LE BLOG R.O.A

REGLEMENT

Ce blog vous permet de retrouver des informations, des avis, des récits de l’histoire.
A l'intention des jeunes de 7 à 77 ans qui contempleraient l'idée de s'engager dans l'humanitaire international; ces petits témoignages, très anecdotiques et sans prétention, n'ont d'autre objectif que d'apporter une petite touche de vécu à leur orientation...
L’actualité y est aussi commentée.
Nous voulons connaître vos opinions et encourageons les commentaires, les critiques, les questions et les suggestions. Nous vous demandons simplement de ne pas dévier du sujet, de respecter les opinions des autres utilisateurs, d’éviter les grossièretés, les propos choquants, le contenu illégal et tout autre élément qui pourrait constituer une infraction à nos conditions générales. 
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Le but de ce bLOG n'est pas de devenir un espace de "flooding", c'est à dire un blog où c'est à celui qui postera le plus de message pour "son"ONG.Votre attitude actuelle finit par vous desservir et par décourager les lecteurs de s'arrêter sur vos messages, puisqu'ils s'attendront sans surprise à lire le même copié-collé qu'il y a ... deux heures, deux jours, deux mois, voire deux ans ??
Merci et bon blog!

Réflexions sur le Développement et l'Humanitaire
​Expérience de rencontre et d’action avec des familles et des enfants en grande difficulté

Partager une expérience






Je ne vais pas vous parler de développement,parce que je crois que je n’y connais pas grand chose et que je ne pense pas avoir participé à ce que couramment on appelle des projets de développement.
Je veux simplement vous partager mon expérience de rencontre et d’action avec des familles et des enfants en grande difficulté ou plutôt un regard sur ces expériences avec beaucoup de raccourcis, parce que le temps est trop court pour décrire des expérience et surtout leur contexte.

II - DES EXIGENCES INCONTOURNABLES POUR RESPECTER UNE POPULATION
Je voudrais vous parler de ces exigences liées à la rencontre et à la connaissance d’une population quand on veut agir en la respectant.
Ex de Paul : que fait ton père ? rien. Alors qu’il cultive pour nourrir sa famille
Cela en dit long sur le regard que portent les gens sur leurs ressources propres, sur l’idée qu’ils se font d’eux mêmes. Pourtant Paul s’est investi dans l’agriculture dans le temps où il a vécu au village.

1) SE RENCONTRER
Je ne développerais pas ici la description de toute la démarche qui nous fait mieux connaître les enfants et éventuellement les raisons qui leur ont fait quitter leur famille. Je m’en tiens à insister sur la notion de rencontre.
Il n'y a pas de rencontre entre celui qui sait et celui qui ignore, entre celui croit savoir et celui qui pense qu'il ignore, entre celui qui a et celui qui demande, entre celui qui a tort et celui qui a raison…
La rencontre n'est pas une démarche initiale, elle est la condition permanente d'une relation patiente dans laquelle personne n'impose rien à personne. Dans la rencontre, chacun peut exister dans son savoir, son expérience, sa pensée, sa fierté. Elle est réciproquement valorisante. Elle doit encourager chacun à être en mesure de poser des gestes pour le bien de ceux qui l'entourent et ainsi contribuer à redonner sens à sa vie.

Rencontrer dans la rue des enfants qui ne sont pas de la rue
“ Rencontrer ” est en soi une action qui nécessite d’avoir été étudiée sur le plan de la manière d’être et du savoir-faire. La première rencontre est en effet décisive car elle conditionne la nature des relations qui se vivront ensuite avec l’enfant. Or, un enfant qui vit dans la rue n’est pas un “ enfant de la rue ” réduit à n’être que sa situation. Il est avant tout un enfant issu d’une famille, porteur d’un savoir familial, d’une éducation, et donc d’un regard sur le monde qui l’entoure. La volonté de découvrir ce point de vue oriente le sens des actions culturelles menées dans la rue qui sont à la base de la ‘‘détection’’ et de la rencontre des enfants.
Ces actions menées dans la rue ne peuvent être constructives que dans la mesure où elles sont menées avec précision. Par exemple, en ce qui concerne les ‘’bibliothèques sous les lampadaires’’, elles ont lieu chaque semaine, rigoureusement le même jour à la même heure. L’animateur doit savoir rejoindre les enfants où qu’ils soient pour que ce rythme devienne un repère. Chaque séance est préparée : l’animateur doit connaître parfaitement les livres qu’il emmène et l’objectif de dialogue qu’il poursuivra à l’aide de ceux-ci. Enfin, après chaque séance, un écrit relate les réactions et paroles des enfants le plus précisément possible. Dans la mesure du possible, les noms des enfants sont consignés afin de pouvoir suivre au mieux leur parcours et s’assurer qu’aucun enfant rencontré ne sera oublié."

Autres exemples d’actions rencontre :
Bibliothèques de marché : se former à aller à la rencontre d’un savoir, d’une intelligence d’une population rurale
Action au village : à travers des actions d’éveil pour des enfants non scolariser, entrer dans les perceptions, les préoccupations d’une population d’un village face au travail, à l’éducation, le savoir, les ressources…Rencontrer des parents qui ont des projets pour leurs enfants et des ressources. Dans la même perspective on n’a pas été rencontrer des parents parce qu’ils pont trop pauvres pour retenir leurs enfants ou qu’ils ne les assument pas, ou des parents qui ont des problèmes avec leurs enfants.

Rencontrer des parents :
C’est d’abord les rencontrer pour eux-mêmes, parce qu’ils sont les parents de cet enfant qu’on a rencontré, c’est lever la peur qu’on vient à cause du mauvais comportement de l’enfant, ou au nom d’une autorité ou d’un pouvoir qu’ils redoutent,

  • · c’est dépasser avec eux l’idée qu’elles ont moins à offrir à leurs enfants que nous,
  • · c’est les restaurer dans leur honneur de parents qui ont fait tout ce qu’ils pouvaient,
  • · c’est rencontrer une communauté avec laquelle ils vivent , dont ils dépendent.


  • 2) SE REJOINDRE DANS LES ATTENTES DES POPULATIONS, LEUR EMBOITER LE PAS, CONTRIBUER A LEURS EFFORTS

laisser le temps et l'espace aux parents pour exprimer leurs idées, leurs projet,
EX :
Il a fallu 4 ans de rencontres avec la famille de Inoussa, d'hésitations du papa, de retours et de départs de l'enfant pour que le papa affirme un jour haut et fort que la place de son fils était en famille, au village et qu'il pourrait y mener une activité d'élevage. C'est après ces 4 années de rencontres régulières que nous avons renforcé le choix de ce papa par l'achat d'un mouton.
Pour Mouni, trouver une activité en famille n'a pas été facile. En effet, il a les mains atrophiées, ce qui ne lui permet pas de s'intégrer à l'artisanat familial : la poterie. Tout étant discuté devant un grand nombre de personnes, les remarques des uns et des autres ont permis de trouver une piste. Un oncle avait remarqué que Mouni aidait souvent les enfants à abreuver les bêtes au bord du puits, et l'idée qui en découla fut qu'il était sans doute capable de s'essayer à l'élevage. Mouni exprima alors le souhait d'avoir un bœuf, mais son prix est plus élevé que la somme que nous voulons engager pour chaque enfant et cela pose la question des raisons pour lesquelles on investirait dans cet enfant de la famille plutôt qu'un autre de tels moyens de promotion en une fois. On ne sait pas quel rejet, quel déséquilibre on pourrait provoquer.

