Droit de l'homme  Burkina Faso

FIDH BURKINA FASO


A Ouagadougou, la journée a été marquée par une marche qui devait aboutir à la remise d’un message au Premier ministre, Chef du Gouvernement. Malheureusement, la marche sera réprimée par les forces de sécurité avant la remise dudit message ; les manifestants ayant, selon les autorités, franchi les barrières de police.
Sous ce prétexte, les manifestants furent dispersés sans ménagement par les forces de sécurité usant de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes. Cette répression a fait plusieurs blessés.
Le MBDHP note, qu’une fois de plus, l’instauration de « zones rouges » dans la capitale a conduit à des débordements et à la répression de manifestations publiques. Cet état de fait remet au goût du jour la question du libre exercice des libertés démocratiques dans notre pays. En effet, l’instauration de zones interdites aux manifestations publiques remonte au début des années 2000 dans la ferveur de la lutte du Collectif contre l’impunité. Depuis cette période, les manifestations publiques sont confinées dans des espaces bien précis ; ce qui constitue une restriction inacceptable des libertés de manifestations ainsi qu’un prétexte pour la répression de celles-ci. Déjà le 8 avril 2000,une marche pacifique du Collectif contre l’impunité avait été sauvagement réprimée sous le même prétexte, de même que la marche du 11 mars 2011 organisée par l’Association Nationale des Etudiants Burkinabè (ANEB) pour réclamer la lumière sur la mort de l’élève Justin ZONGO.
Une telle tendance à la répression sous des prétextes fallacieux témoigne d’une conception autoritaire du rôle dévolu aux forces de sécurité pendant les manifestations publiques. Pourtant, la liberté de manifestation est un droit constitutionnel qui s’impose à l’Etat qui doit en garantir le libre exercice par tous les citoyens sans distinction de leur appartenance politique. Dans ce cadre, l’érection d’espaces publics en zones dites rouges et interdites de toutes manifestations publiques, constitue une restriction illégitime et injustifiable à l’exercice des libertés démocratiques.

C’est pourquoi, le MBDHP [1] :
Dénonce et condamne la répression de la manifestation de l’opposition politique par les forces de sécurité ; Souhaite un prompt rétablissement aux personnes blessées lors de la manifestation du 29 juin 2013 ; Appelle les autorités à respecter scrupuleusement la liberté de manifestation des populations en supprimant les « zones rouges » dans la ville de Ouagadougou.

  • Non aux restrictions injustifiées des libertés de manifestations !
  • Non à la répression policière des manifestations publiques !
  • Non au retour insidieux aux régimes d’exception !

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fidh


AMNESTY INTERNATIONAL


Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 3 millions de sympathisants, de membres et de militants qui défendent les droits humains et luttent contre les atteintes à ces droits dans plus de 150 pays et territoires.
La vision d’Amnesty International est celle d’un monde où tout être humain peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres textes internationaux.
Essentiellement financée par ses membres et les dons de particuliers, Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, de toute tendance politique, de toute puissance économique et de tout groupement religieux.
Vous pouvez nous aider à faire changer les choses en devenant membre ou sympathisant d'Amnesty International.
À propos d'Amnesty International.Découvrez notre organisation, le travail que nous effectuons et la manière dont nous nous mobilisons pour améliorer la vie des gens.

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amnesty

HCDC BURKINA FASO


Le Burkina Faso et les Organes fondés sur la Charte et les Organes de traités
Les organes chargés des droits de l'homme
Le système des Nations Unies pour la promotion et la protection des droits de l'homme comporte deux types d'organismes : les organes de la Charte des Nations Unies, dont le Conseil des droits de l'homme, et les organes créés au nom des traités internationaux des droits de l'homme. La plupart de ces organes bénéficient des services de secrétariat  du Département des traités et de la commission du Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH).


