détenus. Dans une pièce aux allures de dortoirs, des adolescents somnolent sur des nattes étendues directement sur le béton. On y entre et sort librement : la séparation entre majeurs et mineurs recommandée par la loi ivoirienne et la Convention des droits de l'enfant n'est pas appliquée.
Dans un récipient s'entassent des morceaux d'igname. C'est le repas de plusieurs jours. « La ration moyenne d'un prisonnier ivoirien tourne autour des 1 000 calories par jour », précise Francis Turlotte, de l'ONG Prisonniers sans frontières, qui œuvre depuis 1995 à l'amélioration des conditions de vie dans les geôles d'Afrique. « Elle consiste le plus souvent en une bouillie de maïs, parfois du riz. » Une nourriture très insuffisante. « À la Maca, il faut avoir une fonction, commente un éducateur de l'établissement. Les adolescents jouent les domestiques. Ils se prostituent pour compléter leur alimentation.

L'Afrique est le continent le plus touché par le travail des enfants
, avec 41 % d'enfants de 5 à 14 ans au travail, soit 80 millions. C'est le pourcentage le plus élevé au monde. L'Afrique accumule un retard énorme au niveau de son développement. Si rien n'est fait ce chiffre devrait atteindre les 100 millions en 2015 !
De nombreuses raisons explique ce phénomène :
La pauvreté, "raison majeure et omniprésente" qui limite beaucoup les possibilités économiques et professionnelles dans les zones rurales et pousse les familles à recourir à tous les moyens d'accroître leurs maigres revenus.
Un accès à l'éducation insuffisant car les enfants sont arrachés plus fréquemment à la protection de leur famille parce qu'ils cherchent à s'instruire.
Ignorance, de la part des enfants et de leurs familles, des risques encourus.
La migration des adultes des villages vers les bidonvilles expose les enfants à de plus grands risques.
Une forte demande des employeurs qui veulent une main d'oeuvre bon marché et soumise, particulièrement dans le secteur informel.
La porosité des frontières.
Le désir des jeunes eux-mêmes qui veulent voyager et explorer.
Un engagement politique, une législation et des mécanismes judiciaires insuffisants face au trafic des enfants.
Le sida est un autre facteur aggravant dont il faut tenir compte dans de nombreux pays d'Afrique. Vu le grand nombre de chefs de familles morts du sida, les familles s'enfoncent de plus en plus dans la pauvreté et les responsabilités sont de plus en plus lourdes pour les survivants, particulièrement les enfants.

enfants en danger

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unicef

COMMISSION NATIONALE DES DROIT DE L'HOMME COTE D'IVOIRE


Présentation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire :
Création
La Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire existe depuis le 3 mai 2004. Elle est indépendante, dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Elle exerce des fonctions de concertation, de consultation, d’évaluation et de proposition en matière de promotion, de protection et de défense des Droits de l’Homme.
Les activités effectives de la Commission n’ont pu débuter que le 31 juillet 2008, soit plus de trois ans après sa création. Cet atermoiement est principalement du à la crise militaro-politique qui a touché le pays à cette période.
La première mandature étant arrivée à son terme, le Gouvernement engage aujourd’hui une réforme de la Commission. Le projet vise à renforcer le cadre institutionnel de la CNDHCI et notamment à rendre son statut juridique plus conforme aux Principes de Paris. En effet, il prévoit par exemple la suppression des membres issus de mouvements politiques au profit d’autres, membres d’organisations non gouvernementales. A l’heure actuelle, ce projet attend d’être adopté par l’Assemblée Nationale

Pour contacter la Commission nationale des droits de l’Homme :

- Par téléphone : +225 22 48 21 35

- Par fax :+225 22 44 87 86
- Par mail : 
koneybouba
Adresse Postale :
01 BP 1374
Abidjan
Côte d’Ivoire