C'est un des vieux parents, toujours présent, qui a laissé entendre que l'on peut commencer petit, même avec des volailles, pour avoir un jour un bœuf ! Le grand-père rajoutait que s'il ne survient pas de maladie, au village tout finit par produire. A un oncle ayant lui-même un troupeau, nous avons laissé de l'argent pour une chèvre. A la visite suivante, l'oncle nous a rapidement informé qu'il avait négocié la chèvre de telle sorte qu'il restait de l'argent : il demandait ce qu'il fallait en faire. Nous en avons ajouté pour acheter un mouton. C'est donc sous le parrainage de cet oncle que Mouni est maintenant responsable de quelques animaux. L'an dernier, un différent est apparu entre Mouni et son oncle. En effet, Mouni est toujours instable et continue des aller-retour entre le village et Ouagadougou, mais le souci de son bétail le ramène toujours en famille au bout du compte. Or, cette fois, il avait décidé de vendre ses animaux, non pour progresser dans l'élevage, mais pour empocher l'argent. L'oncle s'interposa, bien que Mouni prétendit que ce bétail était le sien : l'oncle avait lui même procédé à l'achat, et garanti la survie des animaux lors des absences de Mouni, il en était donc lui aussi responsable. Il avait compris que plus qu'un bien en tant que tel, ce bétail était le projet sans lequel rien ne retiendrait Mouni en famille. D'y avoir été impliqué dès le départ, à sa juste place, lui a donné la force de ne pas s'en désintéresser au moment difficile et garantit un avenir au but fixé par Mouni, quelles que soient ses faiblesses.

  • Laisser à la communauté l’espace d’ apporter sa contribution

Exemple de Paul dont l’accès à toutes les activités qu’il a pratiquées quand il est revenu vivre au village, dépendent d’un parent :
“ L’équipe de la Cour aux Cent Métiers a pu faire le même constat avec plusieurs autres enfants qu’elle a accompagnés : leurs périodes de stabilité et d’activité sont liées à l’implication d’un membre de la famille. Prudence[1] a commencé à rester stable quand il a rejoint le centre d’accueil dans lequel un de ses “ frères ” – un cousin – issu de son village d’origine était animateur. Il n’a pas accepté de revivre chez ses parents au village, mais il habite aujourd’hui dans la cour d’un parent à Ouagadougou. Il y pratique la teinture traditionnelle qui est le métier de ce parent. B. – autre jeune déjà évoqué – a quitté la rue parce qu’il avait la possibilité de commencer un apprentissage chez un carrossier, en habitant chez un “ oncle ” (un proche de son papa à qui il avait été confié enfant). Ce même oncle avait négocié, avec le carrossier, son placement en apprentissage. Puis tout au long de l’année qui a suivi, il est venu intervenir auprès de lui dans les moments difficiles liés au comportement de l’enfant.
Ainsi, pour tous ces jeunes sans formation, la dépendance à des membres de la famille est un réel recours pour s’insérer dans une activité qui permet de vivre. Pour la plupart des habitants du Burkina, elle est la vraie chance – voire pour certains la seule – de trouver des lieux pour gagner sa vie ou accéder à un apprentissage en y étant considéré. En ce sens, la recherche d’autonomie, notion si chère aux initiateurs de démarches d’insertion économique et sociale, pourrait être un vain mot. Le parcours de Paul au village nous montre combien le fait d’accepter d’être interdépendants les uns des autres est, non pas un frein, mais un rythme, et un mode de fonctionnement qui permet l’activité. ”

  • 3) NE PAS IMPOSER DE VISION, NI DE LA REUSSITE, NI DE LA PAUVRETE

Rencontrer, c'est ne pas imposer une vision dominante de la réussite par l’enrichissement, l’émergence individuelle, mais de tenir compte de ce qui fait les forces, les ressources d’un milieu, de sa capacité à vivre ensemble. Le discours dominant des enfants est : "Je suis venu en ville pour chercher de l'argent, du travail. Ils ont l'espoir de gagner de quoi de rentrer chez eux avec quelque chose pour eux mêmes, ou pour se lancer dans un petit commerce au village ou pour aider leur famille. C'est pourquoi la majorité des actions de réinsertion en faveur des enfants vivant dans la rue leur proposent de se stabiliser dans un lieu de vie, d'y suivre un apprentissage et enfin, si possible de retourner exercer cette activité dans le milieu familial. Il y a des enfants qui réussissent à profiter de cette chance et aboutissent à une activité qui les stabilise, les fait vivre et parfois soutient leur famille. Mais ce chemin ne correspond pas à tous les enfants car nombreux sont ceux qui, trop fragilisés, ne s'adaptent dans aucun centre ou lieu d'apprentissage.

L'exemple de Joseph apporte un certain éclairage : le sachant en ville, son père insistait pour qu'il s'inscrive dans un apprentissage mais Joseph ne bougeait pas. L'année suivante, son père lui demanda de venir l'aider à cultiver et il accepta d'y aller !
Sa stabilisation en famille ne s'est pas faite en une fois, (car comme le constatent tous les intervenants, le retour de l'enfant en famille nécessite un temps de ré apprivoisement réciproque) mais il a tenu cahin-caha trois ans en famille.
Maintenant, Joseph exprime son projet d'améliorer la culture, de trouver une activité commerciale en complément parce qu'il sait aujourd'hui ce qui se fait et ne se fait pas au village. Il a exprimé au Session d'étude de Juin 2003 son souci, en tant que jeune d'être le relais de certaines pratiques coutumières.

"Au village, on voit beaucoup de choses de la vraie vie.
Il y a plusieurs choses qui se font dans la famille et si tu n’es pas là, tu ne peux pas les connaître.
Il y a des choses qui se passent en famille et dans la coutume, que seuls les enfants peuvent faire. Et s’il n’y a pas d’enfants, c’est difficile. C’est nous qui allons prendre la relève, donc nous sommes obligés d’apprendre...

Au village, il y a mes parents, mes frères et je suis content de les voir.
Les conseils de mes parents m'aident. Ils me disent tout le temps de ne plus retourner en ville, de rester au sein de sa famille, que je peux les aider à travailler aux travaux familiaux. Le fait de travailler avec la famille, ça leur permet de changer de regard sur moi, ils me disent que c’est bien, que j’ai changé."

Plus qu'avoir un métier pour vivre, Joseph a le souci d'être de son milieu.
Alors, est-il plus important de savoir appartenir à une communauté qui vous donnera en retour des clés, des savoirs, une place pour pouvoir y vivre, y mener des activités, y réaliser des projets et des améliorations, ou d'apprendre un métier pour gagner de l'argent?
L'un n'empêche pas l'autre, mais dans le contexte burkinabé, le métier sans le "savoir-être" dans la communauté ne mène pas loin. Or, l'apprentissage de la vie avec la communauté ne peut, comme celui d'un métier, se faire à l'extérieur.