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ohchr

MBDHP MOUVEMENT BURKINABE


Le MBDHP Mouvement Burkinabé des droits de l'Homme et des peuples est une ONG non gouvernementale créee le 19 Février1989 la mission et le rôle du MBDHP il se fixe comme mission, la promotion la protection et la défense des droits fondamentaux et des libertés individuelles et collective de la personne humaine dont les principes sont énoncés dans la déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 dans la charte africaine des droits de l'Homme et des peuples de 1981
Revue de Presse sur les droits humains au Burkina La charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, en son article 6 dispose que :

  •     * Tout enfant a droit à un nom dès sa naissance ;
  •     * Tout enfant est enregistré immédiatement après sa naissance ;
  •     * Tout enfant a le droit d'acquérir une nationalité ;

Si l'enregistrement des enfants dès leur naissance est un fait pratiquement acquis dans les pays développés, très peu de pays en développement, en revanche, ont pris la mesure de son importance. La situation varie cependant d'un pays à l'autre. Au Burkina Faso, selon les statistiques du ministère de la justice, à peine 20% des naissances font effectivement l'objet d'une déclaration conformément à la loi. Ainsi, de nombreux enfants se trouvent dépourvus du premier document juridique qui conditionne leur vie de citoyens. Cette situation est malheureusement préjudiciable à plus d'un titre.

SANS ACTE DE NAISSANCE, pas d'existence officielle.
Loin d'être une simple formalité, l'enregistrement de la naissance engage au contraire toute la vie future de l'enfant, puisqu'il représente la reconnaissance juridique de son existence. Sans acte de naissance, l'enfant se trouve privé de certains droits fondamentaux, tel que celui d'avoir une nationalité. L'enfant qui n'a pas d'acte de naissance n'est pas enregistré à l'état civil et risque de connaître de multiples obstacles à chaque étapes de son existence : ce document est indispensable pour être inscrit à l'école, pour voyager, passer les examens et concours etc. Parmi les causes de ce sous enregistrement, il y a bien sûr le manque de moyens et de technologie moderne à la mise en place d'un système efficace d'état civil et l'insuffisance de personnel qualifié. A la difficulté des populations éloignées à se rendre jusqu'aux bureau de l'administration, s'ajoute souvent l'ignorance, par manque d'information et de sensibilisation.
Pourtant, le droit à une nationalité a été reconnu et proclamé dans les accords internationaux, dont la convention relative aux droits de l'enfant. Cette convention, en vigueur depuis 1990 et ratifiée par presque tous les pays du monde, stipule en son article 7 que « l'enfant est enregistré aussitôt à sa naissance ».Il reste cependant beaucoup de chemin à parcourir pour que ce droit devienne pour tous une réalité.