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afcndh

INSTITUT INTERNATIONAL DES DROITS DE L'HOMME


L'Institut International des Droits de l'Homme est une association de droit français soumise au régime local, ayant son siège à Strasbourg, composée d'environ 300 membres (individuels et collectifs) du monde entier, universitaires, chercheurs et praticiens en droits de l'homme. 
L’Institut oeuvre pour la promotion et la protection des droits de l’homme à travers la formation et la recherche. Afin de contribuer à faire avancer la recherche dans le domaine des droits de l’homme, nous organisons des manifestations académiques et publions régulièrement des ouvrages scientifiques.
Les activités de l’Institut sont financées par les cotisations de ses membres, par les droits d’inscription des participants aux sessions de formation, ainsi que par des subventions de collectivités publiques et d’organismes privées et de fondations. Reconnu d’utilité publique, l’Institut peut également recevoir des dons.

Liens avec des sites Internets liés aux droits de l'homme 


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IIDH


Situation Actuelle Des Organisations Des Droits De L'Homme Cote D'Ivoire


  La Côte d'Ivoire est un pays côtier avec une population de 14 millions. Il est largement irrigué par quatre fleuves, et a un climat chaud et humide. La Côte d'Ivoire est un puzzle ethnique; les groupes ethnies sont nombreux et diversifiés. Cependant, la population dérive essentiellement de quatre groupes, chacun divisé en plusieurs sub-groupes. Ils sont: Mandé (principalement Malinké, Bambara et Foula) dans le nord, Don dans l'ouest, Bete dans les régions centrales et du sud-ouest, et Akan (subdivisé en Baoule et Agni) dans les régions centrales et du sud-est.
La Côte d'Ivoire est le premier producteur du monde de cacao et le troisième du café et de l'huile de palme. Elle a aussi des industries de pêche et de minérales. Pendant les années 70, on croyait que le pays était un des plus riches en Afrique de l'ouest, bénéficiant des hauts prix de cacao et de café sur le marché mondial à l'époque. Le gouvernement a construit un système routier efficace pendant ces années. Cependant, depuis les années 80, le prix de cacao et de café ont continué à baisser, et cela, de sa part, a porté préjudice à l'économie ivoirienne. Les autorités ont pris des mesures pour baisser le niveau de la vie dans le pays. Ceux-ci n'ont pas été bienvenus par la population, et la situation politique a commencé à détériorer.

La Côte d'Ivoire a été gouvernée depuis l'indépendance par un régime d'une parti et un Président "autoritaire". Autant que l'économie a prospéré, les Ivoirians ne plaignaient pas du manque des libertés et la situation générale des droits de l'homme. Une presse libre n'existait pas, et les seuls journaux étaient la propriété du gouvernement. Le régime a proscrit les partis politiques, et a prohibé la liberté d'expression, orale ou écrite.
Une fois que la situation économique a commencé à détériorer, les gens ont élevé leurs voix et ont exigé un plus grand respect pour les droits de l'homme. Les demandes ont commencé dans l'université et les écoles secondaires et ont élargi au-delà. Des étudiants ont été tués. Un comité d'investigation a conclu que l'armée était responsable, mais le gouvernement a refusé de prendre l'action, et des émeutes ont ensuivi.
Après plusieurs mois d'une situation politique instable, le gouvernement a finalement consenti à permettre la formation des partis politiques et la publication des journaux indépendants. Par suite, il y a actuellement une multitude de partis politiques en Côte d'Ivoire, et les kiosques sont assez bien approvisionnés. Cependant, un "esprit de démocratie" est toujours absent dans le pays. Les journalistes ont été emprisonnés et certaines organisations ne sont pas officiellement reconnues. Les arrestations et les détentions illégales continuent, et la situation des prisonniers est très mauvaise. Dans une prison à Abidjan, une moyenne de trois prisonniers meurent chaque jour.    

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umn


DECLARATION DES DROIT DE L'HOMME


  Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.
Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.
Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.
Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.
Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.
Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.
Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.
Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.


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