Nous avons constaté que pour les enfants les plus fragilisés dans leur personnalité, ce rapport à la famille et à la communauté est déterminant.
C'est pourquoi, dans cette rencontre avec les enfants et leur famille, il n'y a pas modèle de réussite qui nous conduirait à considérer comme un échec certains chemins. Il n'y a pas d'un côté des paysans ou des fabricants de briques en banco (boue séchée) et de l'autre des métiers de demain. Les deux ne peuvent s'exercer que dans un contexte humain équilibré et redonner un sens à la vie de celui qui les exerce. .
Sinon le risque est que les parents perdent foi dans ce qu’ eux peuvent transmettre et proposer à leurs enfants.

Valoriser un type d’éducation reçue dans la communauté
"On a observé que Paul est capable de tenir ses activités au village, d’être persévérant, malgré un contexte de tensions familiales, en particulier en ce qui concerne les relations avec son père. On constate également qu’il a accepté de travailler chez son oncle sans savoir combien celui-ci le payera, ni même s’il le fera, tout en se laissant observer par lui. Le fait que Paul parvienne à tenir ces conditions montre combien l’empreinte éducative de son milieu d’origine est restée forte en lui, malgré la période passée en ville. L’équipe a observé que les enfants qui ne sont pas aussi ‘‘construits’’ au départ ne parviennent pas à demeurer dans leur famille.
C’est parce que Paul se plie aux conditions implicites que l’oncle lui propose que celui-ci entre en confiance avec lui et lui transmet son savoir-faire. Aujourd’hui encore, c’est en parvenant à vivre et à travailler avec les autres, en acceptant de dépendre d’eux, que l’individu verra la communauté lui apporter les soutiens indispensables à la réalisation de ses projets. Or, vivre et travailler avec les autres s’apprend dans une éducation que l’on reçoit dès son plus jeune âge au sein d’une famille élargie. Dans un milieu comme celui de Paul, savoir se laisser conduire, savoir faire confiance à des personnes précises de sa communauté comme son oncle maternel[2] est le fruit d’un apprentissage, d’une éducation reçue. Le droit à l’éducation, dans ce contexte, n’est pas – et ne doit pas être – réduit au droit à l’instruction scolaire ou professionnelle, il va au-delà, jusqu’à l’instruction d’une manière d’être que façonne le milieu dans lequel on grandit. L’apprentissage de ce “ savoir être dans la communauté ” ne doit pas être affaibli en faveur de l’instruction – scolaire par exemple – car il conditionne la possibilité d’un projet durable au sein de la communauté. ”

Laisser les personnes avoir un regard sur elle même, leur expérience, en matière d’éducation, de communauté, de travail etc.
Il faut leur donner l’occasion de l’exprimer pour ne pas être définies constamment par l’extérieur comme pauvres, n’étant pas en mesure de fournir le nécessaire à leurs enfants, comme des personnes à éduquer ou à sensibiliser.
Ainsi, ces populations qui ont considéré que savoir vivre et travailler avec les autres était une richesse fondamentale à transmettre par l'éducation en viennent à se considérer comme démunies devant leurs enfants. En vertu de quels repères, de quelles références nouvelles ? Il est certain que la pénétration d'informations massives sur les conditions de vie des pays dits "développés", sinon au minimum sur la vie urbaine de la capitale, n'y est pas étrangère.
Mais on peut aussi imputer une responsabilité au mode d'intervention classiquement trop factuel des projets dits de développement : ils mettent en lumière certes des précarités en matière d'accès à l'eau, à la santé, à la production, à la participation à la vie économique et sociale de leur pays, mais ne savent pas recenser ni réinvestir comme une force la richesse du “ vivre ensemble ” qui rendait la vie possible au delà de tout. Peu à peu, les populations ne se définissent plus que par rapport à leurs précarités matérielles, sans avoir eu l'occasion de réaliser les caractéristiques de ce “ vivre ensemble ” qui leur permettait de les surmonter, d'y porter un regard, et donc de prendre les moyens de le préserver.[3]

III - CONCLUSION :

Toute tentative d’amélioration des conditions d’existence des familles vivant dans l’extrême pauvreté, qui se ferait en conformité aux droits de l’homme, ne pourra contourner ces trois exigences, dans les pays du nord comme dans ceux du sud :
· Se rencontrer : tout homme a le droit d’être rencontré en tant que lui-même, dans son appartenance, ses aspirations, son expérience de vie et sa vision de celle-ci, au delà de sa situation, de ses difficultés, afin que fort de ses éléments, il puisse contribuer au bien des siens et de sa communauté
Rencontrer se fait au cœur d’une action, d’un faire, d’un vivre avec
· Rejoindre les familles dans leurs efforts et tentatives c’est les reconnaître auteurs et acteur des droits . Les droits de l’homme sont une notion que toute personne a en elle avec ses mots, ses références, et qu’elle ne cesse de mettre en œuvre avec ses gestes, ses moyens, et ses espérances. Ne pas s’enfermer dans des objectifs, mais se trouver dans suffisamment de durée et de proximité avec une population, pour pouvoir partir d’une action, d’un projet simple, élaborer les étapes suivantes avec elles. Ne pas être en position de celui qui gère et distribue des moyens· Toute personne, toute famille, toute communauté a le droit d’avoir le temps et les moyens de se former un regard sur elle-même, sur son savoir, ses ressources éducatives, économiques, sociales, sur ce qui est réussir sa vie.

Ne pas créer par des projets trop rapides, des attentes et des besoins qui poussent les populations à se regarder de manière dévalorisante
Autant que de campagnes et de grands projets, la mise en œuvre des droits humains nécessitera beaucoup de vie en proximité avec les plus pauvres . La mise en œuvre de notre devoir de solidarité et de partage devrait provoquer à plus de convivialité entre les personnes, les familles, les communautés qui diffèrent par leur appartenance sociale, leur permettre de mieux se connaître entre elles. Cela pousse concrètement à faire des choix dans les moyens de cette mise en œuvre: il y aura autant à investir dans l'amélioration du contexte matériel de vie des familles, des communautés que dans la formation des intervenants (travailleurs sociaux, éducateurs, enseignants, juristes…) pour être en mesure de rencontrer et accompagner ces familles et ces communautés dans leurs efforts pour rester ensemble.

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Profils expérimentés : devenir Volontaire des Nations Unies (VNU)

.

Les volontaires VNU sont susceptibles d’intervenir dans le domaine de l’aide au développement ou de réaliser des opérations humanitaires et de maintien de la paix dans 130 pays : porter secours dans un pays touché par une famine ou par une catastrophe naturelle, mener des actions en faveur de la prévention des infections, favoriser le déploiement de pratiques agricoles respectueuses des écosystèmes locaux… Les candidatures au programme VNU s’effectuent en ligne.

Quelles sont les conditions des missions ?

Pour devenir Volontaire des Nations Unies il faut :
être titulaire d’un diplôme universitaire ou d’un diplôme de l’enseignement technique supérieur,
avoir 2 ans d’expérience professionnelle et des compétences adaptées aux besoins du programme VNU,
partager les valeurs du programme VNU,
avoir au moins 25 ans,
bien maîtriser l’anglais, le français ou l’espagnol.