UNE POLITIQUE D'ETABLISSEMENT DE JUGEMENTS SUPPLETIFS D'ACTE DE NAISSANCE AU BURKINA FASO
Au termes de l'article 106 du code des personnes et de la famille (CPF), toute naissance survenue sur le territoire burkinabé doit faire l'objet d'une déclaration à l'officier d'état civil du lieu de naissance dans les deux mois à compter du jour de la naissance. Partant du constat que bon nombre de citoyens burkinabé ne disposent pas d'un extrait de naissance et ne peuvent de ce faire exercer leurs droits civiques, le ministère de la Promotion des droits humains, en collaboration avec le ministère de la justice et avec le soutien financier de l'œuvre suisse d'entraide ouvrière (OSEO), a entrepris l'organisation d'une opération d'établissement de jugements supplétifs d'acte de naissance. Cette opération, dénommée « opération JSAN » dont le lancement a eu lieu en novembre 2003 à Loumbila par Madame Monique ILBOUDO, Ministre de la Promotion des droits humains, a pour objectif général de doter tous les citoyens qui ne disposent pas d'acte de naissance, de jugements supplétifs en tenant lieu. Les résultats attendus sont, entre autres, la réalisation de la condition minimale de jouissance des droits fondamentaux du plus grand nombre de citoyens et leur participation aisée à la vie politique ainsi qu'une plus grande facilité d'accès aux services publics.
La première phase pilote de l'opération qui a concerné les provinces d' Oubritenga et du Kourittenga a eu lieu de janvier à mars 2004. L'objectif à terme, vise à couvrir le territoire national afin de permettre à tous les citoyens de jouir pleinement des droits qui leur sont reconnus, facilitant ainsi l'accès à l'éducation, la santé et les services publics en général.
Le bilan de cette première opération s'est fait le 10 mai dernier pour la province du Kourittenga et le 14 du même mois pour l' Oubritenga , en présence de tous les acteurs impliqués dans cette phase pilote. Il s'agissait pour la délégation du ministère de la Promotion des droits humains, conduite par Madame Myriam KONSIMBO de recueillir les difficultés et contraintes constatées au cours de l'opération, en vue d'améliorer les prochaines campagnes d'établissement de jugements supplétifs d'actes de naissance.
Le MPDH forme les communicateurs Premier du genre depuis l'institution en juillet du MPDH par le gouvernement Yonli II, cette rencontre de travail et de réflexion avec les acteurs des médias vise deux objectifs essentiels. D'une part, elle veut un cadre d'information sur certaines violations des droits humains du fait des médias. D'autre part, elle s'est voulu un cadre de recherche de moyens pour la protection efficace des droits humains à travers et par les médias. L'occasion était donc belle pour instaurer une passerelle d'échanges avec les communicateurs en vue de créer les conditions d'une meilleure participation des médias à l'information et à la sensibilisation des populations sur les droits humains.
Pendant 2 jours, une cinquantaine de participants issus du MPDH, du ministère de l'information (CSI), des médias publics et privés, ont eu droit à des communications sur la liberté de la presse, les rapports entre la régulation, l'auto-régulation et les droits humains ainsi que sur la responsabilité sociale du journaliste. Les débats sur ces 3 sujets et les ateliers de réflexion ont permis de tracer des sillons d'information et de communication en vue d'une meilleure contribution des médias au processus de la promotion et de la protection des droits humains. Des témoignages et exemples ont également permis aux participants de prendre conscience de certains dérapages préjudiciables aux droits des citoyens. L'objectif essentiel du séminaire étant selon la ministre de la Promotion des droits humains, de « dégager un véritable consensus entre, d'une part, les acteurs oeuvrant dans le domaine de la communication et, d'autre part, les acteurs oeuvrant dans le domaine des droits humains ». Il ne reste plus maintenant qu'à attendre de « voir cette collaboration se concrétiser dans les prochains jours à travers des actions permanentes et efficaces » a souhaité Mme Ilboudo à la fin de ses travaux.

DROITS HUMAINS
Les médias appelés à jouer un rôle pédagogique
« Quelle place et quel rôle les médias peuvent-ils jouer dans cette construction de l'Etat de droit, particulièrement dans un contexte où 80% de la population est analphabète ? ». Les participants du présent séminaire devraient être à mesure de répondre à cette question. Pour Monique Ilboudo, ministre de Promotion des droits humains, au Burkina Faso, la grande majorité des citoyens ignore le sens et le contenu des droits qui leur sont reconnus par les textes et ne peuvent aisément en revendiquer le respect et encore moins exiger la réparation des préjudices subis du fait de violations de leurs droits juridiquement protégés. Cette situation n'est pas seulement due à l'analphabétisme, mais aussi à l'introduction d'une nouvelle vision qui fait prendre conscience de la primauté des aspirations et du bien-être individuels, et remet en, cause certaines pratiques antérieures, a-t-elle poursuivi. Les médias ont un rôle pédagogique à jouer. Ils peuvent constituer un puissant moyen d'information et d'éducation, d'où l'importance du séminaire. Organisé par le ministère de la Promotion des droits humains, cette rencontre doit également définir les formes et les conditions de la participation des médias à l'atteinte des objectifs que le ministère de la Promotion des droits humains s'est fixa. Le séminaire a été financé par l'ambassade Royale du Danemark. Il prendra fin aujourd'hui dans la soirée.