Les missions durent généralement 6 à 12 mois renouvelables. Le volontaire bénéficie d’une allocation pour frais d’installation et de réinstallation (versée en début et en fin de mission), d’une allocation mensuelle de subsistance, d’une prise en charge des frais de déplacement, d’une assurance santé, vie et invalidité permanente ainsi que de congés annuels.

​Pour en savoir plus sur les missions humanitaires

INFOS SUR L'HUMANITAIRE





Maroc
Les transferts d’argent des migrants vers leurs pays d’origine

BENIN
Il est déconseillé sauf raison impérative de séjourner dans la zone comprise entre la Route Nationale Inter-Etats (RNIE) n°2 et la frontière nigériane de Tchaourou à Malanville et dans le parc national du W.   La route nationale inter-états 1 (RNIE 1) est une route béninoise allant de la frontière togolaise à la frontière nigériane, en passant par Cotonou et Porto-Novo. Sa longueur est de 177 km
 13 mai 2015 - Information toujours valide le : 26 septembre 2015



  • Quand les humanitaires sont eux-mêmes victimes de violences sexuelles​
LONDRES, 18 septembre 2015 (IRIN) - En juillet dernier, Megan Nobert a publiquement raconté avoir été droguée et violée par un autre travailleur humanitaire alors qu’elle était en mission dans une base des Nations Unies au Soudan du Sud.
Son histoire a permis d’engager une discussion au sujet de l’ampleur du problème des violences sexuelles subies par les travailleurs humanitaires sur le terrain. Des conférences ont été organisées pour les acteurs du secteur ; des plateformes de soutien en ligne ont été créées pour les personnes affectées ; et une nouvelle recherche a été entreprise sur le sujet. 

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  • RDC - Aperçu des besoins humanitaires 2015
BESOINS PRIORITAIRES
La République Démocratique du Congo est touchée par de nombreuses crises récurrentes qui affectent environ 15millions de personnes, soit presque 20%de sa population . Les multiples violences et conflits, les épidémies, la malnutrition et éventuellement les catastrophes naturelles coûtent la vie à de nombreux Congolais, et privent des milliers d'autres de sécurité, de moyens de  subsistance, de biens et de services de base. Les crises humanitaires récurrentes en RDC sont parmi les plus graves au monde depuis plusieurs années et les besoins humanitaires sont très considérables. Quatre types de crises humanitaires ont été jugées prioritaires par la communauté humanitaire pour 2015 sur la base de leur étendue, de leur récurrence, de leur sévérité et de leur impact sur la population.
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  • Guerre contre Boko Haram:
  • RÉPONSE DU GOUVERNEMENT AU RAPPORT D’AMNESTY INTERNATIONAL.
Le gouvernement camerounais par la voix de son ministre de communication, Issa Tchiroma, a réagi ce jeudi 17 septembre 2015, après midi, au rapport d’Amnesty international.  L’ONG de défense des droits de l’homme avait publié hier mercredi 16 septembre, un rapport au vitriol qui accuse Boko Haram et les forces de défense camerounaise de graves exactions dans la guerre qui oppose le Cameroun aux islamistes d’origine nigériane.

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  • «Les Mobs du cœur» : l'humanitaire pour moteur.
Une bande d'amies, Françaises, Québécoise, Monégasque, Marocaine, organisent «Les Mobs du cœur» un raid humanitaire dans le Sahara. Elles vont pendant une quinzaine de jours parcourir les pistes Marocaines entre Ouarzazate et Mhamid et franchir les dunes immenses de Chegaga, en mobylettes, 4x4 et Quad.

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  • Consultations médicales gratuites à Dagana : L’ambassade de la Thaïlande au chevet des populations .
Les populations de Dagana et environs ont bénéficié samedi dernier de consultations médicales gratuites. C’était lors d’une journée médicale organisée par l’ambassade royale de la Thaïlande à Dakar. Cette manifestation humanitaire entre dans le cadre de la célébration du 35e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Sénégal et la Thaïlande.

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  • Burkina Faso : le président et le Premier ministre retenus par la garde présidentielle, des heurts à Ouagadougou.
Le Régiment de sécurité présidentielle, ancienne garde personnelle du président déchu Blaise Compaoré, a fait irruption lors du conseil des ministres, mercredi.
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​<DOSSIER
Humanisme spirituel et ONG islamiques en Afrique du Sud
par Samadia Sadouni
<​CONGO Action humanitaire : l’Armée du salut au chevet des refugiés centrafricains



REAGISSER

JE VEUX DEMANDER L'ASILE EN FRANCE

Questions-réponses « Infos migrants »



  • Quelle différence y-a-t-il entre un demandeur d'asile et un réfugié ?

Un demandeur d'asile est un étranger inscrit dans une procédure visant à obtenir la reconnaissance du statut de réfugié ou de protection subsidiaire.
Un réfugié ou un bénéficiaire de la protection subsidiaire est un étranger qui a obtenu une réponse favorable à sa demande d'asile et qui de ce fait est autorisé à séjourner en France.
Les demandeurs d’asile et les réfugiés ne sont ni des sans-papiers, ni des migrants économiques.

  • Quelles conditions dois-je réunir pour obtenir le statut de réfugié ?

Le statut de réfugié est encadré par un texte international adopté en 1951, signé par de nombreux pays, dont la France, et appelé la Convention de Genève.
D’après l’article 1A2 de la Convention de Genève, vous pouvez obtenir le statut de réfugié en France si :
- Vous vous trouvez hors de votre pays d’origine ;
- Vous ne pouvez ou ne voulez demander la protection de votre pays d’origine ;
- Vous craignez d’être persécuté pour l’un des motifs suivants : votre « race » ou origine ethnique, votre religion, votre nationalité, le groupe social auquel vous appartenez, vos opinions politiques.
Les raisons économiques ne permettent pas d'obtenir la reconnaissance du statut de réfugié.
Si votre situation ne répond pas à la définition du réfugié donnée par la Convention de Genève, vous pouvez, sous certaines conditions, bénéficier de la protection subsidiaire.

  • La protection subsidiaire, c’est quoi ?

La protection subsidiaire est une protection accordée aux personnes dont la situation ne correspond pas à la définition du réfugié donnée par la Convention de Genève mais qui ont quand même besoin d’être protégées. Pour l’obtenir, vous devez prouver que vous êtes exposé dans votre pays :
₋ à la peine de mort,
₋ à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants,
₋ et si vous êtes un civil, à une menace grave, directe et individuelle contre votre vie ou votre personne en cas de conflit armé.

  • Est-ce que je peux faire une demande d'asile depuis mon pays d'origine ?

Non. Cependant, vous pouvez demander aux autorités françaises de votre pays un visa vers la France « au titre de l’asile ». Ce n’est donc pas une demande d’asile mais une demande de visa, qui, si elle est acceptée, vous permettra de vous rendre en France afin de faire votre demande d’asile auprès de l’Ofpra. L’Ofpra ne peut être saisi qu’une fois que vous êtes sur le territoire français.

  • Je suis entré en France sans papier ou avec un faux passeport. Est-ce que je peux quand même demander l'asile ? Qu'est-ce que je risque ?

Vous pouvez demander l’asile en France sans document (passeport, visa) valide. Dès votre arrivée à la frontière, vous devrez expliquer que vous souhaitez demander l’asile.
Cependant, vous pouvez être maintenu dans la zone d’attente du lieu de votre arrivée (par exemple à l’aéroport) par les autorités françaises. Vous y serez détenu le temps de déterminer si votre demande d’asile n’est pas « manifestement infondée ». Cela peut prendre plusieurs jours.
Si vous avez utilisé le passeport de quelqu’un d’autre, vous devrez déclarer que ces papiers ne sont pas les vôtres et déposer votre demande d’asile sous votre véritable identité.

  • Une fois en France, à qui dois-je m'adresser pour faire ma demande d'asile ?

Vous devez, tout d’abord vous adresser à la préfecture de votre lieu de résidence. La préfecture est l’administration en charge du séjour des étrangers. Des policiers peuvent être présents ; vous ne risquez rien si vous expliquez que vous venez demander l’asile.

  • Si vous n’avez pas de résidence, c’est votre adresse de domiciliation qui sera utilisée.

La préfecture vous remettra une autorisation provisoire de séjour (APS) valable un mois et un formulaire de demande d’asile que vous devrez remplir et adresser à l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) dans un délai de 21 jours. Dans certains cas particuliers, vous devrez renvoyer le formulaire sous 8 jours (réexamen) ou 15 jours (procédure prioritaire).
Pour plus d’informations…

  • Quelle est la différence entre la Préfecture, l’Ofii, l'Ofpra et France terre d'asile ?

La Préfecture est le premier lieu auquel vous devez vous rendre pour faire votre demande d’asile. C’est à la préfecture que vous pouvez retirer votre dossier de demande d’asile, et c’est là qu’on vous donnera un document d’information sur vos droits et obligations en tant que demandeur d’asile, mais également sur les organisations qui pourront vous aider dans vos démarches.

France terre d’asile est une association française chargée de soutenir les demandeurs d’asile au cours de leurs démarches, de participer à leur hébergement dans des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) et d’aider les réfugiés à s’intégrer au mieux dans la société française. France terre d’asile ne détermine pas si vous pouvez avoir le statut de réfugié.

L’Ofii (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) est en charge de l’accueil des demandeurs d’asile, notamment en ce qui concerne leur hébergement, oriente les immigrés qui ont obtenu des papiers et les aide à s’intégrer et aide les étrangers qui le souhaitent à retourner dans leur pays d’origine.

L’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) est l’administration chargée de l’examen des demandes d’asile. L’Ofpra peut donner le statut de réfugié à un demandeur d’asile ou le faire bénéficier de la protection subsidiaire. L’Ofpra assure également la protection juridique des réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire.

  • On me dit qu'il me faut une domiciliation. Qu'est-ce que c'est ? Où dois-je m'adresser ?

Beaucoup de procédures administratives en France se font par écrit. Afin d'entamer vos démarches, vous avez besoin d’une adresse afin que l'administration puisse vous faire parvenir votre courrier. Cette adresse, l’adresse de votre domiciliation, est en principe celle de votre lieu d'hébergement. Cependant, si vous êtes sans domicile fixe, vous pouvez obtenir une domiciliation auprès d'une association autorisée par la préfecture, souvent appelée « plateforme d’accueil pour les demandeurs d’asile ».
Pour l'Ile-de-France, rendez-vous au Service d'assistance sociale et administrative (SASA) si vous êtes venu sans votre famille (conjoint, conjointe ou enfants) :
4, rue Doudeauville
75018 Paris
Métro : Marx Dormoy (ligne 12)
Du lundi au vendredi (sauf jeudi après-midi), de 9h30 à 17h30

Rendez vous à la Coordination de l’accueil des familles demandeuses d’asile (CAFDA) si vous êtes venu avec votre famille :
44, rue Planchat
75020 Paris
Métro : Alexandre Dumas (ligne 2), Avron, Buzenval (ligne 9)
Du lundi au vendredi, de 9h à 16h30

Si vous êtes en région, vous trouverez la liste des plateformes ici.

  • On me dit d'aller à la Préfecture. Quels documents dois-je apporter ?

Afin de faire votre demande d’asile, vous devez apporter à la préfecture :
- 4 photos d'identité (vous pouvez les faire dans des bornes automatiques de type Photomaton),
- la photocopie de votre passeport ou de vos papiers d'identité (à défaut, vous devrez fournir une déclaration écrite précisant votre état civil),
- un justificatif de domicile (adresse personnelle ou de domiciliation en France afin de recevoir votre courrier).

Liste des préfectures de région

  • Je suis allé à la Préfecture mais on m'a donné un document disant "Refus d'admission au séjour". Pourquoi ? Qu'est-ce que cela veut dire ?

En tant que demandeur d'asile, vous pouvez bénéficier d'une autorisation provisoire de séjour (APS). Cela signifie que vous obtenez des documents temporaires vous autorisant à rester en France durant l’examen de votre demande d’asile. Ces documents ne vous permettent pas de travailler.
L’APS peut vous être refusée si un autre État européen est jugé responsable de votre demande d’asile. C’est ce qu’on appelle la « procédure Dublin » : vous avez par exemple de la famille dans un autre Etat européen, ou bien vous avez obtenu un visa pour ce pays. Dans ce cas, votre dossier sera transféré au pays jugé responsable de votre demande d’asile et vous ne pourrez pas effectuer votre demande en France.

L’APS peut également vous être refusée si :
- L’Ofpra considère qu’il n’y a pas de risque de persécutions dans votre pays d’origine
- Vous constituez une menace grave à l’ordre public
- Votre demande est jugée frauduleuse ou abusive

Dans ces trois derniers cas, vous ne serez pas admis au séjour. Cela signifie que vous n’aurez pas de documents temporaires pendant votre demande d’asile. Si votre dossier est refusé à l’Ofpra et que vous faites appel, vous pourrez être éloigné du territoire français à tout moment. De plus, votre demande d’asile fera l’objet d’une procédure prioritaire.

  • La procédure prioritaire, c’est quoi ?

La procédure prioritaire est une procédure qui s’applique lorsque la préfecture a refusé l’admission au séjour d’un demandeur d’asile.
Vous pouvez faire l’objet d’une procédure prioritaire si :
- Votre pays d’origine est sur la liste des pays d’origine sûrs (liste établie par l’Ofpra). Cela signifie que l’Ofpra considère que dans votre pays d’origine, il n’y a généralement pas de persécutions. Voir la liste des pays d’origine sûrs ici.
- Vous représentez une menace grave pour l’ordre public. Cela signifie, par exemple, que vous avez commis des crimes en France ou que vous êtes suspecté de terrorisme.
- Votre demande est jugée abusive ou frauduleuse. Par exemple, vous déposez votre demande d’asile alors que vous êtes en France depuis plusieurs années, ou alors que vous venez de vous voir refuser un autre titre de séjour et allez être retourné dans votre pays d’origine.
Si vous êtes dans cette situation, nous vous conseillons de vous rendre dans la plateforme la plus proche très rapidement afin d’obtenir de l’aide.

Vous avez un délai de 15 jours pour envoyer votre demande (au lieu de 21).

L’Ofpra doit répondre à votre demande d’asile dans un délai de 15 jours. En pratique, les délais peuvent être plus longs. Vous serez quand même reçu pour un entretien.