Adresse :
01, BP 2055, Ouagadougou,01 situé en zone commerciale
Pays : Burkina Faso
Téléphone : =226650313150    Télécopie : =22650313228
 Langues de travail : Français
Vous trouverez la possibilité d'adhérer à NDH à la fin de ce site. 


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mbdhp

SITUATION INSTITUTIONNELLE DU BURKINA FASO


“Quelles opportunités offrent les nouveaux médias et réseaux sociaux pour construire la paix et favoriser la démocratie en Afrique ‘’ ? C’est le thème débattu ce vendredi à Ouagadougou au Burkina Faso. Vous le savez c’est à l’occasion de la 4ème édition des universités d’été qui s’y tiennent depuis lundi dernier à l’initiative du centre d’information et de formation des droits humains en Afrique CIFDHA. Une trentaine de jeunes militants venus d’Afrique de l’Ouest et du centre prennent part à la rencontre.
A écouter

Processus démocratique
A la différence de plusieurs pays africains, le processus démocratique en cours au Burkina Faso comporte de profondes racines historiques. Certes, de 1960 à 1966, la Première République s'est distinguée par un régime présidentialiste dirigé par Maurice Yaméogo qui s'appuie sur un parti unique, l'Union Démocratique Voltaïque-Rassemblement Démocratique Africain (UDV-RDA) ; et de 1966 à 1970, le pays a connu un régime d'exception dirigé par le lieutenant-colonel Sangoulé Lamizana. Cependant, le 14 juin 1970 une nouvelle Constitution est adoptée par référendum. Celle-ci consacre un régime parlementaire ‘‘rationalisé'' avec toutefois une emprise des militaires sur le pouvoir. Des élections législatives concurrentielles (7 partis en lice) sont organisées en décembre 1970, pour la première fois depuis 1959. Elles sont remportées par l'ancien parti unique qui obtient 37 sièges, les 20 sièges restant se répartissant entre trois autres formations. Mais la majorité parlementaire est profondément divisée et le travail parlementaire et gouvernemental paralysé par les luttes de factions, alors qu'une terrible sécheresse s'abat sur le pays en 1974. Prenant prétexte des divisions de la classe politique, de l'exaspération de l'opinion, du climat social et politique délétère, les militaires interrompent le processus démocratique en mettant fin au régime constitutionnel de la Deuxième République en février 1974.


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CIFDHA


ASSOCIATION DES FEMMES JURISTE DU BURKINA FASO


L'Association des Femmes Juristes du Burkina Faso (AFJ/BF)
a été créée en novembre 1993 par un groupe de femmes juristes désireuses de lutter pour la promotion du droit et contre toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Aujourd'hui, l'association réunit 126 juristes burkinabé. Elle est ouverte aux femmes diplômées en droit, exerçant ou ayant exercé une profession juridique ou étudiantes en droit. Elle admet également des membres associés et des membres honoraires (hommes diplômés en droit, étudiants, associations…) et est affiliée à la Fédération des Juristes Africaines ainsi qu'à d'autres réseaux d'associations tels que WILDAF/BF, RECIF-ONG et le REN-LAC.
Le bureau de l'association est composé de sept membres. Hormis trois salariés (le coordinateur, une secrétaire et un agent de liaison), l'association est uniquement composée de bénévoles.

La justice au service de la femme.
Les objectifs sont les suivants :

  •     * Être au service de la femme et de la famille en particulier, et du peuple burkinabé en général.
  •     * Faire connaître et promouvoir tous les droits de la femme et de la famille par l'information et la sensibilisation. Les chefs religieux et coutumiers sont généralement impliqués dans les campagnes d'information. Les femmes y apprennent quels sont leurs droits et comment elles peuvent se défendre. L'association prône le dialogue au sein des familles avant toute action juridique.
  •     * Étudier la législation nationale et internationale en direction des femmes et de la famille et suggérer aux autorités politiques différentes actions en faveur de la femme.
  •     * Assister la femme dans la défense de ses droits et acquis.
  •     * Contribuer à tous les efforts déployés par la femme afin d'arriver à l'égalité de traitement devant l'emploi et de favoriser l'accès de la femme à toutes les carrières.
  •     * Contribuer à l'élaboration, à la reformulation et à la vulgarisation des textes juridiques.
  •     * Former et sensibiliser toutes les couches sociales sur les Droits de la Femme. Ainsi, des séances de sensibilisation de trois jours sont fréquemment organisées. À l'issue de ces séminaires, un "point focal" chargé d'assurer le suivi de la formation est mis en place.


Information, vulgarisation du droit, sensibilisation
L'AFJ/BF a mis en place fin 2004 deux grands projets, avec l'aide de deux partenaires importants : le FAED, le Fonds d'Appui à l'Etat de Droit, organisme européen, et l'UNFPA, Fonds des Nations Unies pour l'Aide aux Populations. L'association a dispensé des formations à des praticiens du droit sur les textes favorables aux droits des femmes dans sept provinces du Burkina Faso. Un deuxième projet consiste en des formations et sensibilisations accompagnées de débats d'infirmiers et de chefs coutumiers sur les droits des femmes en matière de sexualité et de reproduction, et ce dans trois grandes régions du pays : l'est, le centre et le Sahel En outre, l'association opère au niveau des établissements scolaires, collèges et lycées du Kadiogo, en proposant des formations sur les droits de la femme et de l'enfant à travers des conférences et des débats dans les établissements. L'association a également contribué à traduire des modules d'explication du Code des Personnes et de la Famille en langues nationales et organise des émissions à la radio et à la télévision sur des thèmes qui concernent les droits des femmes en matière de succession, de mariage, de divorce et de reproduction. En effet, toutes les femmes ne savent pas par exemple qu'elles peuvent prendre la pilule contraceptive sans l'accord du mari. C'est contre cette ignorance des droits des femmes que l'AFJ entend lutter. Elle a mis en place un centre d'écoute et de conseils juridiques ouvert à toutes, où des professionnels conseillent les femmes et accompagnent leurs démarches auprès de la justice.
En 2007, l'AFJ/BF s'est concentrée sur le domaine foncier en effectuant des recherches auprès des populations rurales : l'association a mis en place un réseau qui lutte pour que les femmes aient accès à la terre. En effet, la tradition ne leur permet pas toujours d'y avoir accès alors que la loi le permet ; les femmes demeurent dans le domaine familial et peuvent tout perdre en cas de divorce ou de décès du mari. Ainsi, l'AFJ/BF se bat pour qu'elles puissent être propriétaires et une politique nationale de sécurisation foncière a été adoptée en octobre 2007. Ces textes expliquent dans quelles conditions la terre est exploitable et tâchent de réguler l'attribution des périmètres aménagés. Pour que leur application soit efficace, il faut que l'AFJ/BF et d'autres associations plaident auprès des chefs coutumiers, souvent gardiens de la tradition.