  • Je suis allé à la Préfecture et on m’a donné un document disant « Offre de prise en charge ». Que dois-je répondre ?

Cette offre de prise en charge signifie que vous pouvez demander une place dans un Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada). Si vous acceptez cette offre, vous devez vous rendre auprès de l’Ofii qui enregistrera votre demande. Si une place est libre dans un Cada, elle vous sera proposée. Dans l’attente qu’une place se libère, vous recevrez une petite allocation appelée Allocation Temporaire d’Attente (ATA). Si vous refusez cette place, vous n’aurez plus le droit à l’ATA. Nous vous conseillons de toujours accepter l’offre de prise en charge si vous ne disposez pas de ressources ou de proches pouvant pour soutenir financièrement.

  • Je souhaiterais demander l'asile en France mais la préfecture affirme qu'un autre pays européen est responsable de l'examen de ma demande. Pourquoi ?

Selon le règlement Dublin III, un(e) demandeur(se) d’asile doit formuler sa demande dans le pays européen jugé responsable de son entrée sur le territoire commun (celui qui a délivré un visa ou celui par lequel il est entré en Europe par exemple).
Si les autorités du pays en question décident de vous prendre en charge, vous ne pourrez pas déposer une demande d’asile en France. Cependant, si votre transfert de la France vers ce pays n’est pas effectué dans un délai de 6 mois, vous pourrez formuler une demande en France. Ce délai est prolongé jusqu’à 12 mois en cas d’emprisonnement ou 18 mois en cas de fuite.

  • Je suis étudiant mais la situation dans mon pays d'origine a changé et je ne peux plus y retourner. Est-ce que je peux demander l'asile ? Est-ce que je pourrais continuer mes études en France ?

Vous pouvez demander l’asile, mais précisez bien, si vous êtes en France depuis plusieurs années, que les éléments qui justifient votre demande sont récents et justifient que vous demandiez l’asile seulement maintenant. Si les faits pour lesquels vous demander l’asile ne sont pas nouveaux mais que vous n’avez pas déposé de demande d’asile plus tôt, vous serez probablement placé en procédure prioritaire. Nous vous conseillons d’être accompagné d’un conseiller juridique lorsque vous vous rendrez à la préfecture pour effectuer votre demande afin de ne pas faire inutilement l’objet d’une procédure prioritaire. Une fois votre demande d’asile déposée auprès de l’Ofpra, vous aurez le droit de continuer vos études en France et votre titre de séjour étudiant pourra être renouvelé.

  • Je ne comprends pas le dossier de demande d'asile. Qui peut m'aider pour le remplir ?

Vous pouvez demander conseil à un avocat ou conseiller juridique pour vous aider à remplir votre dossier. Pour cela, rendez-vous à la plateforme d’accueil la plus proche, qui vous indiquera où trouver un conseiller. Cependant, vous ne pouvez pas bénéficier de l’aide juridictionnelle (prise en charge des frais d’avocats) pour la procédure à l’Ofpra.

Pour consulter la liste des plateformes, cliquez ici.


  • Quelles preuves dois-je apporter pour ma demande d'asile ?

Il vous est conseillé de produire tout moyen de preuve pouvant fonder votre récit (par exemple : lettres de menace, articles de journaux, condamnations judiciaires non fondées, certificat de décès d'un membre de la famille ayant été persécuté pour les mêmes raisons que vous etc.). Soyez le plus précis possible en invoquant les raisons fondant vos craintes de persécutions et insistez sur des faits personnels, non pas des éléments généraux.

  • Dans combien de temps vais-je recevoir une réponse ?

La plupart du temps, votre demande d’asile s’effectue en plusieurs étapes. Une fois votre dossier complété, vous pouvez être convoqué par l’Ofpra pour un entretien. Le délai de convocation est variable : entre quelques semaines et plusieurs mois. Si l’Ofpra ne peut pas vous convoquer dans un délai de 6 mois, vous serez prévenu dans les 15 jours précédant la fin des 6 mois. Une fois votre entretien passé, comptez plusieurs mois avant d’avoir une réponse de l’Ofpra concernant votre statut. La moyenne en 2013 était de 204 jours.

Si vous êtes en réexamen ou en procédure prioritaire, les délais peuvent être plus courts.

  • Est-ce qu’un avocat peut m’aider avec ma demande d’asile ?

Pour la rédaction de votre demande d’asile, vous pouvez être accompagné d’un conseiller juridique. Cependant, à l’Ofpra, vous devrez vous rendre seul à l’entretien de demande d’asile. Si vous faites appel à un avocat pour votre demande d’asile à ce stade, vous devrez payer vous-même les frais.
Pour obtenir de l’aide juridique, rendez-vous à la plateforme d’accueil la plus proche.
​Vous trouverez la liste des plateformes ici.

Si votre demande d’asile est refusée et que vous faites appel auprès de la Cour nationale du droit d’asile, vous serez assisté par un avocat. Vous aurez alors droit à l’aide juridictionnelle, c’est-à-dire qu’un avocat vous sera désigné automatiquement et gratuitement.

Avocat SF France se mobilise aux côtés des migrants
Communiqué de presse du 02/09/2015
Avocats sans Frontières France a décidé de se mobiliser pour venir en aide aux migrants chassés de leur pays par la violence et la guerre.
Ces hommes, ces femmes et ces enfants arrivent jusque chez nous au péril de leur vie ; nous avons le devoir de les accueillir et pour nous, Avocats, de leur dire leurs droits.
En premier lieu le droit d'asile, mais aussi leurs droits fondamentaux au respect de leur dignité, de leur intégrité physique et de leur liberté ; ces droits que la France la première a proclamé en 1789 et qui sont au fondement de notre République.
Avocats sans Frontières France, en collaboration avec les institutions et associations déjà présentes sur le terrain, propose la présence de ses bénévoles, Avocats, Magistrats et juristes afin de délivrer les conseils indispensables à la sauvegarde des droits de ces personnes en détresse.


  • Je viens d’envoyer ma demande d’asile à l’Ofpra. Que va-t-il se passer maintenant ?

Si vous êtes en « procédure normale » (cas le plus fréquent) :
Vous allez recevoir un premier « récépissé » de 6 mois qui vous autorisera à rester en France. C’est un document vous autorisant temporairement à rester en France sans être renvoyé dans votre pays d’origine. Ensuite, vous serez convoqué à un entretien avec l’Ofpra, qui prendra ensuite sa décision. Pour information, le délai moyen de décision de l’Ofpra en 2013 était de 204 jours.
Si vous êtes en « procédure prioritaire » :
Vous ne recevrez pas de « récépissé » mais vous ne pourrez pas être renvoyé dans votre pays à ce stade. Vous serez convoqué à un entretien avec l’Ofpra, qui prendra ensuite sa décision dans un délai de 15 jours.

  • Je suis demandeur d’asile, est-ce que je peux travailler ?

En tant que demandeur d’asile, vous n’avez pas automatiquement le droit de travailler. Vous devez demander une autorisation de travail à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) du département de votre lieu de résidence.