Actions auprès du pouvoir politique
L'association lutte depuis 2007 pour l'adoption d'une loi de quotas qui prévoirait que 30% des postes électifs ou nominatifs de la fonction publique soient réservés aux femmes, mettant pour cela en place un réseau de lobbying et de plaidoyers. Mais l'AFJ a conscience que les mentalités sont dans ce domaine lentes à évoluer : il n'est pas rare qu'un responsable politique important quitte un parti qui a bien positionné une femme sur une liste électorale, et les femmes sont encore très minoritaires à l'Assemblée Nationale. Le protocole de la Charte Africaine relatif aux droits de la femme qui a été ratifié en 2006, notamment grâce aux plaidoyers menés par l'association, prévoit lui la parité dans le long terme, mais ce protocole est loin d'être appliqué au Burkina.
En effet, si la législation évolue peu à peu dans un sens favorable aux femmes, les lois tardent à être appliquées, se heurtant aux coutumes et aux traditions misogynes. C'est pourquoi l'AFJ lutte pour une meilleure application des textes favorables aux femmes. Les femmes aujourd'hui osent de plus en plus aller vers la police ou la justice en cas de litiges, mais sont encore contraintes par des lourdeurs administratives et financières. Ainsi, l'AFJ milite pour l'application d'un texte qui prévoit une assistance judiciaire et financière aux femmes qui n'ont pas les moyens d'entreprendre des poursuites juridiques. L'association compte créer un centre d'écoute pour les femmes et des journées portes ouvertes pendant la Journée de la Femme, le 8 mars. Même si les mentalités évoluent et que les femmes ont moins peur d'aller devant la justice, certains préjugés restent tenaces au sein de la population : Mme Aglaé Gouba Da nous confie que l'association est considérée par certains hommes comme "fabriquant des révoltées" et "brisant des ménages". De plus, bien que les lois soient favorables aux droits de la femme et que le code de la famille soit très élaboré, le poids socio-culturel de la tradition est souvent trop important. Même quand les femmes obtiennent gain de cause elles rencontrent des difficultés pour l'exécution des décisions. L'AFJ s'attache donc à les suivre jusqu'au bout.

Projets

  •     * Parrainage de jeunes filles, lycéennes et étudiantes, afin de les inciter à poursuivre leurs études
  •     * Mise en place d'une aide financière aux femmes qui n'ont pas les moyens d'entamer une procédure devant la justice
  •     * Défense du projet sur la loi foncière afin de favoriser l'accès des femmes à la terre
  •     * Défense du projet de loi sur les quotas en milieu professionnel
  •     * Formations sur l'usage de la contraception et les droits sexuels, avec du personnel médical et des responsables religieux 