Pour trouver la Direccte la plus proche, cliquez ici.
Vous ne pouvez le faire que dans le cas où l'Ofpra, n'a pas rendu de décision sur votre demande d'asile dans un délai d'un an suivant l'enregistrement de votre demande d’asile (pour des raisons indépendantes de votre volonté) ou dans le cas où vous avez formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile.
La situation de l’emploi vous est « opposable » : vous ne pourrez effectuer que des emplois pour lesquels il n’y a un manque de travailleurs. L’autorisation de travail est souvent exceptionnelle, ce n’est pas automatique.
Un demandeur d'asile a-t-il le droit de travailler ?
Oui et non. Il a le droit de travailler, mais uniquement à partir de sa deuxième année en France. En attendant, il perçoit sous conditions une aide, versée par Pôle emploi et appelée l'ATA (allocation temporaire d'attente) qui équivaut au RSA (revenu de solidarité active). Prise en charge par l'Etat (41 M€ en 2014), cette allocation était d'un montant de 11,35 € par jour en 2014. Elle n'est versée qu'aux adultes. Lorsque le demandeur d'asile rejoint un centre d'hébergement, il ne touche plus l'ATA mais une allocation mensuelle de subsistance (AMS) dont le montant varie de 91 € à 718 € par mois en fonction des ressources et de la taille de la famille de celui-ci.

  • Je n’ai pas de ressources. Puis-je recevoir des aides financières dans l’attente d’une réponse à ma demande d’asile ?

Si vous avez déposé une demande d'asile et que vous êtes en possession de votre certificat d’enregistrement Ofpra (lettre envoyée par l’Ofpra lorsque votre dossier de demande d’asile est reçue), vous pouvez demander l'allocation temporaire d’attente (ATA) qui peut être demandée par tout demandeur d'asile âgé d'au moins 18 ans dans un délai de deux ans qui suit la réception du certificat d’enregistrement Ofpra. L'allocation temporaire d’attente est versée pendant tout la durée de la procédure d’asile. Elle s'élève à 11,35 euros par jour par adulte (les enfants de moins de 18 ans ne reçoivent pas d’aide financière). Pour la recevoir, vous devez signer en préfecture un document appelé « offre de prise en charge » qui vous sera proposé ; ensuite, il faut vous adresser à l’agence Pôle emploi de votre lieu de résidence.

Pour trouver l’agence Pôle emploi la plus proche, cliquez ici.
Si vous parvenez à bénéficier d'un hébergement en centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada), le versement de l'allocation temporaire d’attente sera arrêté et vous recevrez une autre allocation, un peu moins importante. Si vous refusez d’intégrer un centre d'accueil pour demandeurs d'asile qui vous est proposé, l'allocation temporaire d’attente ne vous sera plus versée.

  • Comment puis-je me vêtir ou obtenir de la nourriture gratuitement ?

Si vous êtes demandeur d’asile dans la région parisienne, la mairie de Paris met à disposition un guide de la solidarité (cliquez ici pour télécharger le guide) qui vous donne de nombreuses adresses où vous pouvez vous nourrir et trouver des vêtements gratuitement.
Si vous êtes hors de Paris, rendez vous dans la mairie de votre lieu de résidence : des adresses et des services appelés « solidarités » à l’intention des personnes en besoin de nourriture et de vêtements vous seront indiqués.
Sinon, de grandes associations nationales comme le Secours populaire, les Restos du cœur ou la Croix-Rouge se trouvent généralement sur tout le territoire français et sont spécialisées pour accueillir les personnes dans le besoin.
La Fondation Paris Saint-Germain


  • Je n’ai pas de compte en banque. Comment en ouvrir un ?


Si vous possédez une pièce d’identité (passeport, carte nationale d’identité) et un justificatif de domicile, vous pouvez ouvrir un compte bancaire dans n’importe quelle banque.

Si la banque refuse de vous ouvrir un compte, elle doit obligatoirement vous le justifier par écrit. Avec ce justificatif, il faut vous adresser à la Banque de France la plus proche (Vous pouvez appeler la Mairie de votre commune pour qu’elle vous indique où elle se situe) et celle-ci vous désignera une banque d’office qui ne pourra pas vous refuser l’ouverture d’un compte.
Si vous ne possédez pas de papier d’identité, vous pouvez ouvrir un compte « livret A » dans certaines banques avec votre récépissé. Votre photo d’identité doit apparaître sur votre récépissé afin que vous puissiez être reconnu par la banque.

France terre d’asile et la Banque Postale ont une convention de partenariat en vue d’améliorer l’accès aux procédures bancaires des demandeurs d’asile. Pour plus d’information, cliquez ici (lien vers la page La Poste de la DAHA).


  • Je n’ai pas de compte en banque. Comment en ouvrir un ?

Si vous possédez une autorisation provisoire de séjour d’un mois (APS) ou un récépissé de 6 mois parce que vous êtes demandeur d’asile, vous avez le droit ainsi que votre famille proche à un hébergement en centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada). La préfecture où vous avez effectué votre demande s’efforcera de vous proposer un logement en fonction des disponibilités et de votre situation familiale. Cependant, il n’existe pas suffisamment de places pour loger tous les demandeurs d’asile et vous devrez peut-être attendre plusieurs mois pour y accéder.

Pour consulter la carte des Cada de France terre d’asile, cliquez ici.

  • Je suis demandeur d’asile mais je vis dans la rue avec ma famille et n’il y a pas de place en Cada ? Que dois-je faire pour trouver un hébergement ?

Si aucune place en Cada n’est disponible, un dispositif d’hébergement d’urgence peut vous accueillir :
- Vous pouvez être accueilli en hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile (Huda) pour quelques nuits à quelques semaines.
Les places sont cependant limitées. Pour en savoir plus, contactez la plateforme d’accueil la plus proche (ici).
- Vous pouvez être reçu en centre d’accueil d’urgence (de une à quelques nuits), que vous pouvez appeler à tout moment, en composant le numéro de téléphone « 115 ». Il s’agit d’hébergements pour toutes les personnes à la rue. Les places sont également limitées. Ne pas hésiter à appeler de nombreuses fois car ce service est très sollicité.

  • Je n’ai pas d’hébergement. Comment puis-je bénéficier d’un hébergement en centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) ?

Si vous avez déposé une demande d'asile et que vous êtes en possession de votre APS ou de votre récépissé, la préfecture vous proposera d’intégrer un Cada. Si vous acceptez, le préfet désignera un Cada disposant d'une place adaptée à votre profil personnel, familial et social. Vous serez affecté prioritairement dans un Cada de la région où vous résidez (à défaut de place dans la région, vous pouvez être affecté dans n’importe quel Cada de France). Puis, le préfet vous communiquera une invitation à vous présenter au gestionnaire de ce Cada. Si vous vous présentez auprès du gestionnaire de Cada dans le délai imparti, la décision d'admission dans le centre est prise par le gestionnaire du centre. Elle est soumise à l’accord préalable du préfet du département du lieu d’implantation de ce centre. Dans l'attente d’une place en Cada, vous avez la possibilité d'être hébergé en centre d'accueil d'urgence proposé aux sans-abris.

  • Je suis demandeur d’asile. Est-ce que je peux me faire soigner gratuitement ?

Si vous êtes en « procédure normale », vous pouvez bénéficier d'une protection médicale gratuite. Il s'agit de la couverture médicale universelle (CMU) qui vous permet de recevoir un certain nombre de soins sans avoir à payer de frais médicaux ou hospitaliers. Afin de l'obtenir, vous devez vous adresser à la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de votre lieu de résidence. Dans l'attente, vous avez la possibilité de bénéficier de soins auprès des permanences d'accès aux soins de santé (Pass).
Si vous êtes placé en procédure prioritaire, vous pouvez bénéficier de l’aide médicale d’État au terme de plus de trois mois de résidence ininterrompue en France.
L'aide médicale de l'État (AME) est destinée à permettre l'accès aux soins des personnes en situation irrégulière au regard de la réglementation française sur le séjour en France. Elle est attribuée sous conditions de résidence et de ressources. À noter que l'AME n'est pas applicable à Mayotte.
Attention :
les membres de votre famille résidant à l'étranger et en visite en France n'ont pas le droit à l'AME au titre de personnes à charge. Mais ils peuvent demander l'AME à titre humanitaire, en cas de nécessité, ou via un dispositif de soins internationaux, si un accord existe entre votre pays d'origine et la France.

  • Je suis demandeur d’asile mais je n’ai pas de récépissé. Est-ce que je peux quand même me faire soigner?

Si vous êtes en procédure prioritaire auprès de l’Ofrpa et que l’on ne vous a pas accordé de récépissé, vous pouvez bénéficier de l’aide médicale d’état (AME) à condition de justifier de 3 mois de résidence en France. Cette demande d’AME doit se faire auprès de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) ou dans les Permanences d’accès aux soins de santé (Pass) des hôpitaux. L’AME est valable un an et renouvelable.
Si vous êtes en procédure prioritaire et que vous ne justifiez pas de 3 mois de résidence en France, vous pouvez vous rendre dans les Pass ou bien vers les centres d’accueil, de soins et d’orientation de Médecins du monde.
Si vous en France depuis moins de 3 mois et que vous n’avez pas fait de demande d’asile ou bien votre demande auprès de l’Ofpra a été rejetée, vous pouvez bénéficier d’un dispositif de prise en charge des soins d’urgence dans trois situations : si l’absence de soins mets en grave danger la personne malade, si vous portez une maladie contagieuse qui pourrait infecter les personnes autour de vous ou bien si vous êtes enceinte pour la prise en charge d’un suivi préventif.

  • Je suis demandeur d’asile. Est-ce que je peux suivre une formation ?

Si la formation à laquelle vous souhaitez vous inscrire n'est pas rémunérée, vous êtes autorisé à suivre tout type de formation.

  • Je suis demandeur d’asile. Est-ce que je peux faire venir ma famille ?

Vous ne pourrez faire une demande de regroupement familial que lorsque vous aurez obtenu une réponse positive à votre demande d'asile. Si votre conjoint ou vos enfants souhaitent faire une demande d'asile mais qu'ils se trouvent dans un autre Etat membre de l'Union européenne, votre famille pourra être transférée vers la France en vertu du principe de l'unité de famille (de plein droit pour les conjoints et enfants mineurs) ou en vertu de la clause humanitaire (qui ne joue pas de plein droit pour les enfants majeurs).

  • Je suis demandeur d’asile. Est-ce que je peux me marier avec une personne française ?

Votre statut juridique n'a aucune incidence sur votre projet de mariage. À moins que le maire ne soupçonne que le mariage soit de complaisance et saisisse dans ce sens le procureur de la république pour opposition à mariage, il ne peut refuser de célébrer votre mariage en raison du caractère temporaire ou irrégulier de votre séjour.

  • Je suis demandeur d’asile mais je ne parle pas français. Où-est ce que je peux prendre des cours pour apprendre la langue ?

Si vous êtes hébergé en centre d’accueil pour demandeur d’asile, des cours de français sont prévus dans votre contrat d’admission dans le centre. Ces cours sont obligatoires sauf si vous parlez déjà couramment français. Ils rentrent dans le projet global d’autonomisation et vous permettent d’apprendre le français selon votre niveau de connaissance.
Si vous n’êtes pas hébergé en Cada, vous pouvez vous adresser au centre de formation linguistique de votre département. Pour consulter la liste des centres, cliquez ici.

Des associations de quartier et de proximité donnent également des cours personnalisés. Pour en savoir plus, cliquez ici.





INFOS ALERTE EBOLA 

dossier complet sur ébola


Ebola : fin de la mesure de confinement général en Sierra Leone 30.03.2015 à 09h42​




Ebola : pas de nouveau cas, mais le décès d’un contact à Forecariah (jeu, 17 sept 2015)
Selon Dr Sakoba Kéita, Coordinateur national de la lutte contre Ebola, au mois moment où les autorités sanitaires s’apprêtaient à déclarer 21 jours sans cas d’Ebola en Guinée et même planifier la sortie du dernier cas de Nongo, un nouveau cas de décès communautaire a été enregistré dans la journée du 16 septembre 2015 à Forécariah. Il s’agit du décès d’un contact caché du quartier Dar-es-Salam II à Conakry, qui s’est déplacé pour Forécariah où il a trouvé la mort. Une déclaration faite ce jeudi à Conakry à l’occasion de l’inauguration du centre des opérations d’urgence offert par la fondation Paul G. Allen.


tableau d'ébola depuis 1976 à 2014
Une situation d'urgence:
Le virus est hautement contagieux et souvent mortel, selon l'OMS. Il est transmis à l'homme à partir d'animaux sauvages et se propage ensuite d'homme à homme. Il n'y a pas de vaccin ni de traitement spécifique contre la fièvre Ebola.
"La multiplication des zones touchées rend difficile la prise en charge des patients et le contrôle de l'épidémie", affirme MSF, qui a pris en charge dans ses centres de traitement depuis mars "près de 470 patients, dont 215 cas confirmés" d'Ebola. L'ONG compte "actuellement près de 300 travailleurs expatriés et nationaux" en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Elle ne peut plus envoyer d'équipes sur les nouveaux foyers, "qui nécessitent pourtant une prise en charge urgente", alerte l'ONG.
Une situation alarmante. La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone comptent "60 foyers actifs" de fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola, aujourd'hui "hors de contrôle", a indiqué lundi 23 juin Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué.
Cette épidémie "est d'une ampleur sans précédent de par sa répartition géographique, de par le nombre de cas et le nombre de victimes", a alerté l'ONG. "Avec l'apparition de nouveaux foyers en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, le risque d'une propagation à d'autres zones est aujourd'hui réel", a averti le docteur Bart Janssens, directeur des opérations de MSF.
Selon les premiers bilans de l'OMS pour la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia, 567 cas de fièvre hémorragique ont été enregistrés depuis le début de l'année, dont 385 ont été confirmés par des analyses comme étant dus au virus Ebola. On y dénombre 350 morts sur les 567 cas recensés, soit un taux de décès de près de 62%.


A quoi ressemble un centre de traitement de l'Ebola ?

Trois graphiques et une carte pour comprendre Ebola

Ebola : les pistes de recherche de traitements et de vaccins

Comment peut-on guérir d'Ebola ?

Pourquoi et comment l'Ebola s'est répandu aussi vite ?



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