       PARLEMENT DES ENFANTS DU BURKINA FASO    

 
 Parlement des enfants du Burkina Faso
 Enraciner la démocratie depuis la base à travers les enfants » est l'objectif principal du processus de mise en œuvre du parlement des enfants dans les différentes localités du pays.
Les enfants semblent de plus en plus comprendre les leçons de la démocratie. Cela est un signe d'espoir.« Nous avons gagné, ouahou, nous avons gagné, notre candidate Fatoumata est élue. Nous sommes très contents ». C'est par ces cris de joie que les membres du « parti » camp de Fatoumata 11 ans nouvellement élue nous ont accueilli à l'école Djanabamba de Banfora. Des cris de grande joie comme peuvent l'exprimer tous les enfants du monde de leur âge. Cette école faisait partie des autres écoles et d'autres structures qui venaient la veille seulement de prendre part à la première phase des élections devant conduire au renouvellement des députés juniors de cette structure nationale du Parlement des enfants crée en 1997 et institué par décret présidentiel le 28 janvier 1998.
Un des problèmes qui vient si souvent déranger cette paix en construction dans les différents pays du monde reste les élections. Elles sont toujours sujets de grands débats pour ne pas dire de grands conflits. Les uns accusent sur la non transparence, les autres se défendent sur la régularité du scrutin et avec observateurs superviseurs et médiateurs on arrive tant bien que mal à soigner les blessures avant ou après élections. Des pays vivent ainsi à longueur de temps sous tension ce qui éloigne des chemins du développement tant recherché, de la stabilité tant désirée, de la paix tant souhaitée. Cette paix pour nos enfants et nos familles qui sont souvent contraints à l'exode et à la errance sur les routes périlleuses du monde.
Le Burkina Faso depuis la date de la création du Parlement des enfants veut amoindrir voir éviter dans les années à venir ces dérives. Il faut la participation des enfants au jeu démocratique pour les préparer à donner de la valeur à l'acte de vote. Monsieur Pierre WANGO est Haut Commissaire et premier responsable administratif de Banfora, cette province frontalière de la Côte d'Ivoire. Il a coordonné et supervisé très sérieusement ces élections. Il nous affirme ceci « Nous avons voulu par ces élections aussi donner l'exemple aux grandes personnes. Le pays consolide ainsi les bases de la démocratie. J'ai bien expliqué à tout le monde que c'était loin d'être un jeu d'enfants. C'est une grande école de participation qui va aussi préparer ces enfants à être des démocrates dans les années à venir en respectant le verdict des urnes».
Ainsi l'implication de toutes les structures régionales et provinciales a été effective dans ce processus. Il y avait d'abord la phase des préparations. La campagne couvrait deux semaines : le début et la clôture ont été marqués par un message délivré par le Président ou la Présidente du Parlement provincial sortant diffusé à travers les radios locales et les différentes places (Ecoles, Centres, Eglises, Mosquées, Temples et autres). Ce message est une invite à s'inscrire et à aller accomplir son devoir d'enfant citoyen le jour des élections. L'inscription se fait sur demande devant contenir un acte de naissance ou tout autre document attestant de l'identité de l'enfant.
Les différents candidats ont eu deux semaines pour battre campagne sans insulte, ni dénigrement du candidat adverse. Seulement, convaincre par son programme qui s'inspire de la Convention relative aux Droits de l'enfant. Document multiplié et distribué à l'ensemble des candidats. Chaque structure a été appelée à élire deux représentants : une fille et un garçon. Après chaque élection, un comité de validation se tient sous la coordination du Haut Commissaire. Les cas de fraudes et autres sont sanctionnes par ce Comité.
Les organisateurs, pour bien valoriser l'évènement ont dû libérer leur génie créateur. L'armoire se trouvant dans la classe a servi d'isoloir. L'urne est un simple carton avec une partie un peu ouverte pour laisser passer le bulletin qui est le quart d'un papier estampillé par le Haut Commissariat. Ils se sont inspirés des vraies élections avec ce fait notable et louable : Même sans moyens financiers énormes on peut faire des élections propres et crédibles. La seule volonté peut amener loin et bien. Dans les provinces parcourues, on note un engouement énorme des enfants à prendre par à ce jeu démocratique. Nous sommes surpris par la participation des enfants. Ils ont battu la campagne avec des idées mais aussi avec des bonbons, des patates et des piécettes. Nous explique ce directeur de l'école ou se trouve le bureau de vote N02 de la ville de Banfora.

Les partenaires du gouvernement dans ce noble processus sont l'UNICEF et PLAN Burkina. Ces deux Institutions accompagnent le Parlement des enfants depuis sa création. D'autres partenaires sont attendus pour aider ces enfants qui seront élus et qui devront recevoir des formations pour bien remplir leur mission.
Chaque province du pays a désormais son Parlement composé de 14 enfants 7 filles et 7 garçons avec un Président ou une Présidente Provinciale. Dans une des provinces qui nous a accueilli C'est une fille qui est élue Présidente Provinciale. Chaque Région aura son Parlement compose de 8 enfants : 4 filles et 4 garçons avec aussi un Président ou une Présidente Régionale. Enfin le Burkina Faso aura son Parlement national composé de 126 enfants dont 63 filles et 63 garçons avec un Président National en fin décembre. Belle leçon de démocratie décentralisée et à la base.

La Paix a une partie de ses racines dans la démocratie consolidée. Le Burkina Faso en a fortement besoin. Il prépare ainsi ses enfants à la participation citoyenne. Nous avons gagné crient les enfants, disons ceci avec eux; la démocratie au Burkina Faso a gagné. Les enfants grandiront avec une culture démocratique fortifiée au service d'une paix renforcée pour un développement assuré. Demain sera différent.


PARLEMENT ENFANT

DECLARATION DES DROIT DE L'HOMME


  Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.
Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.
Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.
Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.
Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.
Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.
Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.
Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

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